Edito

Au cours de cette cam­pagne de dépistage Mars Bleu, nos pro­fes­sion­nels médi­caux, paramédi­caux et admin­is­trat­ifs se sont attachés à val­oris­er leurs actions con­duites au quo­ti­di­en au plus près des besoins des patients. La ver­sion 2016 mon­tre à l’évidence que les ini­tia­tives ne man­quent pas, puisque nous avons été con­duits à plan­i­fi­er en sus ce 5ème Fil Bleu ! Rien d’é­ton­nant, dans la mesure où le monde libéral prend en charge près de la moitié des can­cers du côlon, et ce dans des délais courts.

Dans le même temps, les nou­veaux tar­ifs des étab­lisse­ments de san­té ont été pub­liés, assé­nant une baisse sub­stantielle à la chirurgie ambu­la­toire. Souhaitons que les injonc­tions con­tra­dic­toires de l’Etat en matière d’objectifs et de moyens ne soient pas trop cri­antes pour les années à venir, afin de ne pas cass­er une dynamique con­struc­tive des acteurs de ter­rain, dont la préoc­cu­pa­tion pre­mière est tou­jours ori­en­tée autour du béné­fice … pour le patient.

Ce qui importe, c’est la néces­sité d’une vision glob­ale des dis­posi­tifs de finance­ment. Elle doit garan­tir un équili­bre entre un « juste » tarif du soin et une « bonne » éval­u­a­tion des sub­ven­tions fléchées sur des objec­tifs pré­cis comme la mise à dis­po­si­tion de soins de sup­ports, la garantie d’un 3C opéra­tionnel, ou encore le dou­ble­ment du nom­bre de patients inté­grés dans les pro­to­coles de recherche clin­ique.

Cer­tains de ces finance­ments com­plé­men­taires sont défi­nis selon des critères con­nus nationale­ment. C’est le cas de la MIG sur les actions qual­ité trans­ver­sales en can­cérolo­gie, dont le cal­cul a enfin été cor­rigé en 2015 prenant en compte les autori­sa­tions de cen­tres de radio­thérapie libéraux adossés aux clin­iques. D’autres sont totale­ment opaques et dif­férents selon chaque région. C’est le cas de la MIG 3C.

L’E­tat doit avoir une vision sys­témique de l’ensem­ble des dis­posi­tifs de finance­ment. S’at­ta­quer isolé­ment à l’un de ces élé­ments est une erreur qui peut con­duire à des inco­hérences majeures et des con­tre-sig­naux désas­treux auprès des pro­fes­sion­nels.

Nous vous remer­cions toutes et tous pour votre par­tic­i­pa­tion active à la val­ori­sa­tion de notre secteur et au partage d’ex­péri­ences. Nous pou­vons et devons porter avec une grande fierté nos actions quo­ti­di­ennes auprès des patients qui nous font con­fi­ance.

Nous vous don­nons d’ores et déjà ren­dez-vous pour le prochain Fil Rose !

Ségolène BENHAMOU
Prési­dente FHP-MCO

Dr Denis FRANCK
Prési­dent AFC-UNHPC

Les initiatives

Front uni pour Mars Bleu

Poly­clin­ique Saint-Côme, Com­piègne (60)

La Poly­clin­ique Saint-Côme fait front uni avec les autres acteurs de son ter­ri­toire pour Mars Bleu. « Nous souhaitons avoir une cer­taine cohérence dans nos actions de préven­tion, aus­si, nous organ­isons Octo­bre Rose et Mars Bleu en parte­nar­i­at avec le CH de Com­piègne-Noy­on et des parte­naires asso­ci­at­ifs », explique Vin­cent Ves­selle, directeur. Cette année, l’évènement a eu lieu en soirée et débu­tait avec la vis­ite du côlon gon­flable. « Il était instal­lé cette année devant le CH. Saint-Côme a accueil­li la poitrine géante en octo­bre, c’est au tour du CH d’accueillir le côlon. » S’ensuivait une con­férence médi­cale pour les médecins général­istes au cours de laque­lle des pro­fes­sion­nels des deux étab­lisse­ments inter­ve­naient. « En amont des spé­cial­istes, les médecins général­istes sont des acteurs impor­tants au niveau du dépistage, aus­si il nous a sem­blé impor­tant, comme l’an dernier de les con­vi­er à une con­férence sur le sujet. »

 

Trois polypes ça va, un can­cer bon­jour les dégâts

Poly­clin­ique du Cotentin, Cher­bourg (50)

« Et si, mal­gré vos recom­man­da­tions, vos patients ne sem­blent pas con­va­in­cus, dites-leur de venir à la Poly­clin­ique du Cotentin », c’est le mes­sage du cour­ri­er adressé par les gas­tro-entéro­logues et le chirurgien vis­céral de la Poly­clin­ique du Cotentin à tous les médecins de ville de son ter­ri­toire.Pour sa pre­mière par­tic­i­pa­tion à Mars Bleu, la poly­clin­ique a décidé de faire appel à la force de con­vic­tion des médecins général­istes, pre­miers con­tacts des patients ciblés par la cam­pagne Mars Bleu.

Le 31 mars, les gas­tro-entéro­logues et le chirurgien vis­céral de la poly­clin­ique étaient sur le pont pour expli­quer aux patients, per­son­nels et vis­i­teurs qu’avec le nou­veau test, il n’y a aucune rai­son val­able de ne pas se faire dépis­ter pré­co­ce­ment.Ils ont lancé pour l’occasion une invi­ta­tion au ton humoris­tique : « Trois polypes ça va, un can­cer bon­jour les dégâts … À vous de retrou­ver la cita­tion orig­i­nale et son auteur … mais surtout n’oubliez pas le dépistage du can­cer col­orec­tal. »

 

Mars vio­let … et pourquoi pas !

Poly­clin­ique du Parc ELSAN, Caen (14)

C’est un mars bicol­ore qu’organise la Poly­clin­ique du Parc à Caen puisque deux asso­ci­a­tions se parta­gent le devant de la scène les 14 et 30 mars, la Ligue con­tre le can­cer et l’association Mathilde qui cha­cune informera sur sa par­tie, le côlon pour l’un et le sein pour l’autre. « La Ligue est déjà présente tous les jeud­is de l’année dans notre étab­lisse­ment pour informer patients et familles, aus­si nous avons eu envie de faire encore plus pour Mars Bleu. S’il est vrai que nous mélan­geons un peu les gen­res, notre expo­si­tion de sept affich­es sur le nou­veau test de dépistage, le sport, la nutri­tion et la préven­tion sur l’alcool est sans équiv­oque, c’est le bleu qui domine », explique Fabi­enne Paysant, coor­di­na­trice de pôles et cadre RH de soins. C’est donc un pre­mier Mars Bleu réus­sit et sans œil­lères pour la Poly­clin­ique du Parc.

 

Les petits ruis­seaux font de grandes riv­ières

Clin­ique de l’Alma, Paris (75)

« C’est la pre­mière fois que nous faisons une action pour Mars Bleu. Nous avons été pris par le temps mais nous souhaitions absol­u­ment mar­quer le coup », explique David Bernier, respon­s­able des soins. La clin­ique a donc organ­isé sur les cha­peaux de roues et en coopéra­tion avec RRC et 3C, une cam­pagne d’affichage et une dis­tri­b­u­tion de prospec­tus durant tout le mois de mars. Les soignants de l’établissement sont les vecteurs des bons mes­sages auprès des patients et vis­i­teurs et espèrent ain­si motiv­er le plus grand nom­bre à se faire dépis­ter.

 

 

Crédits pho­tos : Poly­clin­ique Saint-Côme ; Poly­clin­ique du Cotentin ; Poly­clin­ique du Parc ELSAN ; Clin­ique de l’Alma