Edito

Le can­cer du colon n’a qu’à bien se tenir !

Vous étiez cette année encore plus nom­breux à vous engager dans cette cam­pagne nationale Mars bleu. En effet, il nous a fal­lu pas moins de 8 Fils bleus pour présen­ter toutes les ini­tia­tives que vous nous avez fait con­naître.
Chaque édi­tion amène son lot d’actions très orig­i­nales qui, s’ajoutant aux ini­tia­tives péd­a­gogiques, don­nent un coup de « peps ». Car il s’agit en effet de ren­dre la « chose » davan­tage sexy, de faire tomber des tabous, pour au final don­ner envie au plus grand nom­bre de se faire dépis­ter.
Bra­vo à cha­cune des équipes qui s’est mobil­isée, ani­mée par la seule moti­va­tion d’une meilleure san­té publique. Toutes, sol­lic­ités par télé­phone, ont attesté d’un ent­hou­si­asme très com­mu­ni­catif ! Bra­vo aux direc­tions qui les ont suiv­ies, car il n’y a rien à gag­n­er si ce n’est l’essentiel : en interne soutenir des actions qui don­nent du sens au méti­er de soignant, en externe con­forter les démarch­es de préven­tion con­duites auprès de la pop­u­la­tion locale par les étab­lisse­ments de san­té assur­ant ain­si pleine­ment leur mis­sion de san­té publique. Bra­vo enfin à l’hospitalisation privée qui col­lec­tive­ment, cette année encore, s’est illus­trée dans cette cam­pagne.

Les initiatives

Un côlon fait mai­son

Poly­clin­ique du Tré­gor, Lan­nion (22)

Les pro­fes­sion­nels de san­té sont aus­si des bricoleurs ! Une infir­mière et un aide-soignant du ser­vice de chirurgie diges­tive ont réal­isé cette année leur pro­pre côlon 3D en mousse de polyéthylène bleu afin d’expliquer les patholo­gies col­orec­tales. Un dis­posi­tif ingénieux, qui a notam­ment retenu l’attention des vis­i­teurs du café bleu, pro­posé tous les mardis du mois de mars de 14h à 17h. C’est égale­ment une aide-soignante qui a con­fec­tion­né les badges arborés par le per­son­nel pen­dant ce Mars bleu.
Le 27 mars, des lunettes à réal­ité virtuelle ont per­mis à plus de 80 curieux de se sub­stituer à l’œil du médecin, et de visu­alis­er les étapes d’une colo­scopie. Une opéra­tion plébisc­itée aus­si par les soignants, qui pour la plu­part décou­vraient pour la pre­mière fois l’intérieur d’un côlon. Par­mi les autres actions de cette journée, notons la présence d’une réflexothérapeute venue faire décou­vrir les bien­faits de sa dis­ci­pline dans la prise en charge des mal­adies col­orec­tales, ain­si que le menu col­oré servi pour l’occasion, et son fameux fro­mage blanc…bleu !

Main dans la main

Clin­ique Jeanne d’Arc, Arles (13)

Le lien est fort entre l’établissement et la Ligue con­tre le can­cer, et depuis de nom­breuses années. L’association était de nou­veau invitée par la direc­tion, le 28 mars, pour installer à l’accueil un stand de sen­si­bil­i­sa­tion. Sylvie Gal­if­er, respon­s­able de l’E­space Ligue d’Ar­les, est ent­hou­si­aste : « En juin, la clin­ique nous avait déjà invités dans le cadre de la Fête des légumes et fruits frais. Nous avions organ­isé une dégus­ta­tion avec des plateaux de fruits et des ver­rines con­coc­tés par les cuisiniers de la clin­ique. À l’automne, nous y étions de nou­veau pour Octo­bre Rose, puis pour Movem­ber. Un médecin, uro­logue s’était même joint à nous. Pour Mars bleu, j’ai pu dis­tribuer des brochures et bracelets bleus à plus de 60 per­son­nes. Avec Gaëlle (NDLR : Gaëlle Bon­nefoi, respon­s­able qual­ité), on se con­naît bien ! ». Mars bleu, c’est aus­si cela, un engage­ment com­mun, et de belles rela­tions de con­fi­ance tis­sées au fil du temps.

Nom de code : Da Vin­ci

Clin­ique Saint George, Nice (06)

La clin­ique s’est parée de bleu pen­dant tout le mois de mars, que ce soit sur sa façade illu­minée ou encore grâce aux rubans arborés sur les tenues du per­son­nel. Le 15 mars, une con­férence sur le can­cer col­orec­tal – préven­tion, dépistage, prise en charge – fut pro­posée par le Dr Charles Grimal­di, hépa­to-gas­tro-entéro­logue, le Dr Gilbert Zéanandin, hépa­to-gas­tro-entéro­logue et médecin nutri­tion­niste, le Dr Sorin Var­tolomei, chirurgien diges­tif, et les Drs Richard Skaf et Igor Roggen, onco­logues. Une cinquan­taine de per­son­nes, essen­tielle­ment des médecins de ville, avaient fait le déplace­ment.
L’autre temps fort de cette cam­pagne, ce fut la journée portes ouvertes, le 22 mars, et l’opportunité don­née aux 150 vis­i­teurs de se met­tre aux manettes du robot chirur­gi­cal Da Vin­ci instal­lé dans le hall pour l’occasion.
Les médecins de la clin­ique étaient quant à eux présents en chair, en os, et en nom­bre !
C’est l’équipe d’urologie qui a notam­ment ani­mé cette journée, grâce à l’implication de 5 médecins spé­cial­istes et chirurgiens. À par­tir de 18h, l’établissement accueil­lait de nou­veau les médecins de ville, pour leur faire décou­vrir à eux aus­si les avan­tages de la chirurgie high tech.

Une fois encore

CHP Saint-Gré­goire, Saint-Gré­goire (35)

L’établissement est de longue date parte­naire de la Ligue con­tre le can­cer pour Mars bleu. Cette année, c’est le 20 mars que les pro­fes­sion­nels de san­té se sont relayés toute la journée aux côtés des mem­bres de l’association pour ani­mer un stand de sen­si­bil­i­sa­tion au dépistage. Les vis­i­teurs ont pu à loisir pédaler sur un vélo-smooth­ie, moyen idéal de met­tre en avant le rôle préven­tif de l’activité physique et de l’alimentation. Des lunettes de réal­ité virtuelle et un côlon gon­flable, mis à dis­po­si­tion par un lab­o­ra­toire parte­naire égale­ment présent, ont per­mis de visu­alis­er l’anatomie de l’organe, et d’en chas­s­er les polypes.
Une belle réus­site, une fois de plus, et un mes­sage bien reçu par plus d’une cen­taine de per­son­nes qui se sont ren­dues sur le stand.

Le dépistage, c’est pas un drame

Hôpi­tal privé Le Bois, Lille (59)

Un Mars bleu en 2 temps pour l’établissement. La journée du 20 mars fut déjà bien rem­plie, puisque les pro­fes­sion­nels de san­té, l’équipe de soins de sup­port en oncolo­gie ain­si que le réseau Oncomel s’étaient mobil­isés pour informer sans relâche les vis­i­teurs. Ils ont notam­ment pro­posé des ani­ma­tions ludiques telles que la vis­ite d’un côlon en réal­ité virtuelle, ou une ses­sion de pédalage sur un vélo-smooth­ie.
Lun­di dernier, place au théâtre avec la pièce Ques­tions pour un côlon créée par la com­pag­nie La Belle His­toire et jouée au sein même de l’établissement. En 45 min­utes, les comé­di­ens ont abor­dé avec humour les freins au dépistage du can­cer col­orec­tal. L’histoire est sim­ple : lorsque « Michel » reçoit son cour­ri­er l’in­vi­tant à se faire dépis­ter, il use de tous les strat­a­gèmes pour ne pas se pli­er à l’ex­er­ci­ce. Mais « Jea­nine » va tout faire pour que son mari réalise le test…
À la fin de la pièce, un temps d’échanges a per­mis aux spec­ta­teurs de pos­er toutes les ques­tions, sans aucun tabou. Les inter­ven­tions étaient ani­mées par le Dr Olivi­er Romano, onco­logue, le Dr Claire Vau­tra­vers-Dewas, onco-radio­thérapeute, le Dr Eric Vail­lant, gas­tro-entéro­logue, le Dr Claude Ade­nis, onco-généti­cien, et le Dr Nico­las Briez, chirurgien.
Une soirée qui a per­mis aux spec­ta­teurs de com­pren­dre que le dépistage… Ce n’est pas une tragédie.

Mars 2018, 360 ° : voy­age au cen­tre du côlon

CHP de l’Europe, Le Port-Marly (78)

C’est le 29 mars qu’était organ­isée dans le hall d’accueil la journée « portes ouvertes » sur la préven­tion et le dépistage du can­cer col­orec­tal. L’Association de Dépistage de Masse organ­isé des can­cers dans le départe­ment des Yve­lines (ADMY) était présente, ain­si qu’un lab­o­ra­toire parte­naire qui avait instal­lé un mur gon­flable géant représen­tant un côlon. Des lunettes 360 ° per­me­t­taient égale­ment d’effectuer la « vis­ite virtuelle » d’un côlon, et d’identifier un polype et une tumeur. Les prati­ciens de l’établissement — gas­tro-entéro­logues, onco­logues, chirurgiens vis­céraux — se sont relayés pour informer et sen­si­bilis­er le pub­lic à la néces­sité du dépistage. Un pub­lic venu nom­breux, et qui a mon­tré un vif intérêt pour ce sujet.

Le dossier

À l’étranger… ils ont osé !
#hosen­runter
À Berlin, c’est sur les murs de la ville que la Caisse de sécu­rité sociale AOK a fait cam­pagne pour le dépistage du can­cer col­orec­tal en 2017.
#hosen­runter (« baisse ton pan­talon ! » *) s’étalait en grand dans les rues et les sta­tions de métro. Sur les abribus, une affiche col­lée sur les parois vit­rées per­me­t­tait aux facétieux de se mon­tr­er en sous-vête­ments.
Une cam­pagne large­ment reprise sur la toile, et partagée par l’équipe de foot de la ville, le Hertha BSC, sur sa page Face­book.

* Slo­gan habile puisque l’expression « hosen­runter » sig­ni­fie égale­ment « met­tre cartes sur table ».

« Save your ass »
L’Islande, terre de glace, et de feu.
Pour sa cam­pagne annuelle Mot­tumars (« Mous­tache Mars ») — qui chaque année sen­si­bilise spé­ci­fique­ment les hommes à un type de can­cer — l’Ice­landic can­cer soci­ety a choisi en 2015 le thème du can­cer du côlon.
Pour illus­tr­er le slo­gan « Save your ass », une myr­i­ade d’acteurs célèbres se sont mobil­isés, et ont surtout mobil­isé leurs der­rières sur un rythme caliente.

Un clip… vol­canique, à retrou­ver ici.

Crédits pho­tos : Poly­clin­ique du Tré­gor, Clin­ique Jeanne d’Arc, Clin­ique Saint-George, CHP Saint-Gré­goire, Hôpi­tal privé Le Bois, CHP de l’Europe