Edito

Les initiatives

 

Un côlon fait mai­son

Poly­clin­ique du Tré­gor, Lan­nion (22)

C’est un Mars Bleu plein d’humour qu’ont imag­iné les équipes de la Poly­clin­ique du Tré­gor avec un slo­gan orig­i­nal : «  Ils ont les cha­peaux ronds, vive la Bre­tagne, ils pren­nent soin de leur côlon, vive les Bre­tons ». Les prati­ciens de la Poly­clin­ique ont don­né le « la » avec l’organisation de ren­con­tres médi­cales en direc­tion des médecins général­istes, phar­ma­ciens et pro­fes­sion­nels de soins. Pour leur journée d’information, c’est un côlon fait mai­son qui a per­mis d’entrer sans détours dans le vif du sujet, une bonne occa­sion d’en appren­dre plus sur le sig­moïde et le cae­cum… « Tout le monde s’y est mis pour l’occasion, une aide-soignante a con­fec­tion­né les badges, un autre col­lègue a pris les pho­tos, les prati­ciens sont venus à la ren­con­tre du pub­lic, les cuisiniers ont mis leur grain de sel aus­si, c’était une belle réus­site col­lec­tive », souligne Anne Méance, direc­trice des soins et de la qual­ité.

Une semaine de mobil­i­sa­tion pour Mars Bleu

Clin­ique de Bercy, Char­en­ton-le-Pont (94)

À l’occasion des « Colon days » organ­isé par le con­seil nation­al pro­fes­sion­nel d’hépatogastroentérologie du 7 au 14 mars, la Clin­ique de Bercy s’est inscrite dans l’opération « Hôpi­taux & Cab­i­nets ouverts ». Au pro­gramme de la semaine, un ate­lier d’information sur le dépistage ani­mé par une infir­mière, la présen­ta­tion du matériel util­isé lors d’une colo­scopie, ain­si que le vision­nage d’un film inti­t­ulé « la colo de dépistage ». Une cam­pagne de com­mu­ni­ca­tion a égale­ment été organ­isée en interne avec des affich­es, des badges et nœuds bleus, créés par les équipes soignantes d’endoscopie et dis­tribués à l’ensemble des salariés.

Faites du sport pour Mars Bleu

Poly­clin­ique du Parc, Cho­let (49)

« Le sport est un moyen sain, con­vivial et sol­idaire pour mon­tr­er son engage­ment con­tre le can­cer. » Pour son deux­ième Mars Bleu, la Poly­clin­ique du Parc est parte­naire de l’association Après L‘envol  qui organ­ise cette année « L’envol bleu », une série d‘événements sportifs : une course et une marche de sol­i­dar­ité ain­si qu’une séance de zum­ba aux couleurs de Mars Bleu, pour stim­uler le plus grand nom­bre à l’activité physique et au dépistage du can­cer du côlon. « Informer, ras­sur­er et surtout favoris­er le dépistage organ­isé du can­cer col­orec­tal sont les maîtres-mots de cette man­i­fes­ta­tion. »

Venez con­sul­ter pour Mars Bleu

Hôpi­tal Privé de la Chataign­eraie, Beau­mont (63)

Ce pre­mier Mars Bleu a été l’occasion de pren­dre ses mar­ques pour l’Hôpital Privé de la Chataign­eraie qui a opté pour une par­tic­i­pa­tion au « Colon Days » en pro­posant des con­sul­ta­tions gra­tu­ites organ­isées par les gas­tro-entéro­logues de l’établissement et un stand d’information en coopéra­tion avec la Ligue con­tre le can­cer. « Le can­cer fait un peu peur et les per­son­nes qui fran­chissent le seuil de notre étab­lisse­ment vien­nent aus­si pour d’autres patholo­gies que le côlon, aus­si, nous sommes sat­is­faits de nos deux jours de mobil­i­sa­tion. Nous allons étof­fer notre pro­gramme pour l’an prochain mais une chose est sûre, nous serons de nou­veau de la par­tie », explique Aurélie Cordier, secré­taire de direc­tion.

Un cock­tail pour Mars Bleu

Poly­clin­ique Marzet, Pau (64)

Il y a des événe­ments non négo­cia­bles, Mars Bleu aura bien lieu à la Poly­clin­ique Marzet, en pleine pré­pa­ra­tion de cer­ti­fi­ca­tion. Pen­dant tout le mois, les façades extérieures sont éclairées en bleu et un « arbre de sou­tien » trône dans le hall d’accueil. Les visieurs peu­vent sym­bol­ique­ment ajouter leur nom sur un petit car­ton bleu où fig­ure le slo­gan « Je sou­tiens la cam­pagne de dépistage du can­cer col­orec­tal », qu’ils accrochent ensuite sur l’arbre. Un ate­lier de con­seils diété­tiques avec des dégus­ta­tions, la présen­ta­tion de com­plé­ments ali­men­taires et des recom­man­da­tions sur l’hydratation a été organ­isé le 17 mars, ain­si qu’une journée de mobil­i­sa­tion générale le 22 mars avec un déje­uner pour les patients et les per­son­nels aux couleurs de Mars Bleu et un stand d’information « Café bleu » avec les parte­naires asso­ci­at­ifs.

Ça n’arrive pas qu’aux autres !

Clin­ique de l’Estrée, Stains (93)

La Clin­ique de l’Estrée affiche son engage­ment pour Mars Bleu sur une large ban­de­role au dessus de l’entrée prin­ci­pale : « Mars Bleu, dépistage du can­cer col­orec­tal, tous con­cernés ! Ça n’arrive pas qu’aux autres, je le fais. » Cette année encore, elle s’est entourée de ses parte­naires, Une Luci­ole dans la nuit, CDC 93 et la mairie de Stains, pour sa journée d’information le 21 mars. Au pro­gramme un stand d’information et un ate­lier nutri­tion organ­isé par la diététi­ci­enne de la clin­ique, avec des dégus­ta­tions et une sen­si­bil­i­sa­tion aux ver­tus des thés vert, blanc, noir et celles du choco­lat noir, recon­nu pour ses pou­voirs antioxy­dants et ses teneurs en vit­a­mines et minéraux. La mairie de Stains a pro­posé cette année un ate­lier artis­tique, et les équipes et vis­i­teurs ont pu imprimer leurs mes­sages d’espoir et de sol­i­dar­ité sur un tableau en tis­su.

Dossier

Zoom sur l‘Hôpital privé du Con­flu­ent à Nantes, l’un des plus gros cen­tres de diag­nos­tic et de chirurgie du can­cer col­orec­tal en France et sur son ter­ri­toire

L’Hôpital privé du Con­flu­ent (issu de la fusion des Nou­velles Clin­iques Nan­tais­es et du Cen­tre  Cather­ine De Sienne, Nantes), avec 303 séjours chirur­gi­caux pour le can­cer diges­tif en 2014 (base PMSI), se situe par­mi les étab­lisse­ments du Grand-Ouest qui accueil­lent le plus de patients par an pour cette spé­cial­ité, en qua­trième posi­tion der­rière trois CHU (Rennes, Tours et Poitiers). Il est par ailleurs classé 2e au tableau d’hon­neur 2016 des clin­iques du pal­marès du Point et 8e dans la caté­gorie Can­cer du côlon ou de l’intestin (1er pour le vol­ume d‘activité). 

Dr Jean-François Lau­rent, médecin coor­don­na­teur 3C et mem­bre de l’équipe de direc­tion, Dr François Dewaele, gas­tro-entéro­logue à l’Hôpital privé du Con­flu­ent

Com­ment devient-on un cen­tre de référence ?

Le nom­bre de séjours pour can­cer diges­tif dans notre étab­lisse­ment est com­pa­ra­ble à celui d’un CHU, ce qui implique le déploiement d‘une offre médi­cale et chirur­gi­cale de très haut niveau. L‘Hôpital privé du Con­flu­ent est une clin­ique médi­co-chirur­gi­cale pluri-dis­ci­plinaire qui regroupe sur un même lieu toutes les spé­cial­ités d’un cen­tre de lutte con­tre le can­cer (radio­thérapie, imagerie, médecine nucléaire) avec la chirurgie diges­tive et la gas­tro-entérolo­gie. Le fait de pou­voir s’appuyer sur de mul­ti­ples com­pé­tences médi­cales et chirur­gi­cales rend non seule­ment le tra­vail des spé­cial­istes plus intéres­sant mais surtout plus per­for­mant.

Pour le traite­ment des patholo­gies diges­tives, les neuf gas­troen­téro­logues et cinq chirurgiens diges­tifs peu­vent s’appuyer sur leurs con­frères en radio­thérapie et chimio­thérapie, y com­pris le ser­vice de radi­olo­gie inter­ven­tion­nelle pour les biop­sies et l’imagerie avec notam­ment le PET scan. Cer­tains de nos spé­cial­istes ont par ailleurs une dou­ble activ­ité, endo­scopie et chimio­thérapie par exem­ple. C’est cet ensem­ble qui fait que nous sommes en capac­ité de pren­dre en charge un patient de bout en bout, de la colo­scopie jusqu’à une rechute éventuelle.

Dans le cadre de la phase de diag­nos­tic du can­cer col­orec­tal, nous pra­tiquons en moyenne 300 colo­scopies par semaine avec des délais de prise en charge très courts : moins d’une semaine pour les patients qui ont un test Hémoc­cult posi­tif. Nous plan­i­fions pour ces cas bien pré­cis des plages horaires plus impor­tantes en vue de colo­scopies plus com­plex­es. La clin­ique gère un parc d’environ 70 endo­scopes.

Notre point fort est égale­ment notre ser­vice d’urgences, ouvert 24/7, qui accueille près de 30 000 pas­sages par an. Les patients se présen­tant avec un syn­drome occlusif sur can­cer col­ique sont ain­si adressés directe­ment aux chirurgiens diges­tifs sans pass­er par d’autres inter­mé­di­aires.

Quelle influ­ence a votre forte spé­cial­i­sa­tion en chirurgie car­ci­nologique du côlon sur les pro­jets de recherche clin­ique et d’in­no­va­tion ?

Le Groupe Con­flu­ent a naturelle­ment une activ­ité de recherche clin­ique assez dévelop­pée. Pour la prise en charge du can­cer col­orec­tal en par­ti­c­uli­er, nos prati­ciens souhait­ent pou­voir pro­pos­er toutes les formes de traite­ment disponibles. L’industrie développe assez peu de pro­jets spé­ci­fiques au can­cer du côlon, toute­fois, nous avons des essais en cours avec la Fédéra­tion de can­cérolo­gie diges­tive por­tant sur des straté­gies thérapeu­tiques, avec cinq essais ouverts et une quin­zaine de patients inclus.

Par ailleurs, dans le cadre de la prise en charge des patholo­gies diges­tives du can­cer, nous pra­tiquons des emboli­sa­tions avec notre départe­ment de radi­olo­gie inter­ven­tion­nelle, pour les métas­tases hépa­tiques non résé­ca­bles, liées au can­cer du côlon.

Nous avons le pro­jet de dévelop­per la chimio­thérapie intra-artérielle hépa­tique. La chimio­thérapie est injec­tée directe­ment dans l’artère hépa­tique irriguant la tumeur. Nous devri­ons être opéra­tionnels au deux­ième semes­tre 2017.

Un pro­jet à l’étude actuelle­ment porte sur la radio-emboli­sa­tion, une forme de radio­thérapie rel­a­tive­ment nou­velle qui con­siste à dis­pos­er un radio-élé­ment qui vien­dra détru­ire les métas­tases inopérables du foie, liées au can­cer du côlon.

Au niveau des inno­va­tions, nous avons dévelop­pé l’application mobile CHIMIOSCOPE, dédiée aux patients atteints de can­cer col­orec­tal. Elle per­met de recueil­lir, suiv­re et mesur­er les effets sec­ondaires d’une cure de chimio­thérapie. Les patients rem­plis­sent un ques­tion­naire d’auto-évaluation com­plet : poids, tem­péra­ture, list­ing d’effets sec­ondaires, etc. Cette appli­ca­tion s’interface avec le dossier médi­cal de l’établissement et per­met, grâce à un lien ren­for­cé entre le patient et son médecin, de prévoir la fais­abil­ité d’une cure et d’éviter un déplace­ment inutile.