Une clin­ique branchée
Poly­clin­ique Francheville (Périgueux)

Le chauffage, l’eau chaude san­i­taire, la cli­ma­ti­sa­tion des blocs opéra­toires et la mise en tem­péra­ture de la bal­néothérapie de l’établissement sont depuis octo­bre assurés par une chaudière bio­masse et un réseau de chaleur.

Lorsque la munic­i­pal­ité a présen­té le pro­jet de con­struc­tion d’une 3e chaudière de ce type sur la com­mune, à prox­im­ité de la poly­clin­ique, celle-ci a d’emblée souhaité s’y rac­corder. Con­di­tion sine qua non de la mise en route d’une telle instal­la­tion, les calo­ries pro­duites doivent être con­som­mées 365 jours par an. Les 2 infra­struc­tures répon­dant à ce critère sont une piscine munic­i­pale et la poly­clin­ique qui, à elle seule, devrait con­som­mer env­i­ron 27 % de l’énergie pro­duite. Son anci­enne chauf­ferie reste fonc­tion­nelle, et peut être démar­rée en sec­ours à chaque instant. D’autres bâti­ments sont aus­si rac­cordés, notam­ment plusieurs lycées. Serge Besse, directeur des ser­vices tech­nique et bio­médi­cal du Groupe Francheville, éval­ue l’économie annuelle poten­tielle à plus de 40 000 euros, sur une fac­ture actuelle de 280 000 euros. Un choix d’autant plus judi­cieux que l’augmentation du prix du bois devrait être inférieure à celle du gaz. « Les économies d’énergies sont un axe majeur de notre démarche de développe­ment durable », pré­cise Pierre Mal­terre, directeur du groupe. Ain­si, le rem­place­ment récent de 2 groupes froids a per­mis une réduc­tion de leur con­som­ma­tion de 25 %. Par ailleurs, les travaux de réno­va­tion des étab­lisse­ments du groupe s’accompagnent sys­té­ma­tique­ment d’une opti­mi­sa­tion de l’isolation et de l’installation de lumi­naires à déclenche­ment automa­tique.