Un ser­vice de néona­tolo­gie revis­ité à Vic­tor Pauchet

La Mater­nité Vic­tor Pauchet à Amiens inau­gu­rait le 10 octo­bre dernier son nou­veau ser­vice de néona­t­a­lo­gie. Elle s’inscrit dans la dynamique des 1 000 jours qui sépar­ent la con­cep­tion de l’en­fant à ses 2 ans.

Si l’obtention du pré­cieux label IHAB (Ini­tia­tive hôpi­tal ami des bébés) est atten­due pour décem­bre, les résul­tats en ter­mes d’allaitement mater­nel sont déjà là : 46,7 % des mamans allaitaient leur bébé à leur sor­tie en 2017, elles sont 63 % en 2019. Pour cela, l’équipe est par­ti­c­ulière­ment for­mée à l’allaitement mater­nel et à l’alimentation du nou­veau-né. L’objectif 10 (accom­pa­g­n­er les femmes avant pen­dant et après leur grossesse et durant l’al­laite­ment mater­nel) du PNNS4* est stricte­ment pour­suivi, comme l’action 27 (pro­mou­voir l’al­laite­ment mater­nel).

La nou­velle archi­tec­ture du ser­vice est dédiée à la famille et pen­sée pour don­ner toute la place aux par­ents dès la nais­sance. Le papa est ain­si accueil­li jour et nuit et 3 cham­bres dis­posent d’un lit dou­ble parental. L’environnement est reposant : aucune cham­bre n’est équipée de TV afin d’éviter les stim­uli sonores qui pour­raient per­turber l’enfant dans ses appren­tis­sages, des vari­a­teurs de lumière et stores réglables per­me­t­tent une lumière tamisée. Point fort de ce pro­jet, un traite­ment d’air très tra­vail­lé, s’inspirant des expéri­ences de plusieurs struc­tures, qui évite tout désagré­ment pour maman et bébé.

Un cocon pour faciliter le peau à peau et favoris­er l’allaitement. Dans le ser­vice, on par­le à voix basse et une poli­tique stricte des vis­ites est appliquée : seuls 2 vis­i­teurs à la fois sont accueil­lis et pas plus de 30 min. De plus, des ate­liers lec­ture et d’échange réal­isés par la psy­cho­logue de la mater­nité sont pro­posés aux grands frères et sœurs.

« Les par­ents sont les pre­miers don­neurs de soins » affiche la mater­nité. Les équipes for­mées pren­nent le temps et appren­nent aux jeunes par­ents à repér­er les signes d’éveil de leur enfant pour son ali­men­ta­tion et la réal­i­sa­tion des soins, ou encore à recon­naître les signes de bien-être, de fatigue ou d’inconfort.

Enfin, une démarche écologique a été pour­suiv­ie dans les travaux : les pein­tures sont peu émis­sives en com­posés organiques volatils (COV), de même les sols, et une dés­in­fec­tion vapeur est prévue pour les stores.

La Mater­nité Vic­tor Pauchet répond au cahi­er des charges d’une mater­nité de type 2a. Elle dis­pose par ailleurs de 5 cham­bres kan­gourou.

Ce pro­jet est le fruit « d’un engage­ment de toute une équipe pluri-pro­fes­sion­nelle, pluri-com­pé­tente et pluri-mobil­isée, pas­sion­née par la petite enfance », note Stéphan de But­ler d’Ormond, PDG du Groupe San­té Vic­tor Pauchet. « Notre objec­tif est de soign­er le nou­veau-né avec sa famille dans la péri­ode cru­ciale qui suit sa nais­sance, et plus par­ti­c­ulière­ment les pré­maturés et les nou­veau-nés malades et très frag­iles, parce que tout ce que nous faisons minu­tieuse­ment et atten­tive­ment pour eux con­di­tion­nera toute leur vie sur le plan de leur san­té. »

Le coût du pro­jet s’élève à 700 k€ (traite­ment d’air, travaux de recon­fig­u­ra­tion des locaux, matériels, équipement de la cen­trale de sur­veil­lance, etc.). Il a demandé un an et demi d’é­tudes et 6 mois de travaux in situ.

* Pro­gramme nation­al nutri­tion san­té (PNNS4)