Le bon réflexe

Depuis le 1er juin, les patients et mem­bres du per­son­nel de la Clin­ique de Vit­rolles (13) peu­vent béné­fici­er de séances de réflexothérapie. Une démarche soutenue par la direc­tion et la prési­dente du CLUD. « Les médecines com­plé­men­taires sont bien­v­enues dans l’établissement, notam­ment pour le traite­ment de l’anxiété et de la douleur » pré­cise Audrey Gar­cia, direc­trice des soins.

Leur util­i­sa­tion est d’ailleurs encour­agée par le Dr Mozzi­conac­ci, médecin-anesthé­siste qui pré­side le CLUD. En 2017, la direc­tion a ain­si pro­posé une for­ma­tion au touch­er-mas­sage à 10 per­son­nes – aides-soignantes, infir­mières, sages-femmes – et une sen­si­bil­i­sa­tion à l’hypnose à 16 autres.

La réflexothérapie con­siste à stim­uler les zones réflex­es plan­taires, pal­maires, faciales, ou auric­u­laires en exerçant des pres­sions soit manuelles soit avec un stylet. Un courant élec­trique de très faible inten­sité peut aus­si être util­isé. L’objectif : envoy­er un mes­sage nerveux pour inhiber la douleur ou le stress. C’est Sabine Brun, infir­mière for­mée à cette tech­nique, qui pro­pose ses ser­vices soit en cham­bre auprès de patients hos­pi­tal­isés, soit dans un local mis à sa dis­po­si­tion. Un jour par semaine, sur ren­dez-vous, elle y reçoit une dizaine de per­son­nes, mem­bres du per­son­nel ou patients adressés par les ser­vices de soin ou la mater­nité. « Je vois des per­son­nes en pré-opéra­toire, pour les apais­er, mais aus­si en post-opéra­toire ou après un accouche­ment, en cas de césari­enne par exem­ple, pour dimin­uer les douleurs. Les séances durent env­i­ron 15 min­utes. Il existe cer­taines con­tre-indi­ca­tions : je ne touche pas le pied d’une per­son­ne dia­bé­tique, ni la main d’une per­son­ne opérée d’un gan­glion. Cha­cun de mes actes fait l’objet d’une cible dans le dossier infir­mi­er. Pour les mem­bres du per­son­nel, cela per­met d’apaiser cer­taines ten­sions. » Une offre de soins pro­posée gra­tu­ite­ment par la clin­ique, et qui pour­rait s’étoffer puisqu’une infir­mière s’est récem­ment for­mée à l’hypnose. À suiv­re…