De vrais cor­dons… verts !

QVT, cer­ti­fi­ca­tion du man­age­ment envi­ron­nemen­tal ISO 14 001… La démarche RSE de cette « Clin­ique verte » n’a de cesse de s’étoffer. Dernière ini­tia­tive en date à la Clin­ique de l’Anjou (Angers, 49) : les pro­duc­teurs locaux assurent l’approvisionnement des cuisines.

Si la démarche « Clin­ique verte » qui ani­me l’établissement con­cerne tous les ser­vices, c’est l’engagement des acteurs de la restau­ra­tion qui est cette fois-ci mis en lumière.

Depuis 2017, la respon­s­able de la restau­ra­tion, qui pré­pare en moyenne 500 repas chaque jour avec son équipe a entre­pris de remet­tre à plat la liste des four­nisseurs. L’objectif : min­imiser le recours aux cen­trales d’achats en pas­sant les com­man­des, autant que pos­si­ble, directe­ment à des pro­duc­teurs et dis­trib­u­teurs locaux. Un tra­vail de longue haleine puisqu’il aura fal­lu établir de nou­veaux parte­nar­i­ats pro­duit par pro­duit. Désor­mais, 100 % du pain et des pommes con­som­més sont issus de la région angevine, 100 % des volailles provi­en­nent de la région Grand Ouest, et 80 % des légumes frais sont cul­tivés en Pays de la Loire.

À coût équiv­a­lent, cette poli­tique présente pour la clin­ique trois atouts. D’abord, la respon­s­able restau­ra­tion dis­pose d’interlocuteurs directs, ce qui lui per­met de réa­gir prompte­ment si la qual­ité d’un pro­duit n’est pas celle escomp­tée. Ensuite, cette ini­tia­tive val­orise la démarche RSE de la clin­ique, qui devient ain­si directe­ment vis­i­ble par les patients. Ceux-ci n’ont pas pleine­ment con­science des efforts entre­pris par l’établissement con­cer­nant le tri des déchets, les économies d’énergies, la QVT, etc. Par con­tre, ils sont récep­tifs quant à la prove­nance du con­tenu de leurs assi­ettes. Enfin, la clin­ique répond dès à présent à une attente émer­gente des patients, de plus en plus soucieux de con­som­mer — même « à la clin­ique » — des ali­ments locaux.

L’approvisionnement n’est qu’une facette d’une réflex­ion plus glob­ale du ser­vice restau­ra­tion. Afin de lim­iter le gaspillage ali­men­taire, trois actions sim­ples sont déjà mis­es en place : le patient a le choix de son menu, celui-ci peut deman­der une por­tion réduite, et le pain — qui con­stitue une part impor­tante des ali­ments jetés — est dis­tribué à la demande et non de façon sys­té­ma­tique. À not­er égale­ment, le tri des bio-déchets qui est général­isé, que ce soit au self ou en cham­bre.

La « Clin­ique verte » ne s’arrête donc jamais… À peine passée la vis­ite annuelle pour con­firmer sa cer­ti­fi­ca­tion ISO 14 001, elle ini­tie un nou­veau pro­jet : réalis­er en interne un film de quelques min­utes sur les pra­tiques éco-respon­s­ables, à des­ti­na­tion du per­son­nel. Quelle mobil­ité douce adopter pour venir à la clin­ique ? Com­ment tri­er les déchets ? Devant la caméra, des mem­bres du per­son­nel, comé­di­ens d’un jour. Der­rière… des élèves du Lycée Auguste et Jean Renoir, en cur­sus « com­mu­ni­ca­tion », qui ont ain­si pu réalis­er leur pro­jet de fin d’année. Le tour­nage a eu lieu en févri­er, le mon­tage est en cours… À suiv­re !