Semaine du DD : vous avez des idées !

La Clin­ique Aressy à Bizanos (64) axait ses actions autour d’une meilleure ali­men­ta­tion avec la com­para­i­son du coût d’un panier de légumes du super­marché et d’un panier local et l’accueil de maraîch­ers et fro­magers locaux pour une présentation/vente de leurs pro­duits. La Poly­clin­ique du Parc à Saint-Saul­ve (59) fai­sait un don de poules à ses per­son­nels quand le Pôle San­té République à Cler­mont-Fer­rand (63) les invi­tait à une journée sans ascenseur ! Un menu bas car­bone était pro­posé aux salariés de la Clin­ique Ambroise Paré à Toulouse (31) qui décou­vraient la mise en place de bornes de tri des déchets au self, quand un menu local et bio était servi aux patients et salariés de l’Hôpital Clin­ique Claude Bernard à Metz (57) pour les sen­si­bilis­er à la con­som­ma­tion de pro­duits locaux.

La FHP lance pour la 2e année con­séc­u­tive l’Obser­va­toire de la Per­for­mance Développe­ment durable de l’Hospitalisation Privée.
Vous avez jusqu’au 31 juil­let pour y répon­dre.

Silence, on soigne !
Clin­ique Pas­teur, Toulouse (31)

Les nui­sances sonores sont une réal­ité dans les étab­lisse­ments de san­té. « Portes mal fer­mées, dis­cus­sions dans les cir­cu­la­tions la nuit et en journée, char­i­ots qui roulent tôt le matin, bruit de la cham­bre voi­sine, ces sources mul­ti­ples de bruit con­stituent une gêne pour les patients », explique Olivi­er Col­let, respon­s­able tech­nique sécu­rité et pilote de la cel­lule développe­ment durable RSE. En effet, le tra­vail en étab­lisse­ment de san­té est dic­té par les impérat­ifs organ­i­sa­tion­nels de la délivrance du soin, mais aus­si par une cer­taine rou­tine dans les ser­vices, qu’on ne remet pas sans cesse en ques­tion. La Clin­ique Pas­teur a donc fait son auto-éval­u­a­tion au bruit en instal­lant des sonomètres dans les ser­vices. « Nous nous sommes ren­du compte au vu des résul­tats que nous avions plusieurs axes d’amélioration et il nous a sem­blé intéres­sant d’appréhender la ques­tion du bruit du point de vue du patient. Un soignant du ser­vice réan­i­ma­tion a eu l’idée de créer une réglette graduée  ‘zéro bruit, bruit sup­port­able, désagréable, insup­port­able’, qui, à l’instar de ce qui est fait pour l’évaluation de la douleur, per­met au patient d’exprimer son ressen­ti au bruit. Ce tra­vail a eu un effet péd­a­gogique immé­di­at et les per­son­nels ont pris con­science des nui­sances sonores occa­sion­nées. L’idéal serait d’avoir un sys­tème qui sonne l’alarme dans les couloirs lorsque le niveau sonore monte de trop. Nous creusons l’idée actuelle­ment. »
La Clin­ique Pas­teur, implan­tée au cen­tre ville de Toulouse, veille égale­ment aux nui­sances occa­sion­nées à son proche voisi­nage. Des amé­nage­ments extérieurs ont été faits, telle la mise en place d’une bar­rière acous­tique et de tam­pons vibra­toires sur cer­taines instal­la­tions comme les groupes élec­trogènes et les trans­for­ma­teurs instal­lés en ter­rasse, de manière à éviter les trans­mis­sions de vibra­tions à la struc­ture. Plus glob­ale­ment, la ques­tion du bruit est sys­té­ma­tique­ment inté­grée lors de travaux. « Nous inau­gurons en ce moment une nou­velle aile de bâti­ment où nous avons par­ti­c­ulière­ment veil­lé à l’acoustique avec l’extérieur mais aus­si entre les cham­bres, avec des portes iso­phoniques notam­ment, et nos patients sont éton­nés du calme ambiant », se réjouit Olivi­er Col­let.

À ne pas man­quer : La Clin­ique Pas­teur organ­ise ses 6e Esti­vales du Développe­ment Durable en San­té, le jeu­di 23 juin en soirée.
PROGRAMME

La démarche RSE se professionnalise !

Le pre­mier guide sec­to­riel en san­té, inspiré de la norme ISO 26 000 existe, il est pro­duit par le C2DS et Afnor Cer­ti­fi­ca­tion.

Met­tre en œuvre une démarche comme l’ISO 26 000 est un investisse­ment au ser­vice de la per­for­mance des étab­lisse­ments san­i­taires français et au ser­vice d’une san­té durable et sol­idaire. Ce guide, tra­duc­tion opéra­tionnelle et sec­to­rielle de l’ISO 26 000, est un guide du change­ment mis à la dis­po­si­tion du secteur san­i­taire.

Pour départager les actions tan­gi­bles des déc­la­ra­tions d’in­ten­tion, pour estimer des résul­tats affichés mais surtout pour per­me­t­tre aux équipes soignantes de mesur­er leurs pra­tiques et pou­voir les amélior­er, il est néces­saire de pro­fes­sion­nalis­er la démarche en développe­ment durable des étab­lisse­ments san­i­taires et pour cela en pre­mier lieu de stan­dard­is­er son éval­u­a­tion.

La norme inter­na­tionale ISO 26 000 est une norme de recom­man­da­tion et non de cer­ti­fi­ca­tion. Elle est partagée par 115 pays depuis 2010 et s’attache à définir les principes et thé­ma­tiques que cou­vre la respon­s­abil­ité socié­tale d’une organ­i­sa­tion qui sera amenée à s’interroger sur sept ques­tions cen­trales inti­t­ulées :

  • la gou­ver­nance ;
  • les droits de l’homme ;
  • les rela­tions et con­di­tions de tra­vail ;
  • l’environnement ;
  • la loy­auté des pra­tiques ;
  • les ques­tions rel­a­tives au patient ;
  • les com­mu­nautés et développe­ment local.

Guide de présen­ta­tion RSE san­té selon le mod­èle AFAQ 26 000 à l’usage des étab­lisse­ments de san­té

Éliminer et recycler intelligemment

Les éco-organ­ismes sont des struc­tures à but non lucratif agréées par l’État et rémunérées par les pro­duc­teurs assu­jet­tis à la REP (respon­s­abil­ité élargie des pro­duc­teurs). Ils col­lectent les équipements en fin de vie que les pro­duc­teurs ont l’obligation de repren­dre. Une éco-par­tic­i­pa­tion est payée par l’acheteur lors de l’acquisition du bien, qui varie selon le pro­duit acheté et le type de traite­ment qu’il néces­site une fois en fin de vie. L’éco-participation sert à rémunér­er l’éco-organisme qui prend en charge les appareils et équipements usagés pour les dépol­luer et les recy­cler.

Tan­dem gag­nant : les étab­lisse­ments de san­té peu­vent se délester gra­tu­ite­ment d’un vol­ume impor­tant de leurs déchets auprès des éco-organ­ismes qui leur garan­tis­sent un cir­cuit de recy­clage et de reval­ori­sa­tion le plus vertueux pos­si­ble.

Atten­tion : cer­tains éco-organ­ismes ne repren­nent que les équipements des mar­ques pour lesquelles ils sont man­datés.

Quelques éco-organ­ismes :

Corepile  et SCRELEC col­lectent et le recy­clent des piles, petites bat­ter­ies et accu­mu­la­teurs.
http://www.corepile.fr/corepile/qui sommes nous/
http://www.screlec.fr/www/index.php

Valdelia col­lecte et recy­cle les meubles pro­fes­sion­nels usagés.
http://www.valdelia.org/

Eco-mobili­er organ­ise la col­lecte, le recy­clage et la val­ori­sa­tion de la literie pro­fes­sion­nelle, élec­trique ou non.
http://www.eco-mobilier.fr/la-filiere-de-recyclage-du-meuble

Récy­lum reprend les matériels d’éclairage, dis­posi­tifs médi­caux et instru­ments de sur­veil­lance et de con­trôle pro­fes­sion­nels.
http://www.recylum.com/dechets/categories equipements concernes/

Eco­log­ic récupère, recy­cle et val­orise les DEEE pro­fes­sion­nels.
http://www.ecologic-france.com/recyclage-deee-entreprise.html

Cyclamed col­lecte et de val­orise les médica­ments non util­isés à usage humain, périmés ou non, rap­portés par les patients dans les phar­ma­cies.
http://www.cyclamed.org/association

Corepile, Eco­log­ic, Eco-mobili­er, Récy­lum et Valdelia sont parte­naires du C2DS.