C’est la semaine européenne du développe­ment durable

Faites le plein d’idées pour recy­cler, rénover, vous déplac­er. Voici l’invitation du min­istère de l’Environnement à tous les citoyens et entre­pris­es. De nom­breuses clin­iques prof­i­tent de cette semaine pour présen­ter leurs actions de développe­ment durable et pour sen­si­bilis­er l’ensemble de leurs par­ties-prenantes.









Hôpi­tal Privé Nord Parisien, Sar­celles (95)

La chas­se aux per­tur­ba­teurs endocriniens

L’Hôpital Privé Nord Parisien se lance dans la cam­pagne C2DS « Objec­tif étab­lisse­ment sans per­tur­ba­teurs endocriniens », par­rainée par la min­istre Ségolène Roy­al, en accord avec l’engagement de longue date de l’établissement dans une démarche RSE.

Le 16 juin, direc­tion et encadrement s’engageront offi­cielle­ment en sig­nant cette cam­pagne lors d’une demi-journée dédiée à la lutte con­tre les per­tur­ba­teurs endocriniens en présence notam­ment de André Cicolel­la, tox­i­co­logue.

La pre­mière action de l’établissement a été de lancer un large inven­taire de ces pro­duits présents à tous les étages. « Nous avons pour cela sol­lic­ité tous les cadres. Même les tick­ets de caisse con­tenant du bis­phénol A ont été inven­toriés par le ser­vice de comp­ta », pré­cise Franck Paule, ges­tion­naire des risques. « Un reg­istre des achats de pro­duits chim­iques a été par­al­lèle­ment créé et l’utilisation de chaque pro­duit a été reques­tion­née. Nous avons aus­si fait cette demande d’inventaire en direc­tion de nos four­nisseurs et en récla­mant des pré­ci­sions sur les molécules des éventuelles sub­sti­tu­tions. » Une charte en 9 points est signée avec tous les four­nisseurs et sous-trai­tants et assor­tie d’une demande annuelle de preuves de leur engage­ment. « Nous souhaitons partager notre pro­pre expéri­ence avec nos four­nisseurs et les motiv­er à engager eux-mêmes des expéri­ences dans leur pro­pre entre­prise. »

Lance­ment de la cam­pagne nationale Hôpi­tal sans Per­tur­ba­teurs Endocriniens (PE)

Une semaine verte

Clin­ique du Saint-Cœur, Vendôme (41)

La Clin­ique du Saint-Cœur à Vendôme choisit la semaine du développe­ment durable pour présen­ter les ini­tia­tives « vertes » de l’établissement, cette année en par­ti­c­uli­er, celles rel­a­tives à la ges­tion des déchets. Stands et ani­ma­tions sont prévus pour expli­quer tri et recy­clage mis en place dans la clin­ique. Les con­nais­sances de cha­cun sont par ailleurs testées : Qui fera par­tie des incol­lables du développe­ment durable et fera un sans faute au quizz DD ? « Quelle sont les sub­stances que l’on retrou­ve le plus fréquem­ment dans les eaux traitées ? Quelle est la con­som­ma­tion annuelle moyenne en eau d’un foy­er de qua­tre per­son­nes ? »
Au pro­gramme enfin, la cel­lule développe­ment durable a égale­ment imag­iné une « cham­bre des erreurs » pour les salariés qui doivent faire appel à leurs con­nais­sances pour détecter toutes les entors­es faites aux bonnes pra­tiques de développe­ment durable, glis­sées dans une cham­bre type. « Nous espérons mar­quer les esprits au-delà de cette journée. Chaque vis­i­teur repart d’ailleurs avec une « batri­box » afin que les bonnes habi­tudes ne s’arrêtent pas aux portes de la clin­ique », souligne Lau­ris Bouil­lon, respon­s­able de la cel­lule développe­ment durable.

La qual­ité de l’air intérieur, un sujet devenu pri­or­i­taire

La pol­lu­tion atmo­sphérique et la pol­lu­tion de l’air intérieur ont béné­fi­cié d’une prise de con­science récente mais aujourd’hui réelle. Le PNSE 3 prévoit dans son action 49 de « met­tre en œuvre le plan de qual­ité de l’air intérieur annon­cé par le gou­verne­ment », une action qui se ver­ra déclinée dans les futurs PRSE. On com­prend pourquoi : selon un rap­port de la com­mis­sion d’enquête séna­to­ri­ale de juil­let 2015, inti­t­ulé « Pol­lu­tion de l’air, le coût de l’inaction » la pol­lu­tion de l’air intérieur coûte 19 mil­liards d’euros par an en dépens­es de san­té. « Une analyse mon­tre que 7 % des pro­fes­sion­nels de san­té dans les étab­lisse­ments peu­vent être impactés. Ce sujet est pro­gres­sive­ment devenu pri­or­i­taire », déclare Dr San­drine Segovia-Kue­ny, anci­enne direc­trice adjointe de l’ARS Nord-Pas-de-Calais.

Selon l’Observatoire de l’IDD San­té durable du C2DS, 22 % des étab­lisse­ments répon­dants ont réal­isé en 2015 une analyse de la qual­ité de l’air intérieur, tous secteurs d’activité con­fon­dus, et 36 % ont prévu de réalis­er cette analyse. 34 % de ceux ayant réal­isé une analyse ont iden­ti­fié les zones à risques et les ont car­tographiées et 27 % ont mis en place un plan d’action. Une pro­gres­sion sen­si­ble alors qu’en 2012, seule­ment 14 % des étab­lisse­ments s’étaient livrés à des mesures.

« L’appareil qui mesure le taux de CO2 s’est mis à biper dans la salle où 40 per­son­nes assis­taient à notre journée sur la QAI indi­quant un seuil équiv­a­lent au dou­ble de celui recom­mandé ! Tous ont immé­di­ate­ment com­pris les enjeux de la journée » explique Sylvie Jovi­a­do, direc­trice du C2DS. Ges­tion des déchets, élim­i­na­tion des per­tur­ba­teurs endocriniens et qual­ité de l’air intérieur sont des sujets évo­qués aujourd’hui dans tous les étab­lisse­ments. « La QAI est impactée par plusieurs fac­teurs : le pre­mier est le con­fine­ment et l’empoussièrement, les matéri­aux util­isés essen­tielle­ment strat­i­fiés, col­lés ou en plas­tique ; un envi­ron­nement chauf­fé avec une moyenne de 25 degrés qui favorise l’évaporation de com­posés organiques volatiles ; les nom­breuses activ­ités tech­niques et d’entretien qui font appel à des bio­cides liq­uides exposés à l’air ; et enfin des zones d’air con­trôlé dont on ne maîtrise pas tou­jours les paramètres, notam­ment chim­iques. Les caus­es d’asthme pro­fes­sion­nel sont les pro­duits bio­cides entrant dans la com­po­si­tion des dés­in­fec­tants. Ce sont des molécules très réac­tives, irri­tantes et poten­tielle­ment sen­si­bil­isantes. L’air se lave avec l’air, aus­si, la pre­mière solu­tion pour amélior­er la qual­ité de l’air est de renou­vel­er l’air d’une pièce et d’éviter le principe de con­fine­ment » explique le Dr Philippe Caren­co, du ser­vice d’hygiène hos­pi­tal­ière du CH de Hyères.

Préservez la qual­ité de l’air intérieur en met­tant en place les 10 éco-gestes de la cam­pagne QAI du C2DS « Engage­ments qual­ité de l’air intérieur »  et devenez une clin­ique non fumeur grâce aux éco-gestes de la cam­pagne C2DS « Engage­ments étab­lisse­ment non fumeur », dans la dynamique de la journée mon­di­ale sans tabac qui se tenait le 31 mai dernier.

Con­tact C2DS : wiebke.winkler@c2ds.eu