Un broyeur ali­men­taire pour la Poly­clin­ique Saint-François

Poly­clin­ique Saint François, Nice (06)

Dans le cadre de sa démarche de développe­ment durable, la Poly­clin­ique Saint-François à Nice a opté pour l’installation d’un broyeur ali­men­taire pour l’élimination de ses biodéchets. « Suite à une étude menée, nous avons placé un broyeur ali­men­taire juste à côté des bacs à lavage de la vais­selle. Les déchets ali­men­taires générés par la pro­duc­tion des 100 repas jour­naliers pour les per­son­nels et patients sont déver­sés, broyés et achem­inés avec les eaux usées vers la sta­tion d’épuration. Ce sys­tème fait l’unanimité par­mi les per­son­nels de restau­ra­tion : moins de manu­ten­tion, moins de trans­ports, moins de déchets ménagers », explique Rémi Poizac, respon­s­able tech­nique et sécu­rité, en charge du développe­ment durable à la poly­clin­ique. Par ailleurs, les actions mis­es en place depuis plusieurs années, notam­ment au niveau de l’énergie, por­tent leurs fruits : — 15 % sur la fac­ture d’électricité avec le pas­sage au LED, un audit énergé­tique qui a don­né lieu à des recom­man­da­tions telles que l’installation de fenêtres à triple vit­rage au bloc opéra­toire, le rem­place­ment d’équipements éner­gi­vores, etc. Cette démarche de développe­ment durable est d’ailleurs retran­scrite dans la charte de développe­ment durable de l’établissement, une feuille de route ambitieuse déclinée en dix points et dont les mots clés mar­qués en rouge dans le texte en dis­ent long sur le degré d’engagement : ges­tion des déchets, diag­nos­tic énergé­tique, bilan car­bone, for­ma­tion des salariés, sen­si­bil­i­sa­tion des vis­i­teurs, entre­tiens annuels, enquête de sat­is­fac­tion, achats respon­s­ables, dons à des asso­ci­a­tions, etc. La poly­clin­ique a par ailleurs trou­vé un débouché tout à fait orig­i­nal pour ses déchets de bois qui sont enlevés par la brigade des pom­piers de la ville qui s’en sert pour ses exer­ci­ces d’intervention !

L’eau du « Loir et Cher » !

Clin­ique du Saint-Cœur, Vendôme (41)

« Soyez bril­lant, pensez à m’éteindre », « L’eau du « Loir et Cher », ne me gaspillez pas ! », les mes­sages dif­fusés sur le ton de l’humour passent mieux et la cel­lule de développe­ment durable de la Clin­ique Saint-Cœur à Vendôme l’a bien com­pris. Aus­si, les équipes sont récep­tives, engagées et elles recy­clent. « Nous recy­clons actuelle­ment les piles, les biberons, le papi­er, le car­ton et les car­ton­nettes, les embal­lages de médica­ments, les car­touch­es d’encre repris­es par une asso­ci­a­tion de tra­vailleurs hand­i­capés, le matériel infor­ma­tique et bureau­tique remis à une asso­ci­a­tion qui le démonte et le recy­cle au prof­it de pro­jets soci­aux et/ou avec des pays sous-dévelop­pés, les bou­chons en plas­tique col­lec­tés pour une asso­ci­a­tion qui achète des fau­teuils roulants, etc. » La Clin­ique, dans sa recherche con­tin­ue de solu­tions espère prochaine­ment trou­ver des fil­ières pour les bouteilles en plas­tique et le bois. « Nous essayons autant que pos­si­ble de trou­ver des fil­ières asso­cia­tives engagées sociale­ment », explique Lau­ris Bouil­lon, respon­s­able de la cel­lule développe­ment durable. La clin­ique a égale­ment opté pour des pro­duits 100 % éco­la­bel­lisés pour son net­toy­age et explore actuelle­ment dif­férentes pistes pour le traite­ment de ses biodéchets.

Choisy ton sport

Clin­ique de Choisy, Gosier, Guade­loupe (97)

La Clin­ique de Choisy a fait de l’activité physique et sportive le fer de lance de sa poli­tique RSE. Soucieuse de prévenir les trou­bles mus­cu­lo-squelet­tiques d’o­rig­ine pro­fes­sion­nelle, l’obésité ou tout sim­ple­ment faire redé­cou­vrir par le biais du sport le cadre excep­tion­nel qu’offre l’île, la direc­tion s’est rap­prochée de pro­fes­sion­nels du sport et pro­pose à ses salariés des activ­ités sportives. Plusieurs soirs par semaine à par­tir de 17h30, les accros de la zum­ba s’en don­nent à cœur joie sur la ter­rasse ombragée de la clin­ique mais l’offre ne s’arrête pas là : yoga, stretch­ing, fit­ness sur la plage, aquagym, ran­don­nées ou tout sim­ple­ment par­tic­i­pa­tion à des man­i­fes­ta­tions sportives. « Nous avons mené une enquête auprès de nos salariés et il en est ressor­ti le besoin de pou­voir s’épanouir en dehors des horaires de tra­vail. Nous avons donc créé le con­cept « Choisy ton sport » qui ren­force l’esprit d’équipe et le plaisir des moments partagés entre col­lègues », souligne Sébastien Tournebize, directeur général de la clin­ique.

Il vous reste 6 semaines pour réalis­er l’audit énergé­tique oblig­a­toire !

Vous avez jusqu’au 30 juin prochain pour dépos­er tous les jus­ti­fi­cat­ifs demandés par l’audit énergé­tique ren­du oblig­a­toire depuis 2012 pour les entre­pris­es de plus de 250 salariés*. « Il fau­dra bien se con­former à la régle­men­ta­tion en matière de tran­si­tion énergé­tique en temps et en heure, et de nom­breuses clin­iques vont man­quer à l’appel. Le temps où l’on vous demandait votre avis sur une démarche de développe­ment durable est der­rière nous », rap­pelle Olivi­er Toma, fon­da­teur de l’agence Pri­mum non nocere.

Quels sont les enjeux d’un audit énergé­tique ?

Il s’agit d’une descrip­tion détail­lée de l’utilisation de l’énergie dans un bâti­ment. L’audit per­met d’identifier les prin­ci­paux postes de con­som­ma­tion et de met­tre en évi­dence les pistes d’amélioration. Il per­met égale­ment de quan­ti­fi­er les économies réal­is­ables et d’évaluer la rentabil­ité des pistes pro­posées.

Con­crète­ment un audit énergé­tique com­prend :

  • une analyse com­plète du bâti : descrip­tif des équipements de chauffage, d’eau chaude san­i­taire, de refroidisse­ment, de pro­duc­tion d’énergie renou­ve­lable et indi­ca­tion des con­di­tions d’utilisation et de ges­tion ;
  • une propo­si­tion chiffrée de plusieurs pro­grammes de réduc­tion d’énergie.

Les prin­ci­pales étapes de réal­i­sa­tion d’un audit sont :

  • l’analyse des plans, enquêtes auprès des occu­pants ;
  • la vis­ite des sites, relevé des don­nées et mesures de tem­péra­tures, débits d’air, mesures ther­mo­graphiques infrarouges ;
  • le traite­ment des don­nées : mod­éli­sa­tion du bâti, cal­culs de con­som­ma­tion ;
  • les propo­si­tions d’améliorations avec trois niveaux de per­for­mance : ‑20 %, ‑38 %, et niveau per­for­mant très per­for­mant (niveau bâti­ment basse con­som­ma­tion — BBC).

À not­er — l’audit énergé­tique est indis­pens­able en vue de respecter les objec­tifs suiv­ants : la réduc­tion de 38 % de la con­som­ma­tion de l’énergie sur l’existant (Grenelle) ; la régle­men­ta­tion ther­mique 2012 (con­som­ma­tion bâti­ment neuf < 50kWhEP/m2/an) ; la régle­men­ta­tion ther­mique exis­tante (- 30 % pour le ter­ti­aire, de 80 à 165 50kWhEP/m2/an pour le rési­den­tiel).

*L’audit énergé­tique dépend de la loi « Grenelle 2 » et des arti­cles du code de la con­struc­tion R. 134–14 à R. 134–18 en 2012. Audit à renou­vel­er tous les qua­tre ans — Décret n°2013–1121. du 4 décem­bre 2013 relatif aux seuils au-delà desquels une per­son­ne morale réalise un audit énergé­tique. Pour l’audit énergé­tique engagé après décem­bre 2015, le périmètre devra cou­vrir au moins 85 % du mon­tant des fac­tures énergé­tiques.

Sources : C2DS, agence Pri­mum non nocere.