Un ate­lier nutri­tion pour les jeunes mamans

Poly­clin­ique de Navarre, Pau (64)

Le 16 octo­bre de chaque année depuis 1979, sous l’impulsion de l’ONU, l’alimentation est célébrée dans le monde entier. Con­traints par des oblig­a­tions régle­men­taires, motivés par ces cadres nationaux mais aus­si portés par une dynamique pro­pre aux équipes, de nom­breux étab­lisse­ments de san­té mul­ti­plient les ini­tia­tives pour éviter le gaspillage de nour­ri­t­ure, amélior­er la qual­ité des plats pré­parés et reval­oris­er les biodéchets. La Poly­clin­ique de Navarre pro­pose depuis 2012 chaque semaine un ate­lier nutri­tion pour les jeunes par­ents. Avec 1 600 nais­sances chaque année, ce sont d’ores et déjà plus de 5 000 familles qui ont été sen­si­bil­isées de manière ludique à une ali­men­ta­tion saine et à la néces­saire trans­mis­sion au bébé de ce goût du « bien manger ». La nais­sance d’un enfant est un moment priv­ilégié pour sen­si­bilis­er les par­ents et appren­dre les bons gestes nutri­tion­nels. À Navarre, on apprend à pré­par­er des petits pots faits mai­son ver­sus « prêts à manger » indus­triels. Ces ate­liers visent à enseign­er aux par­ents l’importance pour le développe­ment de leur enfant in vit­ro et dans ses pre­mières années, de dévelop­per des références en matière de goût. Enfin, la Poly­clin­ique de Navarre pro­pose à ses par­turi­entes un ser­vice hôte­lier self-ser­vice sur char­i­ot pour leur plus grande sat­is­fac­tion.

Net­toy­er plus vert

Clin­ique Jeanne d’Arc — Les Orchidées (97)

Dans le cadre de sa démarche QSE, la clin­ique Jeanne d’Arc — Les orchidées, étab­lisse­ment du groupe de san­té CLINIFUTUR, a souhaité con­tribuer à la bonne san­té de ses agents de net­toy­age en tes­tant une cen­trale de pro­duc­tion de déter­gent écologique. Le procédé est sim­ple et con­siste à ajouter du sel à de l’eau qui, grâce à un process d’électrolyse, devient net­toy­ante et dés­in­fec­tante. Les pro­duits net­toy­ants et dés­in­fec­tants clas­siques, hormis ceux util­isés pour les blocs opéra­toires, peu­vent ain­si être rem­placés, dimin­u­ant ain­si la manip­u­la­tion de matières dan­gereuses, le rejet d’effluents tox­iques pour les organ­ismes aqua­tiques, les embal­lages plas­tiques des con­tenants, les trans­ports, etc. « Les résul­tats sont tout à fait sat­is­faisants. Les per­son­nels sont moins exposés, des économies peu­vent être réal­isées, notam­ment pour ce qui est des pro­duits de net­toy­age mais aus­si de l‘eau puisque le sys­tème requiert presque trois fois moins d’eau que le net­toy­age clas­sique. Nous sommes dans la phase d’évaluation et atten­dons que l’extension de la Clin­ique Jeanne‑d’Arc sur le site des Orchidées soit effec­tive pour éventuelle­ment réalis­er cet investisse­ment. L’aspect sur­face compte beau­coup dans le cal­cul de rentabil­ité, que nous devons bien sûr aus­si pren­dre en compte », selon la respon­s­able qual­ité de la clin­ique.

La chas­se aux PE

Clin­ique Saint-Roch, Cam­brai (59)

La clin­ique Saint-Roch a signé son engage­ment à la cam­pagne C2DS « Objec­tif étab­lisse­ment sans per­tur­ba­teurs endocriniens », par­rainée par la min­istre Ségolène Roy­al et réal­isée en coopéra­tion avec le Réseau envi­ron­nement san­té (RES). Le coup d’envoi a été don­né lors d’une con­férence le 4 octo­bre par son prési­dent le Dr Joël Cliche, égale­ment pilote du groupe de tra­vail développe­ment durable en san­té de la FHP et qui souhaite à ce titre mon­tr­er l’ex­em­ple de l’en­gage­ment. La direc­tion et les per­son­nels se sont engagés à met­tre en appli­ca­tion les 10 gestes défi­nis par un groupe de tra­vail pluridis­ci­plinaire. Rap­pelons que la com­po­si­tion tox­i­cologique est le deux­ième critère d’achat respon­s­able retenu (40 %) selon l’Ob­ser­va­toire des don­nées agrégées de l’IDD San­té durable® 2014 du C2DS pour le secteur MCO. Par­mi les sig­nataires de la cam­pagne, à not­er la Clin­ique Pas­teur de Toulouse (31) et l’Hôpital privé Nord parisien à Sar­celles (95).

Vers une phar­ma­copée verte 

Les traces d’antibiotiques dans l’environnement sont sus­cep­ti­bles de favoris­er la sélec­tion de bac­téries résis­tantes, nous alerte le min­istère de la San­té et bien d’autres molécules médica­menteuses présentes dans les eaux peu­vent impacter notre san­té.

Début sep­tem­bre, la min­istre de l’En­vi­ron­nement, de l’Én­ergie et de la Mer, Ségolène Roy­al, lançait le Plan microp­ol­lu­ants 2016–21 visant à préserv­er la qual­ité et la bio­di­ver­sité des eaux. Ce plan fait suite à trois précé­dents arrivés à échéance, notam­ment le Plan nation­al sur les résidus de médica­ments 2010–15.

Ce nou­veau plan pour­suit trois objec­tifs : réduire les émis­sions à la source, con­solid­er les con­nais­sances et dress­er des listes de pol­lu­ants sur lesquels agir. Plus de 110 000 sub­stances recen­sées par la régle­men­ta­tion européenne sont con­cernées, mais nous par­lons d’environ 130 sub­stances actives médica­menteuses.

Par­mi les 39 actions du plan, cinq (actions 2, 7, 8, 9, 31) con­cer­nent spé­ci­fique­ment les médica­ments.

Par ailleurs, des mesures du Plan nation­al san­té envi­ron­nement 3 (PNSE 3) sont déjà con­sacrées aux microp­ol­lu­ants dans l’eau : l’action n°32 qui appelle à sur­veiller les sub­stances émer­gentes pri­or­i­taires dans les milieux aqua­tiques et les cap­tages d’eau des­tinée à la con­som­ma­tion humaine (per­chlo­rates, bis­phénol A et sub­stances de la famille des nitrosamines, parabènes et phta­lates) ; l’action n°33 qui demande à réalis­er un suivi post-autori­sa­tion de mise sur le marché pour les pro­duits phy­tophar­ma­ceu­tiques et les métabo­lites per­ti­nents con­tenant des sub­stances actives pour lesquelles il n’existe pas de méth­odes d’analyse courantes en France et pour lesquelles le seuil de quan­tifi­ca­tion est supérieur à la « con­cen­tra­tion avec effet » déter­minée par l’INERIS ; l’action n°46 qui vise à tra­vailler sur le partage de don­nées sur l’exposition aux résidus de médica­ments humains et vétéri­naires dans les eaux ; l’action n°54 qui appelle à mieux pren­dre en compte le car­ac­tère per­tur­ba­teur endocrinien dans la déf­i­ni­tion des valeurs guides envi­ron­nemen­tales pour les microp­ol­lu­ants ; et enfin l’action 53 qui con­cerne l’élaboration d’un nou­veau plan microp­ol­lu­ants. Nous y sommes.

Le C2DS avait déjà émis des propo­si­tions repris­es en par­tie : déploy­er le pro­jet Cyclamed aux étab­lisse­ments de soins, c’est à dire la mise en place d’une fil­ière de col­lecte des médica­ments non util­isés, et partager l’expérience sué­doise d’un indice de clas­si­fi­ca­tion des médica­ments selon leur poten­tiel de nui­sance envi­ron­nemen­tale.