C’est le pro­jet auquel vous invite la semaine européenne du développe­ment durable qui se tien­dra du 30 mai au 5 juin prochain. Ce ren­dez-vous annuel est l’occasion en interne d’informer et de motiv­er vos équipes aux ver­tus d’un développe­ment durable, levi­er de per­for­mance de votre entre­prise. L’opportunité égale­ment de faire con­naître vos ini­tia­tives, les résul­tats de vos actions en direc­tion de vos par­ties prenantes.
Vous créez un événe­ment, vous pub­liez vos résul­tats, vous lancez une nou­velle ini­tia­tive : faites-le nous savoir ! (thierry.bechu.mco@fhp.fr)

Cock­tails de sons, passez com­mande

Hôpi­tal Privé Nate­cia, Lyon (69)

L’Hôpital Privé Nate­cia à Lyon met en place depuis 2015 des pro­jets « Cul­ture et San­té » dans le cadre des appels à pro­jets régionaux lancés par l’ARS, la Drac et la région Rhône-Alpes.  « Nous accueil­lons entre 4000 et 4500 nais­sances par an. Nous avons souhaité que toutes les mamans puis­sent se retrou­ver autour du thème de la cul­ture. Les pro­jets réal­isés en coopéra­tion avec des cen­tres cul­turels, des com­pag­nies de spec­ta­cles et artistes con­fir­més tels La Com­pag­nie des Infor­tunes ouLe Zèbre et la Mou­ette ont con­quis tout le monde », explique Marie Fes­sy, assis­tante de direc­tion et pilote de la démarche.
Les pro­jets sont orig­in­aux : ate­liers de danse sur le thème du portage pour femmes enceintes, ou d’écriture autour du thème de la grossesse dont les résul­tats seront mis en scène pour un spec­ta­cle le 11 mai, con­férence ani­mée par un marc­hand d’art sur le sens de la nais­sance et de la renais­sance chez les tribus de Papouasie-Nou­velle-Guinée, et … un bar à sons !
« Des pre­neurs de son sont venus pen­dant 15 jours, le jour, la nuit, et ont enreg­istré un accouche­ment, une échogra­phie, un papa en train d’assister der­rière la vit­re à la nais­sance de son enfant par césari­enne, le pre­mier bain, les dis­cus­sions des sages-femmes et aux­il­i­aires, etc. » Pour restituer ces enreg­istrements, pen­dant une journée, un bar à sons a été mis en place dans le hall de l’établissement : Venez pos­er un casque sur vos oreilles et plongez dans le ven­tre de la clin­ique ! Fau­teuils et casques à dis­po­si­tion, les curieux étaient invités à écouter ces créa­tions sonores. « Cela a été un réel événe­ment », souligne Marie Fes­sy. Nate­cia envis­age de pro­pos­er à nou­veau son bar à sons prochaine­ment.

Quand les biberons devi­en­nent des bacs à sable

Clin­ique Saint-Vin­cent de Paul, Bour­goin-Jal­lieu (38)

La mater­nité de la Clin­ique Saint-Vin­cent de Paul à Bour­goin-Jal­lieu dans l’Isère (38) recy­cle ses biberons. Lorsque l’on réalise 1400 nais­sances par an, le nom­bre de biberons, tétines et bou­chons util­isés est con­séquent. La mater­nité qui avait mis en place une col­lecte en parte­nar­i­at avec Danone et Ter­ra­Cy­cle en 2015, a sol­lic­ité Nestlé pour con­tin­uer la col­lecte à par­tir de jan­vi­er 2016. « La col­lecte de biberons a tout de suite trou­vé un écho favor­able en interne », pré­cise Aurélie Bes­set, chef compt­able de la clin­ique, en charge du développe­ment durable. « Nous souhaitons garder notre indépen­dance vis-à-vis des prestataires et faisons un roule­ment, par con­tre nous tenons à ne pas avoir de rup­ture dans l’organisation du recy­clage, les per­son­nels ne le com­prendraient pas. Les lab­o­ra­toires ont des proces­sus de col­lecte en place, mais ne les pro­posent pas spon­tané­ment. » De grands sacs sont placés dans un hangar et la col­lecte du corps des biberons, des tétines et des bou­chons — seules les oper­cules n’étant pas recy­clées — a lieu tous les six mois. « Nos biberons devi­en­nent des objets et mobiliers pour la petite enfance, sièges auto, bacs à sable, chais­es hautes, etc… », pré­cise Aurélie Bes­set.

Les concierg­eries du 21e siè­cle

Le Con­flu­ent, Nantes (44) et la Clin­ique Pas­teur, Toulouse (31)

Le groupe de san­té le Con­flu­ent à Nantes et la Clin­ique Pas­teur à Toulouse lan­cent en 2016 des solu­tions nou­velles pour un plus grand con­fort de leurs patients lors du séjour ou lors du retour à domi­cile. Pro­gres­sive­ment, ces clin­iques renouent avec les ser­vices d’entraide qui pré­valait au sein des familles, au sein d’un immeu­ble, ou d’un quarti­er… Des ser­vices certes payants mais qui créent des emplois et réin­tro­duisent des rela­tions humaines au moment où elles sont encore davan­tage néces­saires. Une oppor­tu­nité égale­ment de dis­tribuer des pro­duits bio ou label­lisés Bleu-Blanc-Cœur, de faire tra­vailler des prestataires engagés eux aus­si dans une démarche de développe­ment durable (une blan­chisserie écologique basée sur l’aquanettoyage, etc.), de pro­pos­er un accom­pa­g­ne­ment avec des pro­fes­sion­nels en médecines com­plé­men­taires (sophro­logue, réflex­o­logue, etc.).

Les ser­vices pro­posés par ces concierg­eries se déploient à 360 degrés : press­ing, ser­vices postaux, lavage de voiture, coif­fure, esthé­tique, livraisons de paniers bio, fleurs, pro­duits de para­phar­ma­cie, loca­tion d’un i‑pad, d’une bouil­loire, livrai­son  de jour­naux, mag­a­zines, garde d’enfants, suivi des devoirs, ménage, repas­sage, promen­er et nour­rir les ani­maux domes­tiques. Ou encore des ser­vices utiles au moment de son retour à domi­cile : cours­es, pré­pa­ra­tion de repas, présence la pre­mière nuit, etc.

En savoir plus : www.clinique-pasteur.com ; www.groupeconfluent.fr

Présence de phtalates dans les DM : les bébés de nos maternités attendront !

Les phta­lates sont des per­tur­ba­teurs endocriniens. Leur dan­gerosité est recon­nue par la loi puisqu’ils sont inter­dits dans les matériels de puéri­cul­ture et jou­ets pour les enfants de moins de trois ans. Pour­tant, ils sont présents dans les mater­nités, les ser­vices de néona­t­a­lo­gie, en par­ti­c­uli­er dans les DM dont ils per­me­t­tent la sou­p­lesse néces­saire.
La loi du 24 décem­bre 2012 inter­di­s­ait dans son arti­cle 3, l’utilisation de tubu­lures com­por­tant du DEHP (un des phta­lates) dans les ser­vices de pédi­a­trie, de néona­t­a­lo­gie et de mater­nité à compter du 1er juil­let 2015. Immé­di­ate­ment, des four­nisseurs ont fait con­naître leurs dif­fi­cultés de sub­sti­tu­tion pour de nom­breux dis­posi­tifs comme des sets de cir­cu­la­tion extra-cor­porelle.
Le C2DS a démon­tré l’inverse s’appuyant sur une rapi­de étude du marché français et sur la longue expéri­ence des mater­nités autrichi­ennes et sué­dois­es qui ont élim­iné totale­ment les phta­lates de leur envi­ron­nement.
Toute­fois, un amende­ment a été adop­té lors de l’examen à l’Assemblée nationale du pro­jet de loi relatif à la mod­erni­sa­tion du sys­tème de san­té, qui retarde l’interdiction et en amé­nage les con­di­tions, dont la déf­i­ni­tion du seuil de DEHP. Du point de vue de la loi, nous en sommes là.
« En l’absence de solu­tion thérapeu­tique alter­na­tive, les étab­lisse­ments de san­té devront en tout état de cause délivr­er les soins indis­pens­ables req­uis par les patients (…) Ils sont invités en l’attente de la pub­li­ca­tion de l’arrêté à priv­ilégi­er les tubu­lures com­por­tant la con­cen­tra­tion en DEHP la plus faible pos­si­ble », explique l’instruction de la DGS du 17 juil­let dernier.
À la demande du C2DS, la CAHPP a sol­lic­ité 140 four­nisseurs de DM afin d’obtenir les éti­que­tages sur la con­cen­tra­tion de DEHP. Seuls 40 ont répon­du… qu’ils ne pou­vaient pas répon­dre !
« Il est donc impos­si­ble pour les mater­nités de faire bien ! La sit­u­a­tion est ubuesque et les bébés des mater­nités atten­dront bien… » déclare Olivi­er Toma, prési­dent du C2DS.
Pour le moins, vous avez la pos­si­bil­ité de met­tre en œuvre les 10 éco-gestes de la cam­pagne élaborée par le C2DS et son parte­naire le Réseau envi­ron­nement san­té (RES), « Objec­tif étab­lisse­ment sans per­tur­ba­teurs endocriniens ». www.c2ds.eu