C’est à Stras­bourg, métro­pole verte, que le con­grès de la FHP-MCO/SSR/PSY se déroule aujourd’hui et demain. Développe­ment durable : l’hospitalisation privée aus­si est sur la bonne voie !

Les initiatives


Un nou­v­el essor

Clin­ique de Vil­leneuve d’Ascq (MCO-SSR), Vil­leneuve d’Ascq (59) 

Pio­nnier de la pre­mière heure, et après 10 ans de tra­vail sur les déchets, les éner­gies, les flu­ides, les achats, le comité de développe­ment durable de la Clin­ique de Vil­leneuve d’Ascq redé­ploie une nou­velle poli­tique RSE, ambitieuse et tournée vers le bien-être. « En 10 ans, la notion de développe­ment durable s’estompait un peu, l’intérêt des équipes bais­sait, il fal­lait nous redy­namiser », explique Ludovic Dejans, directeur tech­nique en charge de la com­mis­sion du développe­ment durable. Et voilà que le comité lance le pro­jet de mise en place d’un grand potager pour le ser­vice de réé­d­u­ca­tion nutri­tion­nelle ! Par ailleurs, les équipes tra­vail­lent cette année sur les per­tur­ba­teurs endocriniens et les nui­sances sonores, et afin de favoris­er le bien-être, réfléchissent à l’installation de cap­teurs d’ambiance, des petits boîtiers qui per­me­t­tent de mesur­er le bruit, le taux d’humidité, la qual­ité de l’air, les odeurs, les com­posés organiques volatiles, les vibra­tions. Aux mêmes fins, l’aromathérapie est égale­ment une piste sérieuse­ment explorée. « Amélior­er l’ambiance per­me­t­tra cer­taine­ment de dépres­suris­er un peu les métiers du soin qui sont devenus très con­traig­nants, tout en amélio­rant le vécu des patients », con­clut-il.

 Haro sur les déchets

Clin­ique Super­val­tech (SSR), Saint Estève (66)

La ges­tion des déchets — 14 fil­ières de déchets déjà opéra­tionnelles – est un des points sail­lants du tra­vail de renou­velle­ment de l’enregistrement EMAS, une démarche stratégique et struc­turante choisie par l’établissement. La clin­ique a iden­ti­fié des prestataires locaux, tant pour recy­cler le papi­er ou encore les piles ou les DEEE par une entre­prise à voca­tion sociale, que pour com­pacter le car­ton et le reven­dre en balles. Surtout, la clin­ique a dimin­ué de 25 % ses DASRI. « Il faut savoir ouvrir les poubelles et s’auditer. Nous avons tra­vail­lé avec les hygiénistes et le CLIN pour ajuster les mesures de pré­cau­tion à l’état du patient. Sur les isole­ments sim­ples, on ne met de sur-blous­es et sur-chaus­sures que dans cer­tains cas, sinon les pré­cau­tions stan­dard suff­isent. Aus­si essen­tiel, les hygiénistes sont experts pour savoir où plac­er les poubelles au bon endroit », déclare Gré­go­ry Dan­coisne, respon­s­able qual­ité. Le prochain grand chantier est celui de dimin­uer les 20 tonnes de biodéchets, issus des 230 repas servis quo­ti­di­en­nement. « Nous souhai­te­ri­ons peser les biodéchets sur une ou deux semaines pour con­naître pré­cisé­ment notre pro­duc­tion. Nous envis­ageons aus­si l’achat d’un déshy­dra­teur ou un écodi­ges­teur avec enzymes, qui ne pro­duit pas de vapeur d’eau, con­somme très peu d’électricité, et qui, de plus, pro­duit des engrais pour nos espaces verts. » Le 31 mai, les cuisiniers ont servi un repas com­posé unique­ment de fruits, légumes et viande locaux que les patients et familles ont pu déguster gra­tu­ite­ment par ailleurs, sur les stands tenus par les pro­duc­teurs. « Avec nos actions, nous restons mod­estes mais allons au bout des choses. »

Planter pour mieux guérir

Clin­ique de Mont­beron (PSY), Mont­beron (31)

La Clin­ique de Mont­beron est une clin­ique psy­chi­a­trique engagée au long cours dans une démarche RSE et fait par­tie des quelques étab­lisse­ments de soins qui pro­duisent de l’électricité. Les équipes mènent depuis des années une réflex­ion de fond sur le volet énergie, mais aus­si sur la con­struc­tion, le tri sélec­tif des déchets et les achats, qui ont demandé des change­ments de pra­tiques en interne mais aus­si auprès des four­nisseurs. Côté social, la clin­ique prend soin de ses patients mais aus­si de ses salariés. Béné­fi­ciant d’un cadre excep­tion­nel au nord-est de Toulouse, les patients, sou­vent en séjour de moyenne durée, peu­vent se chang­er les idées en s’adonnant à la botanique dans la serre thérapeu­tique de la clin­ique. Sur­veiller au quo­ti­di­en la crois­sance des semis et ramen­er une plante à la mai­son con­tribue pos­i­tive­ment au bien-être de la per­son­ne et à sa guéri­son. Et tout au long de la semaine européenne du développe­ment durable 2017, le comité DD organ­ise pour les per­son­nels de l’établissement deux heures par jour, un ate­lier de fab­ri­ca­tion de pro­duits cos­mé­tiques et d’entretien à par­tir d’ingrédients naturels… et pass­er ain­si de la théorie à la pra­tique, aus­si à la mai­son.

Le dossier

ROOM 2525®, la cham­bre patient du futur

Out­re-Rhin, à quelques enca­blures du con­grès FHP-MCO/SSR/PSY qui se tient à Stras­bourg jusqu’à demain, le groupe de clin­iques privées alle­mand Askle­pios s’illustre au tra­vers de ses nom­breuses ini­tia­tives et inno­va­tions en développe­ment durable. Plus de deux années de recherche et de développe­ment ont été néces­saires aux pro­fes­sion­nels de soin, ingénieurs, chercheurs et à plus de 20 indus­triels, parte­naires de son pro­gramme de développe­ment durable Green Hos­pi­tal, pour créer Room 2525®, la cham­bre patient du futur. Avant-gardiste dans sa con­cep­tion et son agence­ment, truf­fée d’innovations tech­niques, hyper con­nec­tée, cette cham­bre est testée en live depuis le print­emps 2016 à la clin­ique Saint Wolf­gang à Bad Gries­bach en Bav­ière du Sud. Les inno­va­tions découlant du pro­gramme Green Hos­pi­tal sont ensuite repro­duites dans d’autres étab­lisse­ments du groupe.

La cham­bre com­bine un design mod­erne et élé­gant, des matéri­aux de grande qual­ité, un con­cept de lumière intel­li­gent et un sys­tème acous­tique étudié. L’ensemble con­fère une impres­sion de bien-être et d’espace ouvert et sans hand­i­cap pour le patient. La salle de bain conçue pour la délivrance du soin et respec­tant les règles d’hygiène hos­pi­tal­ière ressem­ble davan­tage à celle chaleureuse d’un hôtel. Inter­con­nec­tée, la cham­bre 2525® per­met d’intégrer les note­books, tablettes et smart­phones dans la com­mu­ni­ca­tion et le soin au quo­ti­di­en mais offre surtout de nou­velles pos­si­bil­ités d’intégration du télé­mon­i­tor­ing et de la télémédecine. Des tech­nolo­gies intel­li­gentes per­me­t­tent au patient de con­trôler la lumière, la cli­ma­ti­sa­tion et de com­mu­ni­quer plus facile­ment, amélio­rant ain­si son séjour à la clin­ique. « Durant leur séjour à l’hôpital, les patients veu­lent être pris en charge dans un envi­ron­nement pro­fes­sion­nel et com­pé­tent, qui prend en compte leur bien-être physique et psy­chique. Le con­fort, la sécu­rité, la préser­va­tion de l’intimité, les ser­vices hôte­liers devi­en­nent de plus en plus impor­tants », explique le Dr Wolf­gang Sit­tel, directeur du départe­ment con­struc­tion et archi­tec­ture au sein du groupe Askle­pios.

Le groupe Askle­pios en chiffres :
2e groupe de clin­iques privées alle­mand
150 étab­lisse­ments
2,2 mil­lions de patients
45 000 salariés