Les initiatives

Unis dans l’effort

Cen­tre Médi­co-Chirur­gi­cal
Les Cèdres, Brive-la-Gail­larde (19)

Rassem­bler les acteurs de la clin­ique autour d’ac­tiv­ités sportives ou de bien-être, objec­tif atteint pour l’Asso­ci­a­tion sportive les Cèdres sport san­té, née en mai 2017, et qui compte déjà 90 adhérents. Créée sous l’impulsion de la direc­trice du CMC Les Cèdres, Isabelle Biel­li-Nadeau, l’as­so­ci­a­tion veut pren­dre soin de la san­té du per­son­nel. En tis­sant des liens extra-pro­fes­sion­nels, sans dis­tinc­tion de fonc­tion, elle par­ticipe aus­si au bien-être au tra­vail. Salariés, libéraux, infir­miers, bran­car­diers, médecins, agents, prestataires, tous et toutes peu­vent se retrou­ver dans la salle prêtée par l’établissement, le temps par exem­ple d’une séance de sophrolo­gie conçue pour appren­dre à se déten­dre au tra­vail. Pour les matchs de hand­ball ou de bad­minton, direc­tion le gym­nase voisin. Les jeud­is, c’est le Dr Marc Quil­lot, chirurgien et prési­dent de l’association, qui encadre les bap­têmes de plongée. Spéléo, escalade, le choix est vaste, il suf­fit de con­sul­ter le site créé par Patrick Bouch­er, vice-prési­dent de l’association. Pour cet aide-opéra­toire, « les valeurs pri­mor­diales sont l’engagement et la sol­i­dar­ité ». Il invite les respon­s­ables des activ­ités à fix­er un objec­tif annuel, comme la par­tic­i­pa­tion, en équipe, au marathon de Bor­deaux.
Sur les mail­lots récem­ment livrés se côtoient les logos de l’établissement, du groupe, de la ville de Brive, du départe­ment, mais aus­si d’une entre­prise locale, parte­naire de la clin­ique. Des mail­lots que l’on ver­ra aus­si lors des évène­ments sportifs organ­isés au prof­it de cam­pagnes de sen­si­bil­i­sa­tion. Des mail­lots que les adhérents porteront haut, et loin, mais tou­jours ensem­ble.

Le man­age­ment de l’énergie : un pilotage de pré­ci­sion

Poly­clin­ique de Saint-Pri­vat,
Bou­jan-sur-Libron (34)

L’établissement s’est intéressé au développe­ment durable dans le cadre plus large de la RSE, en ini­tiant une démarche ISO 26000 dès 2011. Un pre­mier pas, comme l’explique Yves Chate­lard, directeur. « Ça nous a don­né envie d’aller plus loin, et à l’occasion de la cam­pagne ‘Two for ten’ du C2DS nous avons réal­isé un bilan énergé­tique. Puis nous avons signé avec Dalkia un con­trat de per­for­mance énergé­tique. Notre but était de réduire en 5 ans notre con­som­ma­tion élec­trique de 5 % et celle de gaz de 12 %. Objec­tif atteint dès 2016 pour l’électricité, en investis­sant dans des sys­tèmes de régu­la­tion pour la cli­ma­ti­sa­tion et le chauffage, et pour réduire l’énergie con­som­mée par les cen­trales de traite­ment d’air du bloc opéra­toire. Le recy­clage d’air y est arrêté de 22h à 6h, mais les niveaux de sur­pres­sion régle­men­taires sont con­servés. Quant au gaz, notre con­som­ma­tion a bais­sé de 48 %. Les calo­ries émis­es par les échappe­ments des chaudières, et par les groupes froids, sont récupérées pour la pro­duc­tion d’eau chaude. En été, nous sommes en auto­con­som­ma­tion ». À not­er que les indi­ca­teurs tien­nent compte des degrés-jours, donc des vari­a­tions cli­ma­tiques, mais aus­si de l’activité.
Ce fin pilotage de l’énergie est facil­ité par la démarche de cer­ti­fi­ca­tion ISO 50001 — rel­a­tive au man­age­ment de l’énergie — entre­prise en par­al­lèle depuis 2015. Cette norme per­met d’améliorer la per­for­mance énergé­tique, de réduire les coûts, et exonère les étab­lisse­ments de réalis­er l’audit énergé­tique devenu oblig­a­toire. La Poly­clin­ique est l’un des rares étab­lisse­ments de san­té cer­ti­fiés ISO 50001.

Les 1 000 pre­miers jours

Hôpi­tal privé Le Bois, Lille (59)

La mater­nité pro­pose main­tenant 10 cham­bres « Eco­fam­i­ly », fraîche­ment rénovées. Pro­téger les mamans et nou­veau-nés con­tre les pol­lu­ants, c’est une pri­or­ité portée par le Dr Del­phine Menet, pédi­a­tre, et toute l’équipe médi­cale et paramédi­cale. La direc­tion a donc choisi d’investir pour réduire au max­i­mum l’exposition aux éma­na­tions tox­iques. Nathalie Dud­er­mel, sage-femme, nous présente ces cham­bres écologiques : « Les pein­tures, les sols et les colles présentes dans les meubles affichent une teneur en com­posés organiques volatiles très en deçà des normes. Très résis­tants à l’usure, ils libèrent peu de par­tic­ules. La ven­ti­la­tion mécanique à dou­ble flux assainit l’air en per­ma­nence ». Les échan­til­lons de cos­mé­tiques remis aux par­ents ont aus­si été passés au crible. Pour pro­téger durable­ment les nou­veau-nés, des ate­liers « Femmes enceintes envi­ron­nement san­té » sont par ailleurs pro­posés aux futurs par­ents dès la grossesse. Toutes les nui­sances ont été traquées, dont le bruit. Dans les cham­bres et couloirs, des pla­fonds acous­tiques améliorent le con­fort des par­ents et du per­son­nel. Enfin, les pla­fon­niers à LED et les stores semi-occul­tants dif­fusent une lumière adoucie.
Pour aller plus loin, les pistes ne man­quent pas. À terme, le prestataire qui assure le net­toy­age devrait utilis­er des pro­duits éco-labélisés. Le choix d‘une blan­chisserie « pro­pre » ou de tubu­lures sans phta­lates sont aus­si à l’étude. Si les par­ents appré­cient la déco­ra­tion pim­pante et cosy des cham­bres, ils savent que l’essentiel n’est pas vis­i­ble, comme ces pol­lu­ants qui doivent, ici comme chez eux, être ban­nis pen­dant les 1 000 pre­miers jours de vie de leur enfant.

 

Le dossier

États généraux de l’alimentation :
les clin­iques sont con­cernées

Annon­cés par le prési­dent de la République en juin dernier, les États généraux de l’alimentation se sont tenus en décem­bre. Les objec­tifs sont ambitieux et visent, à long terme, à relancer la créa­tion de valeur et à en assur­er une répar­ti­tion équitable. Il s’agit de per­me­t­tre aux agricul­teurs de vivre digne­ment de leur tra­vail, d’accompagner la trans­for­ma­tion des mod­èles de pro­duc­tion, et de pro­mou­voir les choix de con­som­ma­tion priv­ilé­giant une ali­men­ta­tion saine, sûre et durable.

L’alimentation est un levi­er essen­tiel de la RSE. Sur ce dernier point les étab­lisse­ments de san­té, plus grand restau­rant de France, ouvert 365 jours par an, ont un rôle majeur à jouer. Les ini­tia­tives se mul­ti­plient dans les clin­iques : pro­duits de sai­son, bio, fruits et légumes issus de jardins cul­tivés sur site ou de pro­duc­teurs locaux, menus bas car­bone, process renou­velés pour réduire le gaspillage ali­men­taire. L’alimentation, déter­mi­nant fort de san­té, est enfin un pre­mier « geste » de san­té pra­tiqué par de nom­breuses équipes soignantes, bien au-delà du fonc­tion­nement stan­dard du CLAN.

Cer­taines actions retenues par les États généraux de l’alimentation con­cer­nent les étab­lisse­ments de san­té :

  • L’approvisionnement de la restau­ra­tion col­lec­tive devra com­pren­dre, en 2022, 50 % de pro­duits sous le signe de la qual­ité ou locaux, dont 20 % de pro­duits issus de l’agriculture biologique.
  • Le gaspillage ali­men­taire sera ajouté comme l’un des volets pos­si­bles de la respon­s­abil­ité sociale des entre­pris­es.
  • L’obligation de dons des excé­dents ali­men­taires à des asso­ci­a­tions d’aide ali­men­taire sera éten­due aux étab­lisse­ments de restau­ra­tion col­lec­tive et aux indus­tries agroal­i­men­taires, au-delà d’un seuil à déter­min­er.
  • La préven­tion, com­prenant l’alimentation comme un déter­mi­nant majeur de la san­té, sera revue en tra­vail­lant avec l’ensemble des par­ties prenantes pour val­oris­er les com­porte­ments ali­men­taires sains.
  • Les out­ils nationaux de pro­gram­ma­tion (PNA / PNNS / PNSE) seront mieux artic­ulés dès mi-2018.