Faites le plein d’idées pour recycler, rénover, vous déplacer…

L’Or­gan­i­sa­tion des Nations Unies déclarait en 1992 le 22 mars de chaque année, la « Journée mon­di­ale de l’eau ». Plus de 20 après, l’al­i­men­ta­tion en eau potable à tra­vers le monde n’est pas encore assurée partout, loin s’en faut, et de nom­breuses zones agri­coles souf­frent encore d’une ali­men­ta­tion en eau médiocre, source de mal­adies et nuis­i­ble au développe­ment.

Les initiatives

Brigitte et Vin­cent ont fait le tour du Monde ensem­ble !

Poly­clin­ique Saint Côme, Com­piègne (60)

Brigitte Duval est la direc­trice du Cen­tre Hos­pi­tal­ier Inter­com­mu­nal de Com­piègne Noy­on et déléguée régionale FHF Picardie, et Vin­cent Ves­selle dirige la Poly­clin­ique Saint Côme à Com­piègne et pré­side la FHP Picardie. Depuis 10 ans, Brigitte et Vin­cent cov­oiturent pour se ren­dre aux nom­breuses réu­nions régionales de l’ARS et des dif­férentes instances et réseaux régionaux, etc. aux­quelles de fait, représen­tant les deux grandes fédéra­tions hos­pi­tal­ières, ils sont invités.

Les secteurs pub­lic et privé font donc la route ensem­ble ! « Quand l’organisateur de la réu­nion voit l’un, il sait qu’il peut démar­rer car l’autre n’est pas loin. Tout le monde con­naît nos habi­tudes de co-voiturage ! La route est longue jusqu’à Amiens et désor­mais jusqu’à Lille depuis la créa­tion de la nou­velle région Hauts-de-France, c’est donc une excel­lente façon de prof­iter de ce temps de voy­age pour échang­er sur des dossiers, débat­tre des sujets à l’ordre du jour de la réu­nion, bref de tra­vailler en bonne intel­li­gence tout en réal­isant un geste éco-citoyen et des économies », s’enthousiasme Vin­cent Ves­selle.

Éco­los et malins avant l’heure, ensem­ble, ils ont par­cou­ru plus de 50 000 km en 10 ans, soit plus que le tour de la Terre. « Mais notons que c’est tou­jours moi qui con­duit ! », con­clut-il avec un clin d’œil.

 

Les biodéchets, un bien pré­cieux

Clin­ique de l’Estrée, Stains (93)

La Clin­ique de l’Estrée, forte­ment ancrée sur son ter­ri­toire, a choisi pour la ges­tion de ses biodéchets de « trans­former les con­traintes en énergie pos­i­tive» en s’alliant à l’entreprise Moulinot, entre­prise locale agréée sol­idaire et d’u­til­ité sociale. Elle col­lecte depuis 2013 les biodéchets de restau­rants, col­lec­tiv­ités et étab­lisse­ments de soins de la région parisi­enne, pour les trans­former en biogaz et com­post. « Nous pro­duisons 45 tonnes de biodéchets par an, ce n’est pas nég­lige­able, et nous avons aus­si une oblig­a­tion citoyenne à trou­ver des solu­tions. Ce qui nous a séduits en optant pour notre prestataire actuel, c’est de con­tribuer au développe­ment d’une entre­prise sociale et locale qui emploie onze per­son­nes, dont cer­taines étaient éloignées de l’emploi, tout en rem­plis­sant nos oblig­a­tions régle­men­taires. Par ailleurs, notre con­tri­bu­tion favorise l’émergence d’innovations. Cette entre­prise est en passe d’obtenir les autori­sa­tions pour pro­duire du com­post haut de gamme à l’aide du lom­bri­com­postage, ce qui est une pre­mière en France à cette échelle. À terme, la vente de ce com­post pour­rait bien faire baiss­er les coûts, ce serait faire d’une pierre deux coups », explique Patrick Orhan, respon­s­able des achats et en charge du pro­jet.

 

L’enregistrement EMAS revalidé pour 3 ans

Clin­ique Saint-Roch, Cam­brai (59)

« EMAS (Eco-Man­age­ment and Audit Scheme) est pour nous un moyen de béné­fici­er d’un regard extérieur sur notre organ­i­sa­tion, celui d’un organ­isme indépen­dant, afin de mieux juger du car­ac­tère opéra­tionnel de notre sys­tème de man­age­ment envi­ron­nemen­tal », déclare Fabi­en Leloir, ges­tion­naire des risques et qualiti­cien, en charge des ques­tions de développe­ment durable. L’enregistrement renou­velé fin 2016, c‘est aus­si et surtout la recon­nais­sance du tra­vail accom­pli sans relâche depuis huit ans et de la ténac­ité des équipes. « Au fil de l’eau, année après année, bilan car­bone aprés bilan car­bone, nous avons mis en place des indi­ca­teurs qui nous ont per­mis de définir des objec­tifs et axes d’amélioration. Nous avons des objec­tifs à moyen et long ter­mes. Nous souhaitons amélior­er nos per­for­mances d’une année sur l’autre, en revanche, pour ce qui est de la réduc­tion de notre empreinte car­bone, qui est une pri­or­ité pour nous, c‘est for­cé­ment un tra­vail à long terme. » Le Dr Joël Cliche, prési­dent fon­da­teur de la clin­ique Saint Roch, souhaite emmen­er ses équipes encore plus loin dans la démarche RSO avec la mise en place de la démarche ISO 26 000, suite logique de l’enregistrement EMAS. Une pre­mière éval­u­a­tion devrait avoir lieu courant 2018.

Actuelle­ment en France, une dizaine d‘établissements de san­té et d’accueil de per­son­nes âgées sont enreg­istrés EMAS. Deux ont obtenu la norme sur la respon­s­abil­ité socié­tale des organ­i­sa­tions ISO 26 000

Le dossier

Le 21 mars, c’est le print­emps.
Veiller à la qual­ité de l’air extérieur

En France, la pol­lu­tion atmo­sphérique con­cerne directe­ment 60 % de la pop­u­la­tion. Elle est respon­s­able de près de 42 000 décès pré­maturés chaque année, soit une perte moyenne d’espérance de vie de 8,2 mois pour un coût éval­ué à 20,3 mil­liards d’euros annuels.

L’essentiel de l’impact san­i­taire est lié à la « pol­lu­tion de fond » (lorsque les seuils ne sont pas dépassés). Toute­fois, les pics de pol­lu­tion ont un impact sig­ni­fi­catif sur les pop­u­la­tions les plus frag­iles.

Un focus réal­isé par l’ARS Nou­velle-Aquitaine

« Les étab­lisse­ments san­i­taires et médi­co soci­aux, trop sou­vent con­sid­érés comme seule­ment acteurs de soins, sont égale­ment un piv­ot de la poli­tique de san­té publique qu’ils doivent déploy­er en leur sein auprès des usagers et de leur per­son­nel. À cet égard ils doivent se mon­tr­er exem­plaires dans la mise en œuvre des principes de développe­ment durable en par­tic­i­pant notam­ment à la diminu­tion de l’impact de leurs activ­ités sur l’ensemble des fac­teurs envi­ron­nemen­taux », déclare Jean Jaouen, directeur de la san­té publique à l’ARS Nou­velle-Aquitaine.

En pro­longe­ment du PNSE3, cinq thèmes ont été iden­ti­fiés :
1/ Sup­pres­sion de l’usage de pro­duits phy­tosan­i­taires
2/ Réduc­tion de la présence de végé­taux émet­teurs de pol­lens aller­gisants
3/ Lutte con­tre les gîtes lar­vaires de mous­tiques sur site
4/ Créa­tion et expéri­men­ta­tion de jardins thérapeu­tiques
5/ Infor­ma­tion sur la qual­ité de l’air extérieur

Pourquoi agir ?

En France, les pol­lens sont respon­s­ables de réac­tions allergiques chez 10 à 20 % de la pop­u­la­tion. Com­muné­ment nom­mé « rhume des foins », il se man­i­feste par des rhinites, des con­jonc­tivites ou de l’asthme allergiques. Les réac­tions allergiques sont exac­er­bées en cas d’exposition mar­quée à la pol­lu­tion atmo­sphérique.

Le change­ment cli­ma­tique allonge les péri­odes d’émission des espèces végé­tales respon­s­ables. Aucune oblig­a­tion régle­men­taire n’existant à ce jour, il s’agit par con­séquent de démarch­es volon­taires de préven­tion.

Les espèces suiv­antes sont par­ti­c­ulière­ment à sur­veiller : cyprès, boulot, pla­tane, gram­inées, ambroisie.

Com­ment agir dans son étab­lisse­ment ?

  • Effectuer un diag­nos­tic per­me­t­tant d’identifier les espèces présentes à sur­veiller et ain­si de con­naître les péri­odes de pollini­sa­tion référencées.
  • Choisir une végé­ta­tion orne­men­tale adap­tée : essences locales, var­iées, de préférence non aller­gisantes.
  • Rem­plac­er les espèces végé­tales les plus aller­gisantes par des espèces non aller­gisantes de préférence indigènes.

Dif­fuser au moins en temps réel l’information rel­a­tive aux pics d’émissions de pol­lens présents locale­ment auprès des usagers et du per­son­nel. L’objectif étant de per­me­t­tre l’ajustement des com­porte­ments y com­pris médi­caux.

Rap­pel régle­men­taire

L’arrêté du 20 août 2014 relatif aux recom­man­da­tions san­i­taires en vue de prévenir les effets de la pol­lu­tion de l’air sur la san­té définit les mes­sages san­i­taires à dif­fuser en fonc­tion de la nature de la pol­lu­tion et des con­textes locaux pour cer­tains pol­lu­ants (par­tic­ules de taille inférieure à dix micromètres (PM10), dioxyde d’azote (NO2), dioxyde de soufre (SO2), ozone (O3).

L’ARS trans­met aux étab­lisse­ments les infor­ma­tions à com­mu­ni­quer auprès des per­son­nes sen­si­bles et vul­nérables présentes dans la struc­ture.

L’arrêté du 27 juin 2011 inter­dit l’utilisation de pro­duits con­sid­érés dan­gereux « dans des lieux fréquen­tés par le grand pub­lic ou des groupes de per­son­nes vul­nérables ».

La loi de tran­si­tion énergé­tique pour la crois­sance verte (2015) inter­dit l’utilisation de cer­tains pes­ti­cides dans l’ensemble des espaces publics à compter du 1er jan­vi­er 2017. Quelques rares pro­duits ne présen­tant pas de risque tox­i­cologique (cf. arrêté du 10 mars 2016 déter­mi­nant les phras­es de risque visées au pre­mier alinéa de l’article L. 253–7‑1 du code rur­al et de la pêche mar­itime), étant « à faible risque » (classe­ment éco­tox­i­cologique unique­ment) ou admis dans le cadre de l’agriculture biologique restent autorisés dans les lieux cités.

La DGS a pub­lié le 16 avril 2015 une instruc­tion rel­a­tive à la mise en œuvre du plan anti-dis­sémi­na­tion du chikun­gun­ya et de la dengue qui indique les mesures de préven­tion que doivent adopter les étab­lisse­ments de san­té.

Dossier réal­isé avec le C2DS et à par­tir du doc­u­ment co-pro­duit par l’ARS Nou­velle-Aquitaine et le C2DS.