Les initiatives

 


100 000 menus bas car­bone

Clin­ique Pas­teur, Toulouse (31)

En 2015, le temps d’une journée d’engagement lors de la COP 21, les 1 200 repas bas car­bone pré­parés par la Clin­ique Pas­teur pour les patients et per­son­nels ont lit­térale­ment fait un effet bœuf (ou plutôt anti-bœuf, sachant que cette viande est la source de pro­téine la plus pol­lu­ante). En 2016 s’est for­mé un col­lec­tif de restau­ra­tion col­lec­tive de la ville de Toulouse afin d’é­ten­dre ce dis­posi­tif dans plusieurs restau­rants d’en­tre­pris­es et can­tines sco­laires. 40 000 repas bas car­bone furent alors servis. En 2017, ce sont 100 000 repas bas car­bone qui seront pré­parés le 1er juin à l’oc­ca­sion de la semaine européenne du développe­ment durable. Cette opéra­tion soutenue par l’Ademe est menée avec le Grand Toulouse. Au menu : salade avec un petit légume type radis, poulet ou tru­ite avec une purée de légume et fruit ou com­pote en dessert. « La par­tie restau­ra­tion pèse lourd dans notre bilan car­bone », explique Olivi­er Col­let, référent de la cel­lule Développe­ment durable à la Clin­ique Pas­teur. « Avec l’aide de l’agence Pri­mum, nous avons repris tous nos menus pour en cal­culer l’empreinte car­bone. Puis, avec nos parte­naires, nous avons créé une mar­que : le menu 2foisBON, BON pour la san­té et BON pour la planète, afin de favoris­er la mise en place de nou­velles pra­tiques d’al­i­men­ta­tion respon­s­able. Nous voulons mon­tr­er que nos actions sont trans­pos­ables, mais par­fois elles nous dépassent ! »

*Fil Vert du 08 décem­bre 2015 : « Pour affirmer leurs engage­ments, les clin­iques Pas­teur, Médi­pole Garonne, Saint Exupéry, Sar­rus Teinturiers/Saint Nico­las et Monié/Minimes, met­taient en place un « menu bas car­bone », avec 2300 repas servis, pour rem­plac­er le menu de base du déje­uner jeu­di 3 décem­bre 2015. »

http://www.2foisbon.fr/
https://www.facebook.com/Menu-2-fois-BON

L’aventure EMAS con­tin­ue

Clin­iques Saint-Roch et Clementville, Mont­pel­li­er (34)

Attes­tant d’un engage­ment au long cours, les clin­iques Saint-Roch et Clementville vien­nent con­join­te­ment de renou­vel­er leur enreg­istrement EMAS* pour 3 ans et font ain­si par­tie de la petite dizaine d’établissements de san­té et médi­co-soci­aux actuelle­ment enreg­istrés en France. Selon Alain Lorente, directeur adjoint de la Clin­ique Saint-Roch, « dès les pre­miers coups de cray­on pour notre nou­v­el étab­lisse­ment inau­guré en 2016, notre sen­si­bil­i­sa­tion au développe­ment durable acquise avec EMAS nous a per­mis de tout pren­dre en compte, à savoir l’éco-construction, la qual­ité envi­ron­nemen­tale des matéri­aux util­isés, la lumi­nosité — la plu­part des pièces sont ajourées, y com­pris les blocs opéra­toires — mais aus­si la qual­ité de vie au tra­vail, avec notam­ment une atten­tion par­ti­c­ulière aux déplace­ments des col­lab­o­ra­teurs, ain­si que des aspects tech­niques qui se traduisent par des procédés inno­vants et économes.» Le groupe OC San­té, riche des efforts et suc­cès de ses deux étab­lisse­ments pilotes souhaite main­tenant déploy­er le label EMAS sur d’autres étab­lisse­ments du groupe.

*EMAS (Eco-Man­age­ment and Audit Scheme) est un sys­tème européen de man­age­ment et d’audit envi­ron­nemen­tal à par­tic­i­pa­tion volon­taire pour l’évaluation et l’amélioration des per­for­mances envi­ron­nemen­tales des organ­i­sa­tions.

Axes de tra­vail pri­or­i­taires choi­sis par les Clin­iques Saint-Roch et Clementville : la réduc­tion des impacts envi­ron­nemen­taux, la pro­mo­tion de la qual­ité de la vie au tra­vail et la réduc­tion des coûts.

Plus que du cov­oiturage

Hôpi­tal Privé Nord Parisien, Sar­celles (95)

Cela fait cinq ans qu’une douzaine de patients du cen­tre d’hémodialyse de l’Hôpital privé Nord Parisien font ambu­lance com­mune. Les raisons pour adopter le trans­port simul­tané de plusieurs patients sont mul­ti­ples : réduire le nom­bre de trans­ports donc le coût pour l’Assurance mal­adie, lim­iter la pro­duc­tion de gaz à effet de serre, créer des liens entre les patients. Pour l’HPNP, adhérent de la pre­mière heure à la cam­pane « 2for10 » de réduc­tion des gaz à effet de serre à hau­teur de 20 % d’ici 2020, objec­tif actuelle­ment large­ment dépassé, encour­ager le cov­oiturage des patients est dès l’origine motivé par la volon­té de dimin­uer les émis­sions issues des trans­ports patients. Le prestataire de trans­port san­i­taire joue par ailleurs pleine­ment le jeu du trans­port partagé et pro­pre, puisqu’il vient de faire l’acquisition de deux véhicules élec­triques et forme ses ambu­lanciers à l’éco-conduite. De même, l’HPNP réflé­chit actuelle­ment à des solu­tions pour réduire le nom­bre de véhicules cir­cu­lant aux abor­ds de l’établissement.

 

Le dossier

Des poches de sang sans PVC, c’est pour bien­tôt !

Depuis leur intro­duc­tion dans les années 50, les poches de sang sont en PVC et con­ti­en­nent des phta­lates. Ces per­tur­ba­teurs endocriniens ont été inté­grés ini­tiale­ment pour assou­plir le plas­tique. Eton­nam­ment, ils con­courent aus­si à sta­bilis­er les glob­ules rouges dans les poches de sang !

Lancé en 2011, le pro­jet « PVC free blood bag » (poches de sang sans PVC) est financé par l’U­nion Européenne et mené par l’institut sué­dois Jegre­lius Insti­tute for Applied Green Chem­istry, avec l’hôpital uni­ver­si­taire Karolin­s­ka (SE), les entre­pris­es Melitek (Dk), Wipak (Fi), Pri­mo Pro­file (Pl), Haemotron­ic (It). Il vise à met­tre au point des poches de sang sans PVC répon­dant à l’ensemble des exi­gences essen­tielles de sécu­rité et de cer­ti­fi­ca­tion. Ce pro­jet arrive à son terme et un rap­port final sera pub­lié courant 2017.

Il a été observé que les phta­lates con­tenus dans les poches de sang se dis­so­cient du plas­tique et migrent dans l’organisme pen­dant la trans­fu­sion. La quan­tité ain­si relâchée dépend du temps de con­ser­va­tion, de la tem­péra­ture, de la con­cen­tra­tion en lipi­des, etc. Aus­si, au cours de ce pro­jet, des films plas­tiques en poly­oléfine ont été pro­duits et un pre­mier pro­to­type de poche de sang vient d’être testé à l’hôpital uni­ver­si­taire Karolin­s­ka de Stock­holm.

Les pre­miers résul­tats sont promet­teurs. Des poches de sang sans PVC exis­tent d’ores et déjà, mais des tests sup­plé­men­taires devront être effec­tués pour sélec­tion­ner un meilleur addi­tif, les deux testés ne rem­plis­sant pas leur mis­sion de con­serv­er les glob­ules rouges jusqu’à 42 jours.

L’objectif suiv­ant pour l’organisme por­teur du pro­jet sera de soutenir la demande en poches de sang sans PVC à l’issue de la phase pilote. « Nous avons besoin du sou­tien des organ­i­sa­tions et asso­ci­a­tions et de toutes les par­ties prenantes engagées dans le domaine de la san­té pour pro­mou­voir cette nou­velle tech­nolo­gie, que nous pen­sons majeure dans la défense d’une san­té durable pour les patients », souligne Lena Stigh, chef de pro­jet. « Une demande man­i­feste et soutenue des étab­lisse­ments de san­té pour des poches de sang sans PVC facilit­erait grande­ment la ques­tion de la pro­duc­tion à grande échelle et de sa com­mer­cial­i­sa­tion. D’autre part, une évo­lu­tion de la lég­is­la­tion au niveau européen sur les per­tur­ba­teurs endocriniens, c’est-à-dire leur sup­pres­sion pro­gres­sive dans les dis­posi­tifs médi­caux, serait de nature à favoris­er la com­mer­cial­i­sa­tion des poches de sang sans PVC. »

Il faut not­er que jusqu’alors, aucun des nom­breux pro­jets ini­tiés en Europe et aux États-Unis n’a réus­si à élim­in­er les poches de sang en PVC.

http://www.pvcfreebloodbag.eu/