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Le tri pour la val­ori­sa­tion des déchets de papi­er de bureau — déchets d’im­primés papi­er, d’en­veloppes et de pochettes postales, de papiers à usage graphique — est oblig­a­toire depuis jan­vi­er 2017 pour les implan­ta­tions regroupant plus de 50 per­son­nes.
Pour mémoire, si votre implan­ta­tion regroupe plus de 100 per­son­nes, vous devez tri­er ces déchets depuis juil­let 2016, et les implan­ta­tions de moins de 50 per­son­nes ont jusqu’à jan­vi­er 2018 pour s’y met­tre.
Pour plus de détails : sous-sec­tion 2 de la sec­tion 3 du décret n° 2016-288 du 10 mars 2016 por­tant divers­es dis­po­si­tions d’adap­ta­tion et de sim­pli­fi­ca­tion dans le domaine de la préven­tion et de la ges­tion des déchets.

Les initiatives

Réduc­tion à la source de déchets

Hôpi­tal privé Saint Claude, Saint-Quentin (02)

C’est par un cadeau que la sup­pres­sion des gob­elets en plas­tique a démar­ré : celui de tass­es lavables offertes par le CE à l’ensemble des salariés. Le Comité de développe­ment durable créé en 2015 et la direc­tion décidaient d’éliminer tous les gob­elets en plas­tique jeta­bles util­isés par les patients et les per­son­nels. Une anec­dote ? Non, une démarche struc­turée de réduc­tion à la source des déchets et qui a com­mencé par celui du papi­er. « Toutes les imp­ri­mantes ont été re-paramétrées en impres­sion rec­to-ver­so et chaque ser­vice, bureau de prati­cien, secré­tari­at, dis­posent de col­lecteurs de papi­er qui est ensuite recy­clé par une entre­prise sociale qui crée des emplois à des per­son­nes en sit­u­a­tion de réin­ser­tion », explique Julie Decamps, respon­s­able assur­ance qual­ité.
Par ailleurs, depuis qua­tre ans, le comité organ­ise avec le CHSCT une semaine du bien-être au tra­vail, dev­enue trimestrielle, et pro­pose des séances de réflex­olo­gie, sophrolo­gie, de bien-être nutri­tion­nel. « Ces moments de bien-être favorisent une meilleure ambiance de tra­vail et lim­i­tent le stress. Ils sont très appré­ciés par le per­son­nel ». Prochain ren­dez-vous en mars avec des séances de shi­at­su et mas­sages ori­en­taux.

 

Les opéra­tions de cataracte coû­tent en CO2 400 fois le tour de la Terre en avion

Poly­clin­ique Saint Roch, Cabestany (66)

Avec env­i­ron 650 000 inter­ven­tions en France de la cataracte, cet acte chirur­gi­cal a une empreinte envi­ron­nemen­tale mas­sive. « L’œil est un organe qui mesure 2 cm à peine et lorsque l’on opère une cataracte, on sort du bloc opéra­toire plusieurs sacs de déchets. J’ai voulu analyser ce para­doxe et voir si en mod­i­fi­ant nos com­porte­ments, on ne pou­vait pas réduire ce vol­ume de déchets », déclare le Dr Serge Zalus­ki, chirurgien ophal­mo­logue à la Poly­clin­ique Saint Roch à Cabestany dans les Pyrénées-Ori­en­tales.
Avec le sou­tien du C2DS et de sa fil­iale Pri­mum Non Nocere, le Dr Zalus­ki mesurait l’empreinte car­bone de cet acte de soin et pesait tous les pro­duits et dis­posi­tifs médi­caux util­isés : 1,5 kg de DASRI, 830 g de déchets assim­ilés aux ordures ménagères, 340 g de car­tons, 63 kWh ont été néces­saires ain­si que 124 litres d’eau. Le bilan d’émission de gaz à effet de serre s’élève à 17,45 kg équiv­a­lent CO2 par opéra­tion.
L’équipe de la Cardiff Eye Unit au Pays de Galles a réal­isé le même exer­ci­ce en inté­grant les déplace­ments du patient et des soignants en amont et en aval de l’opération et obtient un bilan de 181,8 kg équiv­a­lent CO2 (soit plus de 10 fois plus).
Une démarche « d’éco-conception » des soins est ain­si en train de naître !

 

Mieux séquencer le rejet des efflu­ents en dial­yse

Cen­tre de Dial­yse Nephro­Care, Béziers (34)

La con­ven­tion spé­ciale de déverse­ment (CSD) con­clue entre Nephro­Care Béziers et sa Com­mu­nauté de com­munes d’implantation est la plus anci­enne des con­ven­tions signées au sein de Nephro­Care.
Dans le cadre du suivi de cette con­ven­tion et en parte­nar­i­at avec l’ARS, le Cen­tre Nephro­Care Béziers a réé­val­ué ses pra­tiques en matière de ges­tion des efflu­ents, explique Georges Ben­dine, directeur qual­ité et envi­ron­nement Fre­se­nius Med­ical Care France. « Nous avons fait analyser les efflu­ents par une entre­prise spé­cial­isée. Le relevé des débits, tem­péra­ture et pH, a été réal­isé toutes les min­utes pen­dant 24h d’activité. Nous en avons con­clu qu’en mod­i­fi­ant cer­taines pra­tiques organ­i­sa­tion­nelles, comme celles de pro­gram­mer les dés­in­fec­tions ther­mochim­iques des sys­tèmes de thérapie et en les éch­e­lon­nant la nuit en dehors des péri­odes d’activité, nous pou­vions éviter les pics d’acidité et de chaleur dif­fi­ciles à gér­er par les sta­tions d’épuration des eaux usées. »
Ces actions ont ain­si per­mis de sat­is­faire les exi­gences envi­ron­nemen­tales de la con­ven­tion. La ges­tion des efflu­ents est aujourd’hui mieux cadencée. Des change­ments sim­ples de pra­tiques qui se révè­lent dou­ble­ment intéres­sants aus­si pour les Com­mu­nautés de com­munes et les cen­tres de retraite­ment des eaux usées. Un avenant à la CSD a été signé et un groupe de tra­vail spé­ci­fique « Efflu­ents » a été ini­tié au sein de Nephro­Care afin de s’emparer de ces prob­lé­ma­tiques et de partager les solu­tions qui seront mis­es en œuvre.

Le dossier

Le dioxyde de titane, une bombe à retarde­ment ?

Une étude de l’In­sti­tut nation­al de la recherche agronomique (Inra) menée sur des ani­maux et pub­liée fin jan­vi­er mon­tre que l’ex­po­si­tion orale au dioxyde de titane (E171), est sus­cep­ti­ble d’en­traîn­er des effets sur la san­té.

Sous forme nanopar­tic­u­laire, le dioxyde de titane (TiO2) est incor­poré à de nom­breux pro­duits de la vie quo­ti­di­enne, comme les cos­mé­tiques, les den­ti­frices, les crèmes solaires et divers­es for­mu­la­tions phar­ma­ceu­tiques, mais aus­si les pein­tures, ciments, colles, faux pla­fonds, car­relages, revête­ments de sol, etc. Dès 2006, le Cen­tre inter­na­tion­al de recherche sur le can­cer (CIRC) a classé le TiO2 comme « can­cérigène pos­si­ble pour l’homme » (2B).

Même si les sci­en­tifiques soulig­nent que leurs résul­tats ne sont pas directe­ment trans­pos­ables à l’homme, il s’agit d’une sérieuse alerte san­i­taire à l’adresse des con­som­ma­teurs, des pou­voirs publics et des pro­fes­sion­nels de san­té.

En 2011, Que Choisir écrivait déjà : « Avec le dioxyde de titane, on se retrou­ve dans la même sit­u­a­tion qu’avec l’ami­ante il y a 40 ans » et le C2DS aler­tait le min­istère de la San­té sur la présence mas­sive à l’hôpital de pro­duits con­tenant du dioxyde de titane sous forme nanopar­tic­u­laire. Le nanomatéri­au peut être absorbé par voie diges­tive, cutanée ou res­pi­ra­toire.