La RSE en action dans les clin­iques et hôpi­taux privés

À l’heure où la Con­férence des Par­ties (COP 30) se déroule au Brésil, les étab­lisse­ments de san­té MCO affir­ment leur volon­té de par­ticiper pleine­ment à la tran­si­tion écologique. Engagés dans une démarche ambitieuse de décar­bon­a­tion, ils mul­ti­plient les actions pour réduire durable­ment leur empreinte envi­ron­nemen­tale. Accom­pa­g­nés par la FHP, ils accélèrent leur trans­for­ma­tion pour con­cili­er excel­lence des soins, inno­va­tion et respon­s­abil­ité cli­ma­tique. Ces édi­tions spé­ciales met­tent en lumière ces ini­tia­tives et la déter­mi­na­tion d’un secteur pleine­ment mobil­isé pour la san­té de tous… et de la planète.

Cette pre­mière édi­tion donne la parole à Marie-Claire Viez, direc­trice stratégie de la FHP, ain­si qu’à deux étab­lisse­ments dont l’engagement dépasse déjà les objec­tifs des Accords de Paris.

Crédit pho­to : Agathe Aslanides

Marie-Claire Viez, direc­trice stratégie à la Fédéra­tion de l’hos­pi­tal­i­sa­tion privée (FHP)
FHP, 10 ans d’engagement RSE

10 ans d’engagement RSE : la FHP célèbre une dynamique col­lec­tive en faveur d’un sys­tème de san­té plus durable. Alors que la san­té représente à elle seule près de 8 % de l’empreinte car­bone nationale, les clin­iques et hôpi­taux privés mul­ti­plient les actions con­crètes pour con­juguer qual­ité des soins et tran­si­tion écologique.

Quels sont les engagements de la FHP en matière de RSE ?

Depuis plus de dix ans, la FHP a fait du développe­ment durable l’un des axes forts de son action, avec l’ambition d’accompagner les clin­iques et hôpi­taux privés dans la prise en compte des grands enjeux envi­ron­nemen­taux, soci­aux et socié­taux aux­quels ils sont con­fron­tés.

Cette dynamique s’inscrit pleine­ment dans la mis­sion pre­mière des étab­lisse­ments adhérents : soign­er tout en lim­i­tant leur impact sur l’environnement et sur la société. Elle s’articule égale­ment avec la Rai­son d’être de la FHP et sa démarche de fédéra­tion à mis­sion.

L’un des enjeux de la fédéra­tion est de mas­si­fi­er le pas­sage à l’action. Pour ce faire, la FHP a mobil­isé durant ces 10 dernières années dif­férents leviers et out­ils d’ordre stratégique, poli­tique ou opéra­tionnel.

Depuis 2014, la FHP struc­ture son action d’accom­pa­g­ne­ment des étab­lisse­ments adhérents en regard des engage­ments RSE pris dans le cadre de son plan stratégique et de la charte RSE de l’hospitalisation privée, élaborée en 2021 et com­posée de 4 objec­tifs et de 10 engage­ments.

Le renou­velle­ment en 2017 de la con­ven­tion rel­a­tive au développe­ment durable entre les fédéra­tions san­i­taires et du médi­co-social, les min­istères de la San­té et de la Tran­si­tion écologique qui répondait aux 17 objec­tifs de développe­ment durable des Nations Unies ain­si que la sig­na­ture fin 2023 de la con­ven­tion « Plan­i­fi­ca­tion écologique du sys­tème de san­té » qui mobilise tous les acteurs de l’écosystème, ont aus­si con­sti­tué des événe­ments poli­tiques forts, affir­mant la con­tri­bu­tion de l’hospitalisation privée à la réponse aux urgences cli­ma­tique, énergé­tique et écologique.

La FHP a égale­ment déployé de nom­breux out­ils opéra­tionnels à l’attention des clin­iques et hôpi­taux privés :

  • un out­il de diag­nos­tic énergé­tique, de ges­tion des déchets et de con­som­ma­tions d’eau qui fut rem­placé par la suite par l’outil de l’ANAP « MODD » / « Score.DD »,
  • un kit sur la sobriété énergé­tique,
  • plus d’une dizaine de webi­naires péd­a­gogiques et de partage de bonnes pra­tiques organ­isés sur la loi ELAN, la loi EGALIM, les déchets, la qual­ité de l’air intérieur, l’écoconception des soins, les achats respon­s­ables, le numérique vert, l’adaptation au change­ment cli­ma­tique, la CSRD – Plus de 2 000 par­tic­i­pants cumulés,
  • une plate­forme de partage d’initiatives RSE des clin­iques privées, ini­tia­tives égale­ment récom­pen­sées lors des Trophées FHP « Trans­for­ma­tion écologique & socié­tale » remis depuis 2016 à des étab­lisse­ments de san­té privés aux actions inspi­rantes.

Pour pilot­er et ani­mer cette poli­tique, la FHP s’appuie sur un groupe de tra­vail dédié à la RSE, qui célèbre cette année ses dix ans d’existence, sym­bole de l’engagement con­tinu de la fédéra­tion dans ce domaine. Ce groupe, qui rassem­ble des direc­tions d’établissements pio­nniers, des FHP régionales engagées ain­si que les experts RSE du secteur, mutu­alise au ser­vice du col­lec­tif ses expéri­ences et ses exper­tis­es.

L’action de la Fédéra­tion s’inscrit en cohérence avec la plan­i­fi­ca­tion écologique du sys­tème de san­té portée par les pou­voirs publics.

Sur le terrain, comment se décline la RSE dans les cliniques et hôpitaux privés ?

Les hôpi­taux et clin­iques privés déploient des démarch­es struc­turées et ambitieuses dans tous les domaines clés de la tran­si­tion écologique. A cet égard, la FHP a réal­isé en octo­bre dernier une car­togra­phie val­orisant les actions phares du secteur en matière de RSE.

Les étab­lisse­ments de san­té privés agis­sent. Sur le volet envi­ron­nemen­tal : pour réduire leur con­som­ma­tion d’énergie, d’eau et de ressources – sujets à la fois envi­ron­nemen­tal et économique -, pour gér­er au mieux et val­oris­er leurs déchets, pour réduire leurs émis­sions de gaz à effet de serre dans un con­texte de change­ment cli­ma­tique qui a un impact sur la san­té de la pop­u­la­tion et sur le sys­tème de san­té dans sa glob­al­ité, pour éco­con­cevoir des soins et acheter respon­s­able…

Ils agis­sent aus­si sur le volet social et socié­tal en faveur d’un envi­ron­nement de tra­vail de qual­ité, de la for­ma­tion pro­fes­sion­nelle et de l’évolution des car­rières ; et ils con­tribuent, par leur action, au développe­ment de leur ter­ri­toire.

Ces ini­tia­tives, déployées dans les ter­ri­toires, témoignent de la volon­té des étab­lisse­ments de san­té privés de con­juguer excel­lence des soins, respon­s­abil­ité sociale et envi­ron­nemen­tale, et effi­cience. La RSE con­stitue en cela un véri­ta­ble moteur de trans­for­ma­tion, d’attractivité et de pro­grès au ser­vice des patients.

Le secteur peut-il faire plus et plus vite ?

Les étab­lisse­ments de san­té, quel que soit leur statut, ont besoin d’être davan­tage soutenus pour réus­sir la tran­si­tion écologique du sys­tème de san­té. Les leviers exis­tent, ils sont con­nus : For­mer – Accom­pa­g­n­er – Out­iller – Partager – Financer :

  • For­mer les direc­tions d’établissements et les pro­fes­sion­nels de san­té aux enjeux et au pilotage d’une stratégie RSE,
  • Accom­pa­g­n­er le change­ment de pra­tiques et les actions col­lec­tives,
  • Out­iller les struc­tures pour faciliter le pas­sage à l’action autour d’objectifs com­muns,
  • Partager les bonnes pra­tiques,
  • Don­ner les moyens aux étab­lisse­ments de san­té, qu’ils soient publics ou privés, d’investir dans la tran­si­tion énergé­tique et écologique.

La FHP entend pour­suiv­re sa dynamique d’accompagnement des clin­iques et hôpi­taux privés pour bâtir, avec les pou­voirs publics, les pro­fes­sion­nels, les indus­triels, les patients, les parte­naires, un sys­tème de san­té plus durable.

Crédit pho­to : Franck Dunouau

« La forêt de l’hospitalisation privée »

Il y a dix ans, à l’occasion de la COP 21 accueil­lie par la France, la FHP-MCO lançait une opéra­tion sym­bol­ique : « la forêt de l’hospitalisation privée ». Plusieurs dizaines d’arbres étaient alors plan­tés en haies dans un grand jardin agri­cole bio exploité par des per­son­nes en réin­ser­tion pro­fes­sion­nelle, aux abor­ds de Paris.

Un pro­jet aux mul­ti­ples ver­tus : com­penser nos émis­sions de gaz à effet de serre, préserv­er la bio­di­ver­sité, par­ticiper à l’amélioration de la pro­duc­tion agri­cole, soutenir des pro­jets de réin­ser­tion.

Clin­ique Saint-Roch : quand la san­té rime avec dura­bil­ité

Dans les Hauts-de-France, la Clin­ique Saint-Roch de Cam­brai fait fig­ure d’exemple en matière de développe­ment durable et de respon­s­abil­ité socié­tale. Longtemps citée comme l’un des rares étab­lisse­ments français à avoir dépassé l’objectif inter­mé­di­aire de réduc­tion de 55 % des émis­sions d’ici 2030 de l’Accord de Paris, la clin­ique con­tin­ue de trac­er la voie d’un mod­èle de soins plus vertueux.

Ren­con­tre avec Fabi­en Leloir, ges­tion­naire des risques et qualiti­cien, qui nous dévoile les couliss­es d’un engage­ment con­stru­it sur plus de quinze ans.

Un engage­ment ancien et struc­turé

« Tout a com­mencé il y a une quin­zaine d’années, avec une con­vic­tion forte de la direc­tion : il fal­lait penser autrement nos soins et nos bâti­ments », explique Fabi­en Leloir. Dès 2010, l’établissement réalise son pre­mier bilan car­bone (BEGES), un geste alors avant-gardiste. L’objectif : con­naître et réduire l’empreinte envi­ron­nemen­tale de ses activ­ités.

Cette philoso­phie se traduit par un volet « développe­ment durable » inté­gré au pro­jet d’établissement. « Nous avons voulu for­malis­er nos ambi­tions : réduire nos con­som­ma­tions, repenser nos pra­tiques, et inscrire tout cela dans une stratégie claire. »

L’équipe se fait alors accom­pa­g­n­er par des experts extérieurs, avant d’acquérir une solide matu­rité interne. Une poli­tique de développe­ment durable, affichée dans l’ensemble de la clin­ique, fixe les axes de pro­grès et les indi­ca­teurs suiv­is chaque année.

Du man­age­ment envi­ron­nemen­tal à la très haute qual­ité

L’établissement s’est très tôt engagé dans une démarche de man­age­ment envi­ron­nemen­tal avec la cer­ti­fi­ca­tion européenne EMAS, équiv­a­lente à la norme ISO 14001. Cette dynamique a porté l’établissement vers le label THQSE (Très haute qual­ité san­i­taire et envi­ron­nemen­tale), sym­bole d’une con­ti­nu­ité dans l’exigence.

Par­mi les actions phares, la clin­ique a investi dans des éner­gies renou­ve­lables bien avant que cela ne devi­enne une norme. Grâce à un sys­tème de géother­mie sur nappe mis en place il y a plus de 15 ans, l’établissement chauffe et rafraî­chit aujourd’hui ses bâti­ments via des pom­pes à chaleur per­for­mantes. Résul­tat : – 55 % d’émissions de gaz à effet de serre en dix ans.
Ces efforts per­me­t­tent à la clin­ique d’être en avance sur les objec­tifs du décret ter­ti­aire, avec déjà 35 % de réduc­tion de la con­som­ma­tion d’énergies fos­siles par rap­port à 2011.

Vers des soins éco-conçus

Au-delà des infra­struc­tures, la clin­ique s’attaque à l’éco-conception des soins. Mem­bre act­if du réseau région­al san­té-envi­ron­nement, l’établissement mul­ti­plie les échanges de bonnes pra­tiques avec d’autres struc­tures des Hauts-de-France.
Entre 2019 et 2021, une pre­mière étape a con­sisté à repenser le net­toy­age des locaux sans chimie, un pro­grès majeur pour la sécu­rité du per­son­nel et la qual­ité des efflu­ents. Depuis 2024, les équipes sont for­mées à l’éco-conception via des ate­liers de fresques autour de qua­tre thé­ma­tiques : les risques psy­choso­ci­aux, la nutri­tion, la ges­tion de l’eau et les déchets.
En 2025, la clin­ique a franchi un cap sup­plé­men­taire : « Nous avons tra­vail­lé sur deux pro­to­coles de soins pilotes : la toi­lette com­plète au lit et le sondage à demeure. L’objectif est d’en faire des pro­to­coles éco-conçus, avec une réduc­tion mesurable de l’impact envi­ron­nemen­tal sans com­pro­met­tre la qual­ité du soin. »

Une inno­va­tion partagée

Dans le cadre d’un appel à pro­jets de l’ARS Hauts-de-France, la Clin­ique Saint-Roch a récem­ment mené une analyse du cycle de vie d’un soin, en parte­nar­i­at avec le cab­i­net Pri­mum Non Nocere : le traite­ment des plaies com­plex­es. Cette démarche a per­mis de repenser l’utilisation des con­som­ma­bles et de réduire la pro­duc­tion de déchets, tout en main­tenant un effet thérapeu­tique équiv­a­lent.
Les con­clu­sions, présen­tées à Lille en sep­tem­bre 2025, ouvrent la voie à une nou­velle généra­tion de pro­to­coles éco-conçus, plus sobres et plus respon­s­ables.

Une philoso­phie con­tagieuse

Pour Fabi­en Leloir, le suc­cès repose avant tout sur la cul­ture col­lec­tive : « Chaque geste compte. C’est une philoso­phie d’entreprise partagée par tous, du ser­vice tech­nique aux soignants. C’est ensem­ble que nous atteignons nos per­for­mances. »
Avec plus de 300 lits et 40 places d’hôpital de jour, la Clin­ique Saint-Roch démon­tre qu’une struc­ture de taille moyenne est un moteur de la tran­si­tion écologique en san­té. Un mod­èle inspi­rant, où inno­va­tion, engage­ment et human­isme avan­cent main dans la main.

Hôpi­tal Privé Nord Parisien : un étab­lisse­ment pio­nnier dans la san­té envi­ron­nemen­tale

À Sar­celles, l’Hôpital Privé Nord Parisien (HPNP) s’est imposé comme un acteur de référence dans la tran­si­tion écologique du secteur hos­pi­tal­ier. Depuis plusieurs années, l’établissement struc­ture et éval­ue une démarche de développe­ment durable inté­grée à son fonc­tion­nement quo­ti­di­en. Chaque année, les con­som­ma­tions d’eau, d’énergie et les émis­sions de gaz à effet de serre sont mesurées, analysées et ajustées. Cette approche s’étend même à des sujets encore peu encadrés par la régle­men­ta­tion, comme la qual­ité de l’air intérieur, la présence de per­tur­ba­teurs endocriniens, la nui­sance sonore ou l’exposition aux ondes élec­tro­mag­né­tiques.

La dimen­sion péd­a­gogique inté­grée à la stratégie

Tous les mois, des actions de sen­si­bil­i­sa­tion sont menées auprès des pro­fes­sion­nels et par­fois auprès des patients. En mater­nité, des ate­liers expliquent par exem­ple com­ment lim­iter l’exposition aux per­tur­ba­teurs endocriniens via les pro­duits du quo­ti­di­en. L’objectif est de trans­former l’hôpital en lieu d’exemplarité envi­ron­nemen­tale, mais aus­si en vecteur de dif­fu­sion des bonnes pra­tiques.

Une démarche label­lisée

Cette ambi­tion a été recon­nue en 2019 par l’obtention du label THQSE® (Très haute qual­ité san­i­taire, sociale et envi­ron­nemen­tale), une cer­ti­fi­ca­tion créée par l’agence Pri­mum non nocere et con­trôlée par l’organisme indépen­dant SOCOTEC. L’HPNP a obtenu le niveau Or avec un score de 90 %, répon­dant à l’ensemble des critères du référen­tiel. Ce résul­tat qui couronne une démarche de respon­s­abil­ité socié­tale mature et struc­turée a été renou­velé en 2022. L’HPNP est actuelle­ment à nou­veau en cours d’évaluation.

Les actions mis­es en œuvre touchent toutes les dimen­sions du fonc­tion­nement hos­pi­tal­ier. Le bilan car­bone de l’établissement le classe en caté­gorie A, per­for­mance rare dans le secteur. L’hôpital a ren­for­cé l’isolation de son bâti­ment prin­ci­pal grâce à une struc­ture en « dou­ble peau » et a instal­lé des pan­neaux pho­to­voltaïques. La majorité des déchets sont triés et tracés, tan­dis que les déchets ali­men­taires, après déshy­drata­tion et broy­age sur site, sont val­orisés dans l’agriculture locale. Les pro­duits d’entretien util­isés dans l’établissement sont exclu­sive­ment éco­la­bel­lisés, les cos­mé­tiques en mater­nité sont bio et exempts de per­tur­ba­teurs endocriniens et près d’un quart des pro­duits ali­men­taires servis provi­en­nent de four­nisseurs locaux. Même sur des aspects plus quo­ti­di­ens, comme l’alimentation des patients, l’hôpital a mod­i­fié ses pra­tiques, réduisant de moitié sa con­som­ma­tion de sucre.

Agir sur les trans­ports patients

Le cov­oiturage san­i­taire, mis en place dès 2012, illus­tre la capac­ité d’HPNP à innover au ser­vice de la tran­si­tion écologique. En parte­nar­i­at avec des ambu­lanciers, l’établissement a dévelop­pé un sys­tème de trans­port mutu­al­isé pour les tra­jets de dial­yse. Cette organ­i­sa­tion per­me­t­tait de lim­iter les déplace­ments indi­vidu­els et de réduire l’empreinte car­bone du cen­tre de dial­yse, tout en favorisant le lien social entre les patients. La crise san­i­taire a mar­qué un coup d’arrêt à cette ini­tia­tive, les pro­to­coles imposant un retour tem­po­raire aux trans­ports indi­vidu­els. Depuis, l’établissement relance pro­gres­sive­ment le dis­posi­tif en adap­tant les horaires de séances en fonc­tion des con­traintes des trans­porteurs. La démarche néces­site un tra­vail d’organisation minu­tieux, mais pro­duit déjà ses pre­miers résul­tats. La représen­tante des usagers, très impliquée, accom­pa­gne cette dynamique en réal­isant elle-même des tra­jets pour éval­uer la qual­ité du trans­port.

Un cen­tre de dial­yse éco­con­stru­it

L’engagement envi­ron­nemen­tal ne se lim­ite pas aux pra­tiques mais s’inscrit égale­ment dans les infra­struc­tures. Le nou­veau cen­tre de dial­yse a fait l’objet d’un pro­jet com­plet d’éco-construction : rem­place­ment de la chaudière, instal­la­tion d’un bardage isolant, pas­sage à un éclairage LED sur la qua­si-total­ité des sur­faces. Les matéri­aux util­isés ont été choi­sis pour leur faible impact envi­ron­nemen­tal et leur innocuité san­i­taire. Les autres bâti­ments exis­tants sont égale­ment rénovés avec ce même objec­tif. Au-delà des équipements, un impor­tant tra­vail de sen­si­bil­i­sa­tion est mené pour accom­pa­g­n­er les usages, car la per­for­mance énergé­tique d’un bâti­ment dépend aus­si du com­porte­ment de ses occu­pants.

« L’Hôpital Privé Nord Parisien s’engage dans une poli­tique de développe­ment durable qui repose sur l’implication de l’ensemble des pro­fes­sion­nels de san­té de l’établissement, que ce soit le per­son­nel, la direc­tion et les médecins, mais aus­si les four­nisseurs et les sous-trai­tants », explique Charles-Antoine Ben­hamou, directeur général adjoint. « En s’appuyant sur ces per­son­nes motri­ces et con­scientes de l’importance de l’enjeu envi­ron­nemen­tal, nous avons pu dévelop­per des pro­jets qui s’intègrent totale­ment dans notre démarche. Nous espérons qu’ils seront sources d’inspiration pour nos parte­naires, nos usagers et leurs familles. »

À l’heure où les étab­lisse­ments de san­té cherchent à réduire leur empreinte envi­ron­nemen­tale, l’Hôpital Privé Nord Parisien démon­tre qu’un hôpi­tal peut à la fois soign­er et pro­téger l’environnement. Ici, la san­té durable n’est plus un con­cept : c’est une réal­ité mesurée, pilotée et partagée.