
Cancer du sein : point sur la loi sur la prise en charge intégrale des soins et traitements
Le décret d’application de la loi du 5 février 2025 visant à améliorer la prise en charge des soins et dispositifs spécifiques au traitement du cancer du sein par l’Assurance maladie, toujours non publié, a été transmis au Conseil d’État. Stéphanie Rist, ministre de la Santé, des Familles, de l’Autonomie et des Personnes handicapées, a annoncé sa mise en œuvre prochaine.
La loi prévoit notamment la prise en charge intégrale des soins et dispositifs prescrits, comme le renouvellement des prothèses mammaires, les sous-vêtements adaptés au port de prothèses amovibles, ou encore le tatouage du mamelon lorsque celui-ci est réalisé par un professionnel de santé. Elle crée également un forfait pour aider les femmes touchées par le cancer du sein à financer certains achats prescrits mais non remboursables, par exemple les crèmes, les gels ou les manchons de compression. Cette loi instaure, en outre, un plafonnement des dépassements d’honoraires liés aux reconstructions mammaires.
Des témoignages émouvants
Le 14 octobre, à l’occasion de la journée consacrée à Octobre Rose, la clinique a diffusé deux des sept courts-métrages de Cancertons-Nous, une série de témoignages de patientes en vidéo pour parler du cancer du sein sans filtre et pour décomplexer le rapport à la maladie. Les thématiques abordées : l’annonce du diagnostic, l’annonce aux proches, la première chimiothérapie, les tabous et idées reçues… « Cette projection-débat était un moment-clé de la journée. Parmi le public : des patientes témoins ou en cours de traitement, des médecins et du personnel soignant de la clinique. Les vidéos émouvantes ont suscité de nombreux échanges », explique Héloïse Blais, chargée de communication.
Par ailleurs, l’accent a été mis sur le bien-être des patientes avec des ateliers de réflexologie, soins des mains, conseil en image, diététique, sport adapté et un stand Oncogite pour lutter contre les troubles cognitifs post-traitement. Quelques animations ont complété la journée : concert de harpe et vente de chocolat spécial Octobre Rose (au profit d’une association). À la fin du mois, un cours de yoga sera proposé aux patientes et aux professionnels.
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Bourse à la perruque
Coralie sait y faire. Elle trouve toujours la perruque qui matche et réconfortera sa cliente. Cette socio-coiffeuse, partenaire de la polyclinique, a tenu un stand les 14 et 21 octobre, distribuant des soins cosmétiques et détaillant les aides financières disponibles pour s’offrir une prothèse capillaire. Et parce qu’une belle perruque peut coûter jusqu’à 3 000 €, la polyclinique a aussi organisé une bourse à la perruque. « L’association “Amour Maternel” reconditionne des prothèses offertes par des patientes qui n’en ont plus besoin et les offre à d’autres femmes », explique Charlotte Recoquillon, chargée de communication. Le vendredi 24 octobre au matin, l’association a ainsi tenu un stand offrant thé/café/biscuits pour échanger avec les visiteuses et proposer une centaine de références sur catalogue. « L’initiative de cette bourse revient au Dr Arnaud Collin, qui développe avec des professionnels de santé et des associations un parcours de soins de support à destination des femmes, souvent désorientées à l’annonce du cancer », précise Charlotte Recoquillon.
Le 15 au soir, ce chirurgien spécialisé en reconstruction mammaire, accompagné de son confrère le Dr Vincent Cilluffo, médecin du sport, ont animé une soirée conférence-débat autour de la reconstruction mammaire et de la nécessité de maintenir des activités sportives. La trentaine de participants ont pu échanger avec eux en toute convivialité lors du buffet dînatoire qui a suivi. Pendant cette campagne riche en interactions, la Ligue contre le cancer 64 et la diététicienne de l’établissement ont aussi tenu des stands, dans la clinique parée de rose.
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Sauver des vies grâce à la prévention
« Grâce à cette action, nous avons pu détecter des anomalies chez plusieurs femmes ! », se réjouit Fabienne Jarry, directrice adjointe des soins infirmiers, qui a coordonné, avec le service d’imagerie médicale, la mise en place d’un village santé organisé à la clinique le 16 octobre. À cette occasion, la CPAM a contacté près de 600 femmes de plus de 50 ans, en rupture de dépistage. Résultat : 34 mammographies ont pu être réalisées dans la journée.
Tous les acteurs locaux de santé se sont mobilisés : la Ville de Longjumeau, la CPAM, la CPTS, l’ARS, mais aussi le CRCDC, qui a accueilli les participantes venues pour leur mammographie. Ce dernier a également remis des kits de dépistage du cancer colorectal et diffusé des informations sur le dépistage du cancer du col de l’utérus. De son côté, la CPTS a orienté vers des médecins des hommes et des femmes ne disposant pas encore de professionnel de santé référent pour leur suivi médical et/ou gynécologique.
Avec la Maison de santé et une infirmière libérale, la CPTS a également animé un atelier de sensibilisation aux gestes d’autopalpation et proposé des bilans de condition physique. Quelques jours plus tôt, c’est le personnel de la clinique qui avait été sensibilisé. « L’une de nos gynécologues, le Dr Bérengère Canon, et Marion Hazart, cadre sage-femme, ont parcouru les services et les salles d’attente avec un buste d’autopalpation, afin de rappeler les bons gestes de dépistage. » Une action de prévention menée depuis plusieurs années, toujours très appréciée des équipes.
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L’équithérapie touche au cœur
Yeux bandés, la patiente caresse la jument, tente de calquer sa respiration sur la sienne. L’animal baisse la tête vers sa protégée, douce, attentive… Peu à peu, la connexion s’établit, l’émotion submerge la patiente, les larmes montent… Le 17 octobre, les séances d’équithérapie organisées par l’association Hope et Corinne Moretton devant la clinique ont profondément touché les femmes en traitement ou en rémission. Le but étant de les aider à se reconstruire émotionnellement et retrouver confiance en elles. « Des créneaux ont également été réservés pour le personnel soignant (aides-soignantes, infirmières de service ou de radiothérapie) afin qu’il découvre cet outil formidable et puisse en parler aux patients », indique Aldryk Genoyer, responsable qualité, risques et communication.
À l’extérieur également, des bénévoles ont animé des stands dédiés à la prévention et aux soins de support. L’émotion a également été palpable lors du spectacle qui a attiré une soixantaine de personnes dans la salle de réunion le 10 octobre au soir. Sur scène, une dizaine de femmes de la compagnie des Nénéstr’elles ont raconté leur parcours, de la genèse à la rémission, avec humour, émotion et… tubes revisités et adaptés à leur parcours contre la maladie. « C’était à la fois drôle et poignant », relate Aldryk Genoyer, qui se réjouit du programme de cette année. « Avec l’équithérapie et les Nénéstr’elles, on est sorti du cadre habituel. Ça nous a demandé une grosse organisation, mais le résultat était super ! »
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Solenn RICORDEL, présidente de l’association Jeune et Rose
Pouvez-vous nous présenter l’association Jeune et Rose ?
Jeune et Rose est née de la rencontre entre Christelle et Mélanie, toutes deux jeunes mamans et patientes atteintes d’un cancer du sein à Bordeaux. Leur oncologue les a mises en relation, pensant qu’elles pourraient s’entraider. Le duo a immédiatement fonctionné et elles ont décidé de créer Jeune et Rose pour promouvoir cette entraide entre jeunes femmes touchées par la maladie. Aujourd’hui, l’association compte plus de 120 ambassadrices réparties sur tout le territoire français.
L’objectif est de rompre l’isolement que ressentent souvent les jeunes patientes, mais aussi de répondre aux problématiques spécifiques à leur âge : parentalité, carrière professionnelle, grossesse, sexualité, vie de couple… Car il est souvent plus facile d’en parler avec des personnes qui vivent la même expérience.
Comment Jeune et Rose s’adresse-t-elle aux femmes ?
Sur le terrain, chaque ambassadrice est libre d’organiser les activités qu’elle souhaite : cela peut aller d’un simple pique-nique, d’une balade, d’un café partagé, jusqu’à des sorties culturelles, des ateliers créatifs ou sportifs. L’idée est de penser à tout… sauf au cancer.
Ces rencontres sont aussi l’occasion d’échanger des astuces, de partager des conseils pratiques. Les groupes WhatsApp permettent des discussions quotidiennes : questions sur les effets secondaires, recommandations, rendez-vous informels pour se confier.
Nous organisons également des visioconférences thématiques et des podcasts. Chaque patiente inscrite aux visioconférences reçoit un colis en lien avec la conférence. Tout est pensé pour favoriser la bienveillance et le partage d’expérience, afin que chacune puisse se confier librement, sans jugement.
Quel rôle jouez-vous au niveau des tutelles ?
En début d’année, Jeune et Rose a défendu le projet de loi visant à créer un registre national des cancers. Il est essentiel, selon nous, de disposer d’un décompte précis des cas par région pour mieux comprendre d’éventuelles causes exogènes ou environnementales, et ainsi orienter les politiques de prévention. Notre action proactive s’apparente à du lobbying.
Nous menons aussi de nombreuses actions de prévention auprès du grand public et des professionnels de santé pour sensibiliser au cancer chez les jeunes femmes. Malheureusement, encore trop de jeunes patientes ne sont pas écoutées lors de leur première consultation, alors même qu’elles avaient détecté une anomalie dans leur poitrine. Nous rappelons que l’on peut être jeune, enceinte, allaiter… et avoir un cancer.
Dans les lycées, les centres sociaux, nous intervenons pour apprendre aux adolescentes et aux femmes à connaître et à respecter leur corps. Nous adaptons notre discours avec des outils pédagogiques variés : jeux, bandes dessinées, ou encore bustes d’autopalpation. Parfois, certains étudiants sont surpris de voir ce buste d’autopalpation. Ils le trouvent « bizarre », mais il est destiné à faire prendre conscience de son corps. Il n’y a aucun tabou à connaître son corps.
À l’occasion d’Octobre Rose, la Clinique de la Région Mantaise s’est mobilisée pour informer et sensibiliser ses équipes. Sarah, de l’association Jeune et Rose, est intervenue dans chaque service avec l’atelier « Pouet Pouet » pour sensibiliser les professionnels au dépistage du cancer du sein et à l’autopalpation. « Un atelier qui a été très apprécié des équipes et qui a donné lieu à des échanges riches », souligne la direction.
Pour poursuivre cette mobilisation, un quiz a également été proposé, et la bande dessinée Télététon créée par l’association Jeune et Rose a été distribuée. Des actions qui permettront aux équipes, désormais mieux informées, de relayer ces messages essentiels auprès des patientes et patients.
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Une ambiance festive
Le lundi 13 octobre, l’Hôpital Privé La Casamance s’est paré de rose pour la journée de sensibilisation au dépistage du cancer du sein, dans le cadre d’Octobre Rose.
Une vingtaine d’affiches de sensibilisation, colorées et engagées, imaginées par les différents services, des patients et l’équipe des soins de support sont exposées. Patients comme visiteurs étaient invités à voter pour leur préférée.
Dans le hall, la Ligue contre le cancer et T’hâtez-vous ! ont animé des stands d’information et d’apprentissage à l’autopalpation. La Communauté professionnelle territoriale de santé (CPTS) proposait un jeu ludique et instructif sur le dépistage, qui a rencontré un vif succès.
Tout au long de la journée, des roses ont été offertes aux patients de chimiothérapie et aux personnes venues réaliser une mammographie. Les personnels, eux, ont reçu des bons pour des séances de bien-être ou un petit-déjeuner convivial, en signe de remerciement pour leur engagement. « Les soignants et la direction ont largement participé à la mobilisation », raconte Dalila Talbi, attachée de direction. « Tous portaient une touche de rose, symbole d’Octobre Rose. Ils ont aussi confectionné et distribué des gâteaux roses, en forme de nœud ou de cœur. »
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102 km à huit !
Ce défi sportif et solidaire de 102 km autour du Cap Corse, réalisé à huit participants, a réuni des personnels venus de différents horizons de l’établissement, unis par une même cause : la lutte contre le cancer du sein.
Tout au long de la journée, les relais se sont enchaînés dans une ambiance faite d’encouragements, de partage et de dépassement de soi, chacun avait choisi sa portion de parcours en fonction de la distance — comprise entre 10 et 15 kilomètres — mais surtout du dénivelé. Comme le rappelle Francis Anthony, coordinateur du projet et infirmier : « Le Cap Corse est loin d’être plat ! Nous étions quatre pour encourager le premier coureur à 6h00 sur la ligne de départ, les autres nous ont rejoints sur le parcours. Même si chacun s’était entraîné de son côté, le jour de la course, l’esprit d’équipe et la solidarité ont permis à tous de se dépasser et de franchir ensemble la ligne d’arrivée à 16h30. » Un magnifique challenge collectivement relevé avec énergie, bonne humeur et engagement !
Félicitations à Valérie, coordinatrice en oncologie, à Caroline, secrétaire de l’HDJ, à Philippe Poulain, directeur de l’établissement, à Francis Anthony, ainsi qu’à l’ensemble des participants : Elisa, IDE à l’accueil médico chirurgical, le Dr Lefebvre, gastroentérologue, Fabien, logisticien à la PUI, et Charline, responsable du bloc opératoire, pour leur détermination et leur engagement dans la lutte contre le cancer du sein.
Pour le public, les patients et le personnel, l’antenne de Haute-Corse de la Ligue contre le cancer a également animé un stand d’information dans le hall de la polyclinique, le 7 octobre.
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Palpez, palpons, autopalpation…
Depuis le début du mois, la Clinique Juge s’est parée de rose pour soutenir la campagne de sensibilisation au dépistage du cancer du sein. Des flyers d’information sont mis à disposition à l’accueil, et l’ensemble du personnel arbore fièrement le ruban rose, symbole de cette mobilisation.
Le 16 octobre, une journée spéciale a été organisée autour du thème de la prévention. Pour l’occasion, un gynécologue à la retraite est venu animer un atelier de sensibilisation à l’autopalpation, rappelant l’importance de ce geste simple dans le dépistage précoce du cancer du sein. Une vingtaine de personnes, majoritairement issues du personnel de la clinique, ont bénéficié de ses conseils pratiques et ont échangé sur les bonnes pratiques de prévention. Un stand gourmand, garni de gâteaux confectionnés par les équipes, a également contribué à la convivialité de cette journée. Les fonds récoltés seront intégralement reversés à l’ARC, en soutien à la recherche contre le cancer.
Une belle initiative collective qui a permis de rappeler l’importance du dépistage et de renforcer la sensibilisation auprès de tous, dans un esprit de partage et de solidarité.
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Pédaler jour et nuit
Le premier jeudi d’octobre, l’Hôpital Privé du Grand Narbonne a lancé un concours photo créatif et solidaire. Les professionnels ont saisi l’occasion de montrer leur engagement à travers des clichés originaux. Ces photos sont désormais exposées et un tirage au sort viendra récompenser les participants les plus chanceux à la fin du mois.
Devant le hall de l’hôpital, un arbre à souhaits a également vu le jour. Rempli de messages bienveillants et d’encouragements, il sera prochainement immortalisé dans un livre d’or. Ce geste de solidarité a permis à de nombreux visiteurs et professionnels de partager leur soutien de manière chaleureuse et personnelle.
La mobilisation s’est poursuivie avec les 24 heures vélo, un défi solidaire qui consiste à installer un vélo dans un lieu de passage de l’hôpital et à inviter les volontaires (patients et professionnels) à pédaler pour soutenir la lutte contre le cancer du sein. « Une animation qui rencontre un franc succès ! », raconte Pauline Buccinna, chargée de communication. « Tout le monde participe. Le jeudi soir, plusieurs patients sont venus pédaler trente minutes chacun avant d’aller se coucher. Puis les infirmières de l’équipe de nuit et les agents de sécurité ont profité de leurs pauses pour prendre le relais. » Au total, près de 400 km ont été parcourus et 570 € récoltés pour l’association la Guiguette à Jojo ! Devant un tel engouement, l’animation sera très probablement reconduite l’année prochaine. Les animations continuent dans les semaines à venir avec une vente de goodies, des massages des mains, des cours de sport santé, le prêt d’un buste d’autopalpation, l’intervention d’associations… Un mois bien rempli pour l’Hôpital Privé du Grand Narbonne qui lutte auprès de toutes les personnes victimes du cancer du sein.
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Miser sur des repères visuels
Cette année la Clinique Nouvelle du Forez a misé sur la décoration et un affichage dans l’établissement pour rappeler aux patients et aux visiteurs les enjeux de la campagne de dépistage du cancer du sein.
Les 10 et 13 octobre, les salariés ont été invités à porter des accessoires roses. Autant de repères visuels qui incitent à programmer sa mammographie de contrôle si cela n’a pas encore été fait.










