L’actu du RES, Réseau Environnement Santé

Selon le Cen­tre inter­na­tion­al de recherche sur le can­cer (CIRC), la France est dev­enue le pays ayant le taux le plus élevé au monde de #can­cer­du­sein. Si la France avait les mêmes taux que l’Es­pagne, nous auri­ons 15 350 cas et 4 851 décès en moins. Pourquoi ? Sans atten­dre, il est néces­saire d’a­gir sur les caus­es envi­ron­nemen­tales iden­ti­fiées, comme les #per­tur­ba­teursendocriniens

Clin­ique du Parc Impér­i­al, Nice (06)
Mobil­i­sa­tion rose pour tous
Cette année, la Clin­ique du Parc Impér­i­al mène deux actions phares dans le cadre d’Octobre Rose.
La pre­mière s’est déroulée sur la Prom­e­nade des Anglais à Nice où l’équipe de la Clin­ique a par­ticipé au Jog­ging Rose organ­isé par SOS Can­cer du Sein, le dimanche 5 octo­bre.

La sec­onde ini­tia­tive s’est tenue le mer­cre­di 8 octo­bre. La Ligue con­tre le can­cer, Onco PACA-Corse, SOS Can­cer du Sein, ain­si que des soignants et médecins de la clin­ique se sont retrou­vés dans le hall de l’établissement pour rap­pel­er les modal­ités de dépistage, de prise en charge et d’accompagnement du can­cer du sein. « Comme nous souhaitions affich­er notre engage­ment, l’ensemble du per­son­nel était, pour cette journée, vêtu de rose », explique Anne Four­net-Fayard, direc­trice de la clin­ique.

Une moti­va­tion con­tagieuse, puisque même les mem­bres du siège par­ticiper­ont le 26 octo­bre à la course Odyssea pour mar­quer leur engage­ment.

Clin­ique Belle­donne, Saint-Martin‑d’Hères (38)
Sport, san­té et bien-être

Pour la clin­ique Belle­donne qui abrite l’Insti­tut Alpin du Sein, impos­si­ble de ne pas prévoir une mobil­i­sa­tion con­tre le can­cer du sein d’envergure. Cette année, l’établissement a choisi l’activité physique comme fil con­duc­teur de ses actions.

Le 8 octo­bre, patients, vis­i­teurs et col­lab­o­ra­teurs ont été invités à ren­con­tr­er de nom­breuses asso­ci­a­tions parte­naires : la Ligue con­tre le can­cer, Espoir con­tre le can­cer – avec sa tra­di­tion­nelle vente de brioches –, Oncog­ite, le Réseau des Kinés du Sein (RKS), Man’sport, Des som­mets pour rebondir, À cha­cun son Ever­est, Les Cha­peaux de Mar­tine, et bien d’autres encore.

Des ate­liers col­lec­tifs de pilates, de gym car­dio ou encore des soins du vis­age ont égale­ment été pro­posés aux patientes. Pour favoris­er les échanges, ces dernières ont amé­nagé un espace détente équipé de transats et ani­ma­tions chaleureuses.

Le same­di 18 octo­bre, deux patientes auront l’opportunité d’effectuer un saut en para­chute en tan­dem, offert par la Fédéra­tion Française de Para­chutisme, au Cen­tre École de Para­chutisme de Greno­ble. Le jeu­di 23 octo­bre, une Bulle de bien-être sera instal­lée par les lab­o­ra­toires Dai­ichi et un « Pink Break­fast » accueillera les patientes pour un moment con­vivial. Enfin, tous les lundis du mois, un cycle d’aquagym sera pro­posé à 19 par­tic­i­pantes.

« Toutes ces actions s’inscrivent dans la cam­pagne de l’Institut Alpin du Sein, visant à pro­mou­voir l’activité physique, le bien-être et la sol­i­dar­ité », con­clut Mar­jo­laine Valentin, respon­s­able com­mu­ni­ca­tion ELSAN de la région Rhône-Alpes.

Hôpi­tal Privé Sud Corse, Ajac­cio (2A)
La vie en rose

Chaque soir à la tombée de la nuit, la façade de l’Hôpital Privé Sud Corse s’illumine de rose. Une manière sym­bol­ique et lumineuse d’affirmer son sou­tien à la lutte con­tre le can­cer du sein, dans le cadre de la cam­pagne Octo­bre Rose.

Mais cette mobil­i­sa­tion ne se lim­ite pas à une mise en lumière : tout au long du mois d’octobre, de nom­breuses actions sont menées au sein de l’établissement pour sen­si­bilis­er patients, vis­i­teurs et per­son­nels à l’importance du dépistage pré­coce.

Durant la semaine du 6 octo­bre, l’ensemble du per­son­nel – des soignants aux prati­ciens, en pas­sant par le comité de direc­tion – ont joué le jeu de la sol­i­dar­ité en por­tant du rose et en déco­rant une pièce de l’hôpital sur le thème « La vie en rose ». Le lun­di 13 octo­bre, les inter­nautes ont pu vot­er sur les pages Face­book et Insta­gram de la clin­ique pour désign­er la plus belle réal­i­sa­tion.  « Nous invi­tons cha­cun à par­ticiper et à vot­er pour soutenir cette belle ini­tia­tive col­lec­tive », souligne Anaïs Spel­la, chargée de com­mu­ni­ca­tion de l’établissement.

Les 20, 21 et 27 octo­bre, des stands d’information seront instal­lés dans le hall de l’hôpital. La CPAM inter­vien­dra les 20 et 27 octo­bre, tan­dis que la Ligue con­tre le can­cer sera présente le 21 octo­bre pour échang­er avec le pub­lic et répon­dre aux ques­tions sur le dépistage, la préven­tion et l’accompagnement des patients. Ces moments d’échange per­me­t­tront de mieux com­pren­dre les enjeux du dépistage et de lever cer­tains tabous autour de la mal­adie.

Chaque mar­di, le chef pro­pose un menu rose à des­ti­na­tion des patients et du per­son­nel de l’établissement. Une belle ini­tia­tive qui mêle plaisir, partage et sol­i­dar­ité autour d’une cause essen­tielle.

Clin­ique Jeanne d’Arc, Lunéville (54)
Tor­dre le cou aux idées reçues

Le 1er octo­bre, la Clin­ique Jeanne d’Arc avait instal­lé dans son hall un stand d’information sur le can­cer du sein. Les soignants, accom­pa­g­nés de Lau­rent Brumbt, représen­tant des usagers et bénév­ole à la Ligue con­tre le can­cer, ont répon­du aux nom­breuses ques­tions des vis­i­teurs et des patients. Un quiz a per­mis d’informer le pub­lic tout en décon­stru­isant cer­taines idées reçues.

« Il est vrai que cer­taines ques­tions allaient de soi : l’activité physique réduit-elle le risque de can­cer ? Le sur­poids est-il un fac­teur de risque ? », racon­te Aman­dine Aup­tel, assis­tante de direc­tion et ressources humaines. « D’autres étaient moins évi­dentes : la PMA aug­mente-t-elle le risque de can­cer du sein ? Les déodor­ants ou les sou­tiens-gorges à arma­tures ont-ils une inci­dence sur ce risque ? Les radi­a­tions d’une mam­mo­gra­phie peu­vent-elles provo­quer un can­cer du sein ? Les avis con­traires ont per­mis des échanges nour­ris. »

Clin­ique Con­ti, L’Isle Adam (95)
Tous autour du can­cer du sein !

Sur les rotules, mais quel suc­cès ! Du 1er au 3 octo­bre, Muriel Boutout, infir­mière référente en sénolo­gie à la Clin­ique Con­ti, aidée de ses col­lègues et de son groupe de patientes, a mis en place des ani­ma­tions dédiées à Octo­bre rose.

Le pre­mier jour, grâce aux prêts de machines à coudre du per­son­nel, une dizaine de bénév­oles ont con­fec­tion­né des « coussins cœur » des­tinés aux patientes opérées. Hélène Pereira de l’association Love­ly Sol­i­dar­i­ty était égale­ment présente, de même, une anci­enne patiente de la clin­ique qui a fait des démon­stra­tions de cro­chet, partageant sa jovi­al­ité avec l’assemblée. Devant la cafétéria, un stand d’autopalpation sur des bustes prêtés par l’association Branchés Bien-être a eu grand suc­cès.

Le 2 octo­bre, le Cer­cle d’Escrime Adamois est venu présen­ter des séances de sport adap­té. « C’était très ludique. Les par­tic­i­pantes ont manié les sabres en mousse, en com­pos­ite ou laser… comme dans Star Wars ! Plusieurs d’entre elles se sont ensuite inscrites au Club pour un cours d’essai. Les cours sont gra­tu­its. L’escrime adap­tée per­met de réé­du­quer le bras et le torse, notam­ment après un curage axil­laire », pré­cise Muriel Boutout. Des ate­liers de loisirs créat­ifs ont été organ­isés en par­al­lèle et sur l’heure du déje­uner, le Dr Golffi­er, chirurgien séno­logue, a ani­mé une con­férence autour du par­cours de soins de la mal­adie.

Le troisième jour, en parte­nar­i­at avec l’association Élan San­té, cinq ate­liers ont pris place dans la salle de con­férence : yoga, ali­men­ta­tion et san­té, ges­tion du stress lié aux traite­ments, sophrolo­gie et art thérapie. « Ici encore, ils ont tous très bien fonc­tion­né ! ». Le suc­cès de ces trois jours a dépassé les espérances.

Clin­ique Saint-Jean L’Ermitage, Melun (77)
Des moments mag­iques

« Qui a un incroy­able tal­ent ? » a posté en interne Maj­da Kari­mi, adjointe de direc­tion, lorsqu’elle a com­mencé à planch­er sur les ani­ma­tions Octo­bre rose. « Mon fils peut-être ?! », a répon­du une salariée. Résul­tat, le 8 octo­bre, cinq jeunes volon­taires de 10 à 13 ans, for­més à la JCVM School de Melun, ont dan­sé des solos et une choré­gra­phie dans le hall de la clin­ique, sous le regard atten­dri du pub­lic. La troupe des patientes et des soignantes, guidée par leur pro­fesseure Annabelle, et accom­pa­g­née à la voix et à la gui­tare a égale­ment mis de l’ambiance. « C’étaient des moments mag­iques », assure Maj­da Kari­mi qui a égale­ment été touchée par l’empressement avec lequel com­merçants et entre­pris­es ont répon­du présents à l’appel aux dons pour la tombo­la.

Et la vente des tick­ets a été par­ti­c­ulière­ment fructueuse. « Mal­gré le con­texte dif­fi­cile, c’est très beau de voir que les gens con­tin­u­ent de don­ner. » Le fruit de la vente revien­dra à l’Asso­ci­a­tion Qual­ité du Soin (AQS), qui sou­tient active­ment les patients en chimio­thérapie et leur four­nit des soins de sup­port à prix imbat­ta­bles (2–5€ de par­tic­i­pa­tion). Un pho­tographe pro­fes­sion­nel (ancien chirurgien diges­tif) a égale­ment pris en pho­to des mem­bres du per­son­nel en échange d’un don trans­mis à l’AQS.

Par­mi les autres ani­ma­tions organ­isées : des musi­ciens de jazz, une socio-esthéti­ci­enne et une tatoueuse qui a présen­té son tra­vail dédié aux femmes atteintes d’une mas­tec­tomie. La secré­taire médi­cale du GCS Imagerie Médi­cale San­té Pôle 77, instal­lée avec son ordi­na­teur, a par ailleurs per­mis de décrocher en direct des ren­dez-vous de mam­mo­gra­phie.

« Ces journées sont très touchantes, pleines de rires. On les veut fes­tives, mais on n’oublie pas que der­rière tout ça, il y a une patholo­gie qui fait beau­coup de mal », souligne avec grav­ité Maj­da Kari­mi qui retrou­ve toute­fois son entrain : « D’où l’importance de par­ler préven­tion et dépistage à un large pub­lic. Et on a déjà plein de nou­velles idées orig­i­nales pour l’année prochaine ! »

Hôpi­tal Privé Saint-François, Désertines (03)
À vos plac­ards !

« Plus les années passent, plus l’intérêt du pub­lic monte et plus il y a de monde aux ani­ma­tions », se réjouit Fan­ny Auberg­er, assis­tante de direc­tion, qui coor­donne les actions prévues tout au long du mois. À com­mencer par la par­tic­i­pa­tion d’une ving­taine de col­lègues à la course la Nérisi­enne, suiv­ie d’une journée tous en rose dans les ser­vices, avec pos­si­bil­ité pour les retar­dataires de poster une pho­to. « Six équipes ont joué le jeu et cer­taines ont même décoré leur ser­vice… » De quoi fédér­er la bonne humeur, se sen­tir investi pour une cause et ouvrir le dia­logue avec les nom­breuses per­son­nes côtoyées.

Le 15 octo­bre, l’association locale « Entraide Can­cer du Sein » vien­dra tenir un stand à l’accueil, accom­pa­g­née d’une socio-esthéti­ci­enne qui passera dans le ser­vice d’oncologie. « L’année dernière, une pro­thé­siste ongu­laire était venue embel­lir les ongles des patientes et l’initiative avait été très appré­ciée », souligne Fan­ny Auberg­er.

Le 17 octo­bre, une sen­si­bil­i­sa­tion à l’autopalpation ouverte à tous sera ani­mée dans le hall par deux gyné­co­logues, le Dr Ephrem-Duron et le Dr Bertolot­ti, et une réflex­o­logue bénév­ole offrira des mas­sages de mains dans les ser­vices de soins.

Enfin, pen­dant la cam­pagne, des boîtes de col­lecte de sou­tiens-gorge et de tex­tiles ont été instal­lées à l’accueil. Ils seront redis­tribués à une asso­ci­a­tion de lutte con­tre la pré­car­ité et à l’association Love­ly Sol­i­dar­i­ty pour fab­ri­quer des sacs des­tinés aux femmes opérées souhai­tant dis­simuler les poches de drainage. L’hôpital privé Saint-François fera égale­ment un don dépen­dant du nom­bre de sou­tiens-gorge récoltés. Alors mes­dames, à vos plac­ards !

Clin­ique de l’Alma, Paris (75)
Sur­prise au Musée d’Orsay

Une vis­ite qui sor­tait de l’ordinaire ! Jeu­di dernier, lors de la noc­turne heb­do­madaire, les vis­i­teurs du musée d’Orsay ont été invités à se ren­dre dans la salle des fêtes pour ren­con­tr­er des acteurs de la cam­pagne Octo­bre Rose, à com­mencer par des soignants de la clin­ique de l’Alma. « Les vis­i­teurs ne s’at­tendaient pas à nous ren­con­tr­er, ils étaient un peu timides en arrivant », relate Myr­i­am Delome­nie, chirurgien can­céro­logue. « Grâce aux deux bustes de pal­pa­tion que nous avions apportés, les échanges se sont vite enrichis. Les vis­i­teurs ont été ravis d’apprendre les bons gestes et de décou­vrir les sig­naux cutanés sus­cep­ti­bles d’alerter. Beau­coup nous ont remer­ciés pour ces con­seils con­crets. »

Même suc­cès le 7 avec les stands d’information, et notam­ment les bustes d’autopalpation, instal­lés dans le hall d’accueil de la clin­ique. « L’opération Octo­bre Rose, main­tenant, c’est bien con­nu », estime Dr le Delome­nie. « Et on se rend compte que les gens sont de plus en plus intéressés par l’information qu’on leur pro­pose, qu’ils ont envie d’en savoir plus pour agir. »

 

Crédits pho­tos : Clin­ique du Parc Impér­i­al, Nice (06), Clin­ique Belle­donne, Saint-Martin‑d’Hères (38), Hôpi­tal Privé Sud Corse, Ajac­cio (2A), Clin­ique Jeanne d’Arc, Lunéville (54), Clin­ique Con­ti, L’Isle Adam (95), Clin­ique Saint-Jean L’Ermitage, Melun (77), Hôpi­tal Privé Saint-François, Désertines (03), Clin­ique de l’Alma, Paris (75).