Clin­ique Vic­tor Pauchet, Amiens (80)
Des rires, du soleil et beau­coup d’amour

Plus qu’impressionnant, le suc­cès de la journée est touchant. Ils sont tous venus : des par­ents, des enfants, ce jeune cou­ple avec son bébé (une dou­ble vic­toire puisque la maman a eu un can­cer du sein), une famille venue en hom­mage à une sœur décédée, des patientes en traite­ment, des entre­pris­es, des groupes de copines… En tout, plus de 640 per­son­nes ont par­ticipé à la journée Octo­bre Rose organ­isée same­di par la clin­ique ! Pour oubli­er, pour se rap­pel­er, pour partager, con­sol­er, s’informer, rire aus­si. Notam­ment au départ de la mémorable marche-pous­settes ou celle des enfants (1 km). Par­mi les stands, celui de la société Col­ib­ri pro­po­sait des vête­ments qui se dégrafent, pour éviter aux patients de se désha­biller (et avoir froid) pen­dant les séances de chimio. « Ils sont fab­riqués en Europe avec des cotons naturels et on ne voit pas qu’il s’agit de vête­ments tech­niques », assure Cather­ine Bou­quet, direc­trice des soins et remar­quable chef d’orchestre de cette grande journée. « Les pre­mières fois, on fai­sait une marche entre nous, on était 30/40… Et puis une patiente nous a dit que d’autres gens aimeraient par­ticiper ». La preuve !

Autre stand à attir­er la lumière, celui des casques de luminothérapie de relax­ation. « Des fau­teuils et des cou­ver­tures étaient mis à dis­po­si­tion et ça a très bien fonc­tion­né. Les vis­i­teurs étaient très con­tents, vrai­ment relaxés. » Grâce à l’argent récolté au cours de la journée, la clin­ique a pu pass­er com­mande pour plusieurs casques. La journée s’est ter­minée par une tombo­la avec à gag­n­er un vol pour trois per­son­nes à l’aérodrome d’Amiens, des entrées au zoo, des bons pour des vête­ments, du matériel de brico­lage, des réduc­tions dans les restau­rants… Les Samarien(ne)s sont décidé­ment très généreux.

Clin­ique Saint-Joseph, Trélazé (49)
Vu du ciel !

L’ensemble du per­son­nel de la Clin­ique Saint-Joseph porte le petit ruban rose pour ce mois de cam­pagne Octo­bre Rose mais il n’en est pas resté là. « Nous avons aus­si décidé d’habiller les fenêtres de la clin­ique en réal­isant des dessins avec des post-it ros­es. L’imagination de cha­cun a per­mis de créer cœurs, rubans ros­es, et autres réal­i­sa­tions », racon­te Lau­ré­na Des­mars, chargée de com­mu­ni­ca­tion et de rela­tion avec les usagers. Une bonne idée sim­ple et effi­cace pro­posée égale­ment au pub­lic, qui s’est pris au jeu des créa­tions Octo­bre Rose. « Notre petit clin d’œil pour mobilis­er un max­i­mum de per­son­nes con­tre le can­cer du sein. » Le 22 octo­bre, le per­son­nel s’est rassem­blé pour une pho­to de groupe « tous en rose », l’objectif étant de repro­duire un ruban rose, sym­bole d’Octobre Rose, vu du ciel. Réal­isée en milieu de journée, un grand nom­bre de col­lab­o­ra­teurs a été immor­tal­isé par l’objectif.

Néphro­care Rhône-Alpes, Sainte-Foy-lès-Lyon (69)
Sen­si­bilis­er les jeunes infir­mières

Au cen­tre de dial­yse Néphro­care Rhône-Alpes, Octo­bre Rose a été l’occasion pour Ori­anne Mon­cel, phar­ma­ci­enne du cen­tre, de remet­tre une brochure com­plète sur le can­cer du sein aux per­son­nels, qui ont tro­qué les masques bleus pour des ros­es, le temps de ce mois de cam­pagne. « Nos jeunes infir­mières étaient tout sim­ple­ment ravies de porter un masque rose, sans toute­fois se sen­tir per­son­nelle­ment inter­pel­lées. Les ques­tions sont arrivées après ! Elles n’avaient pas for­cé­ment inté­gré, vu leur jeune âge, la néces­sité de pra­ti­quer l’autopalpation et d’avoir un ren­dez-vous gyné­cologique annuel. C’est désor­mais chose faite, elles ont com­pris l’importance de la préven­tion. Avec nos patients, la com­mu­ni­ca­tion est égale­ment bien passée puisqu’ils ont immé­di­ate­ment fait le lien entre nos masques et Octo­bre Rose. »

Clin­ique du Parc Lyon, Lyon (69)
Sein­tinelles de la recherche

Quels effets ont eu les traite­ments sur votre peau ? Quel rôle a joué votre con­joint dans la déci­sion de faire ou non une recon­struc­tion mam­maire ? Com­ment s’est passé votre retour à l’emploi ? Tout au long du mois, la clin­ique du Parc Lyon a réus­si à sen­si­bilis­er plus de 200 col­lab­o­ra­teurs sur l’action de l’association Sein­tinelles, qui met en rela­tion chercheurs et citoyens à tra­vers des ques­tion­naires sim­ples et rapi­des. En quelques clics, on devient soi-même Sein­tinelle – comme 35 869 autres per­son­nes – et on fait pro­gress­er la sci­ence. Côté préven­tion, le per­son­nel de la clin­ique a par­ticipé le 24 octo­bre à une marche mixte organ­isée par l’association Courir pour elles, reliant les berges du Parc de la tête d’Or au parc de Ger­land. Les frais d’inscription (10 € pris en charge par la clin­ique, 10 € par chaque inscrit) ont été inté­grale­ment rever­sés à l’association qui sou­tient les femmes touchées par la mal­adie en leur offrant des séances d’activité physique adap­tée (APA) en milieu hos­pi­tal­ier ou asso­ci­atif.

Clin­ique Saint Antoine, Bois Guil­laume (76)
Le can­cer et après

« La journée Octo­bre Rose de la Clin­ique Saint Antoine a rassem­blé pas moins de qua­torze asso­ci­a­tions autour du thème : le can­cer et après », explique Isabelle Anfray, direc­trice. Une mul­ti­tude de thèmes ont ain­si pu être abor­dés en réponse aux nom­breuses inter­ro­ga­tions du pub­lic sur la mal­adie et la préven­tion, mais aus­si sur la reprise d’activité après un can­cer. Les soins de sup­port étaient aus­si à l’honneur avec des présen­ta­tions sur la pra­tique physique adap­tée, les mas­sages de drainage lym­pha­tique, les soins esthé­tiques, la diété­tique… mais égale­ment les acces­soires : pro­thès­es, tur­bans et lin­gerie.

Une série d’interventions très appré­ciées par le pub­lic ont clô­turé la journée. « Nous avons accueil­li une anci­enne patiente qui a partagé son par­cours de soin et un coach pour évo­quer l’activité physique adap­tée. Deux médecins de la clin­ique ont abor­dé le thème can­cer du sein et sex­u­al­ité et enfin un chirurgien a clos le débat sur les nou­velles recom­man­da­tions en matière de prise en charge. Un verre de l’amitié à l’issue des ren­con­tres a per­mis à cha­cun de pour­suiv­re la dis­cus­sion et inter­roger les inter­venants dans un cadre con­vivial. » Un événe­ment Octo­bre Rose XXL.

Clin­ique Pas­teur, Roy­an (17)
Cook­ies ros­es et col­la­tion

Les deux infir­mières du dis­posi­tif d’annonce de la Clin­ique Pas­teur étaient fidèles au poste, devant leur stand d’information, chaque mar­di matin pour Octo­bre Rose, accom­pa­g­nées d’intervenants extérieurs venus pour par­ler de la préven­tion et du dépistage, mais aus­si de bien-être, avec notam­ment des présen­ta­tions de pro­thès­es capil­laires et mam­maires. « Même si cette année, du fait du con­texte san­i­taire, le pub­lic était moins nom­breux qu’à l’accoutumée, les échanges étaient de qual­ité, et c’est bien le plus impor­tant. Une dame en rémis­sion de can­cer du sein nous a même félic­itées et encour­agées pour notre démarche. » Le per­son­nel a lui aus­si eu droit à sa journée d’information dédiée et le 12 octo­bre. En col­lab­o­ra­tion avec le prestataire en restau­ra­tion, un repas aux couleurs de cam­pagne était pro­posé à l’ensemble des per­son­nels et patients et des cook­ies ros­es offerts à l’heure de la col­la­tion aux patients hos­pi­tal­isés en ambu­la­toire. « Per­son­ne n’a été oublié ! Octo­bre Rose, quel que soit le con­texte, est un événe­ment impor­tant pour nos équipes. Nous espérons que l’an prochain le cli­mat sera plus prop­ice à des événe­ments qui rassem­blent du pub­lic », indique Edith Chabasse, infir­mière en ambu­la­toire et pour les con­sul­ta­tions d’annonce.

Cen­tre MCO Côte d’Opale, Boulogne-sur-Mer (62)
L’autopalpation sans tabou

« Madame, si je fume, est-ce que j’ai plus de risques d’avoir un can­cer ? » « À quoi ça sert l’autopalpation puisque qu’il y a les mam­mo­gra­phies ? » Par­mi les publics sen­si­bil­isés au dépistage cette année, les infir­mières du cen­tre MCO ont ciblé les deux lycées publics boulon­nais. Autour du stand équipé d’un buste, de fly­ers, d’un quizz, d’esquisses sur l’autopalpation, les ques­tions des jeunes filles ont fusé. « On s’est ren­du compte au cours de nos inter­ven­tions dans dif­férents lieux publics que beau­coup de mamans étaient très angois­sées pour leurs filles, mais qu’elles ne leur par­laient pour­tant pas de l’autopalpation. Un peu comme si c’était tabou », explique Vir­ginie Barthele­my, infir­mière coor­di­na­trice. « D’où notre souhait de venir dans les étab­lisse­ments sco­laires pour sen­si­bilis­er au dépistage. » Les lycéens ont égale­ment été impliqués. « On les a alpagués », iro­nise Vir­ginie Barthele­my. On leur a dit : « Vous avez des sœurs, des mères, des copines, alors don­nez-nous cinq min­utes de votre temps ! Et si vous les aimez, faites pass­er le mes­sage ! » Un argu­ment qui devrait faire mouche.

Poly­clin­ique Notre-Dame, Draguig­nan (83)
Grands cœurs et petits gâteaux

Ils n’ont pas de patientes en traite­ment et pour­tant ils ont souhaité com­mu­ni­quer sur la préven­tion. « Ça nous con­cerne toutes et sans infor­ma­tion, on peut se retrou­ver touchée et totale­ment dému­nie du jour au lende­main », estime Cather­ine Jaubert, chargée de la com­mu­ni­ca­tion. Des bal­lons ros­es en forme de cœur ont été accrochés à l’entrée et dans le hall prin­ci­pal du bâti­ment A. Ils déco­raient égale­ment le stand d’information où Pierre-Hen­ri Hugo­nenq, de l’association du dépistage du can­cer Sud, a ren­con­tré et échangé avec plus de 70 per­son­nes le 19 octo­bre. En plus des fly­ers et des expli­ca­tions, la con­vivi­al­ité était au ren­dez-vous avec café et petits gâteaux offerts à toutes celles qui venaient s’informer. Avec 49 000 femmes touchées chaque année en France (1 femme sur 8 y est con­fron­tée au cours de sa vie), le can­cer du sein est le plus fréquent — et le plus mor­tel — des can­cers féminins. Détec­té à temps, il est guéri dans neuf cas sur dix, avec des traite­ments moins lourds. On ne le répètera jamais assez. 

Crédits pho­tos : Clin­ique Vic­tor Pauchet, Clin­ique Saint-Joseph, Néphro­care Rhône-Alpes, Clin­ique du Parc Lyon, Clin­ique Saint Antoine, Clin­ique Pas­teur, Cen­tre MCO Côte d’Opale, Poly­clin­ique Notre-Dame