Hôpi­tal Privé d’Antony, Antony (92)
Des yeux, des oreilles, et des jambes

Journée de sen­si­bil­i­sa­tion placée sous le signe des arts, et du sport, le 18, pour un Octo­bre Rose tout en déli­catesse, et en fan­fare…

 30 clichés de binômes patiente-soignant étaient exposés. Une belle ini­tia­tive du ser­vice d’hospitalisation de jour, qui souligne les liens si par­ti­c­uliers entre patients et soignants. Onco­logue médi­cale, cadre de la mater­nité, cadre d’oncologie, infir­mières… Un per­son­nel sol­idaire venu mon­tr­er les bons gestes pour l’autopalpation, et présen­ter les bien­faits de la musi­cothérapie et de l’art-thérapie, 2 pra­tiques pro­posées très régulière­ment dans l’établissement notam­ment grâce à une infir­mière spé­ci­fique­ment for­mée. Pour rap­pel­er l’importance de l’activité physique et d’une ali­men­ta­tion saine en préven­tion des can­cers, 2 vélos à smooth­ies per­me­t­taient d’obtenir de déli­cieux jus de fruits — ros­es — à la force des mol­lets… et au son énergique d’une fan­fare instal­lée non loin !

CHP de l’Europe,
Le Port-Marly (78)

Séances « Do In » et can­cer du sein

Le 9 octo­bre, la journée était dédiée à la préven­tion et au dépistage du can­cer du sein, avec la par­tic­i­pa­tion des asso­ci­a­tions ADMY et La Ligue con­tre le can­cer. Au pro­gramme : ini­ti­a­tion à l’autopalpation grâce à un man­nequin buste et décou­verte du « Do In ». Cette pra­tique d’origine japon­aise, dérivée du shi­at­su, est com­posée d’un ensem­ble de tech­niques cor­porelles et men­tales alliant automas­sages, pos­tures, mou­ve­ments, étire­ments, res­pi­ra­tion, relax­ation et médi­ta­tion. Le « Do In » peut aider les patientes atteintes de can­cer du sein avant, pen­dant et après la mal­adie. Il per­met d’ac­cepter son corps, de renouer avec le touch­er, de réduire les trou­bles diges­tifs, de com­bat­tre la fatigue. Il con­tribue égale­ment à la diminu­tion des douleurs.

Clin­ique Jean Giono, Manosque (04)
Générosités

2 journées de sen­si­bil­i­sa­tion mar­quées par l’implication du per­son­nel, des rési­dents de l’Ehpad, et la générosité de prestataires locaux.

Tee-shirts ros­es de sor­tie pour le per­son­nel et les médecins, pen­dant ces deux journées de mobil­i­sa­tion. Un médecin onco­logue ani­mait l’atelier « autopal­pa­tion » pen­dant que Yandé Diouf, Respon­s­able qual­ité et Ida Vigu­ier, Pré­para­trice en Phar­ma­cie vendaient au prof­it de La Ligue con­tre le can­cer — dont les bénév­oles étaient aus­si présents — des pro­duits cos­mé­tiques gra­cieuse­ment offerts par un fab­ri­cant local. Des séances de « Yoga du rire » étaient pro­posées gra­tu­ite­ment par Carine Tilli aux patients et au pub­lic. D’autres com­merçants égale­ment invités ont pour leur part remis une par­tie de leur recette à la ligue con­tre le can­cer. Un tableau réal­isé par les rési­dents de l’Ehpad « Les Cèdres » qui partage les locaux de la clin­ique était exposé. Des mains âgées apposées sur la toile, pour rap­pel­er que la générosité n’est pas une his­toire de généra­tions.

Hôpi­tal Privé La Casamance, Aubagne (13)
Tous avec elles

Huit stands instal­lés dans le hall ce 17 octo­bre. Asso­ci­a­tions, soignants, prestataires, tous étaient réu­nis pour une même cause : échang­er, partager, décou­vrir des pro­duits adap­tés. Ce salon a aus­si été l’occasion de com­mu­ni­quer sur le dépistage organ­isé.

Com­ment pren­dre soin de soi, pen­dant et après un can­cer ? Le pro­gramme « Cap San­té », en place au sein de l’étab­lisse­ment depuis près de deux ans, pro­pose une prise en charge com­plète afin d’ap­pren­dre aux patients à vivre avec la mal­adie en préser­vant au mieux leur san­té. Ce pro­gramme offrant une prise en charge pluridis­ci­plinaire était représen­té par 3 de ses inter­venantes : Nat­acha Torre, diététi­ci­enne; Sophie Gros­bois, psy­cho­logue; et Meghann Mon­net, pro­fesseur d’Ac­tiv­ité Physique Adap­tée. La Ligue con­tre le can­cer, qui inter­vient tous les mer­cre­dis au sein de l’établissement pour ani­mer des séances de Qi Gong, était invitée, aux côtés de l’association Des­Seins d’Art, ini­tia­tive artis­tique créée par 2 infir­mières qui veu­lent sen­si­bilis­er le grand pub­lic au can­cer du sein via la réal­i­sa­tion de coussins, cha­peaux, etc.
À not­er égale­ment la présence de l’onco-esthéticienne qui exerce dans les ser­vices, ain­si que d’une psy­cho-énergéti­ci­enne — qui pro­po­sait des ate­liers d’automassage — et la présen­ta­tion d’une plate­forme de dons pour soutenir finan­cière­ment des pro­jets sol­idaires, notam­ment autour de per­son­nes malades. Les vis­i­teurs, guidés par un manip­u­la­teur radio, ont eu l’oc­ca­sion de décou­vrir le ser­vice de sénolo­gie et mam­mo­gra­phie.

CHP Saint-Gré­goire, Saint-Gré­goire (35)
2 temps, 1 grand mou­ve­ment

Afin de touch­er le plus grand nom­bre de per­son­nes, cet Octo­bre Rose 2018 est en 2 volets, dans puis hors les murs de l’établissement.

Le 18, l’espace d’information et sen­si­bil­i­sa­tion était ani­mé par de nom­breux pro­fes­sion­nels — aides-soignantes, infir­mières, etc. — aux côtés de l’association Petits Cadeaux Bon­heur, créée en 2015 pour offrir aux per­son­nes atteintes de can­cer des foulards, bon­nets, écharpes, etc. L’occasion pour la socio-esthéti­ci­enne de l’établissement de prodiguer con­seils et astuces pour nouer ces foulards, ou pour le maquil­lage. Ce même jour, repas rose pour tous, et dis­tri­b­u­tion de fleurs. Le 31 octo­bre, c’est dans une salle mise à dis­po­si­tion par la mairie que 3 médecins du CHP ani­meront la con­férence-débat ouverte à tous, sur le dépistage et sur la ges­tion des effets indésir­ables des traite­ments, notam­ment la fatigue, par l’activité physique adap­tée. Un grand mer­ci aux Drs François d’Halluin, chirurgien séno­logue, et Jérôme Chamois, onco­logue radio­thérapeute et à l’association de patients qui est égale­ment invitée.

Pôle San­té Oréliance, Saran (45)
De la tête aux pieds, et aux papilles !

3édi­tion d’Octobre Rose pour l’établissement qui une fois de plus a pro­posé une man­i­fes­ta­tion d’envergure, en présence de la célèbre 2CV rose, dev­enue la mas­cotte de cet événe­ment.

Une dizaine de stands qui ont attiré près de 200 vis­i­teurs, venus à la ren­con­tre des nom­breuses asso­ci­a­tions parte­naires. Un thème à l’honneur cette année : « Com­ment retrou­ver con­fi­ance en soi après le diag­nos­tic ? » Soins de socio-esthé­tique, sous-vête­ments adap­tés mais séduisants, con­seil en image par la col­orimétrie, per­ruques glam­our, etc. Autant de pro­duits et astuces qui redonnent l’envie de pren­dre soin de soi. Les diététi­ci­ennes de l’établissement prodiguaient quant à elles de pré­cieux con­seils. Enfin, les médecines com­plé­men­taires étaient représen­tées, notam­ment par des aro­math­érapeutes et natur­opathes qui ont trans­for­mé une salle du Pôle San­té en véri­ta­ble havre de paix, offrant bain de pieds délas­sant, et mas­sage aux huiles essen­tielles.
Autre délice, les petits bustes de femme en choco­lat fab­riqués par un choco­lati­er renom­mé qui s’est asso­cié à cette journée. Les béné­fices de leur vente ont été rever­sés à la Ligue con­tre le can­cer. En soirée, une cinquan­taine de per­son­nes ont assisté aux con­férences sur le dépistage, l’estime de soi par l’image, la recon­struc­tion immé­di­ate, et l’oncoplastie, ani­mées entre autre par le Dr Wapler, chirurgien en sénolo­gie de l’établissement.

Clin­ique Saint Charles, La Roche-sur-Yon (85)

Jeu­di 4, le stand d’information instal­lé dans le hall était ani­mé par des infir­mières d’annonce et des asso­ci­a­tions. La cafétéria s’était drapée de rose, de même que les assi­ettes ! Le per­son­nel soignant était quant à lui équipé de gants rose, et arbore tout le mois un badge rose.

Clin­ique Les Jardins de Brunoy, Brunoy (91)

C’est au cen­tre ville de Brunoy, le 13 octo­bre, à un point d’étape de la marche rose organ­isée par la clin­ique, que Mylène, psy­cho­logue et Cather­ine, infir­mière, for­mées par la Ligue con­tre le can­cer, ont pu échang­er et informer sur le dépistage organ­isé.

Clin­ique des 2 Caps, Coquelles (62)

Objec­tif pour cet Octo­bre Rose 2018, faire con­naître les soins de sup­port disponibles tels que sophrolo­gie, bien-être, et réflex­olo­gie. Beau suc­cès égale­ment pour la tombo­la, avec 750 euros rever­sés à l’association Opale Ladies pour la pro­mo­tion de l’activité physique après le can­cer.

Hôpi­tal Privé de la Seine-Saint-Denis, Le Blanc-Mes­nil (93)

Mobil­i­sa­tion le 18, avec des stands ani­més par les soignants de l’établissement et 3 asso­ci­a­tions, qui ont notam­ment pro­posé aux patients de chimio­thérapie une pause « bien-être » et des soins des ongles. Tout le per­son­nel, vêtu de rose, a pu immor­talis­er cette journée sur le stand shoot­ing pho­to.

 


Nat­acha Espié
Prési­dente de l’as­so­ci­a­tion Europa Don­na France

Quelle est l’actualité d’Eu­ropa Don­na ?
Nous fêtons cette année les 20 ans d’Europa Don­na France, branche française de la Coali­tion européenne con­tre le can­cer du sein qui fédère 46 pays et fête quant à elle ses 25 ans. Pour tenir nos engage­ments — « militer, informer, et soutenir » — nous nous appuyons sur un réseau de 200 bénév­oles struc­turés au sein de nos 5 délé­ga­tions en région, ain­si que sur les pro­fes­sion­nels de san­té qui siè­gent dans notre con­seil sci­en­tifique.
Nous pré­parons égale­ment notre col­loque du 26 novem­bre, dédié à l’espérance. Par­mi les inter­venants, il y aura des psy­cho­logues, un sexo-onco­logue, et un notaire qui inter­vien­dra sur la ques­tion des emprunts et assur­ances pour les femmes atteintes de can­cer.

Informer… Com­ment assurez-vous la pro­mo­tion du dépistage organ­isé ?
Nous avons réal­isé un petit film, pour expli­quer le dépistage, que nous dif­fu­sons via nos délé­ga­tions et sur les réseaux soci­aux. Par ailleurs, nous pour­suiv­ons notre action en direc­tion des femmes en grande pré­car­ité. Nous voyons arriv­er dans les hôpi­taux des femmes avec des can­cers très évolués, comme cela s’observe dans les pays en voie de développe­ment. Il s’agit de femmes dont la sit­u­a­tion per­son­nelle ne per­met pas d’accéder au dépistage organ­isé. Nous pro­posons donc depuis 2016 une action con­jointe avec les Restos du cœur, dans nos délé­ga­tions de Lyon et d’Angers, pour touch­er cette pop­u­la­tion. L’idée, c’est de les aider à accéder au dépistage, mais aus­si de leur appren­dre à être atten­tive à leur corps, et notam­ment à leurs seins. Pour dépass­er les freins socio­cul­turels, nos bénév­oles instau­rent au fil du temps une rela­tion de con­fi­ance, en assur­ant des per­ma­nences régulières dans les locaux des Restos du cœur.

Soutenir… Quel accom­pa­g­ne­ment spé­ci­fique pro­posez-vous aux patientes ?
Lorsque nous avons été audi­tion­nés pour le Plan Can­cer III, nous avions souhaité l’instauration d’une con­sul­ta­tion « de sor­tie » visant à réca­pit­uler tout ce qui a été vécu par la patiente au cours de son traite­ment, à estimer les séquelles, à lui annon­cer son suivi et à l’orienter de façon per­son­nal­isée vers des soins de sup­port. Ceci n’est pas encore général­isé. Nous avons donc décidé de met­tre en place, dès 2019, deux journées de for­ma­tion, l’une à l’attention des patientes en fin de traite­ment, et l’autre pour les patientes métas­tasées. Le con­tenu de ces journées, gra­tu­ites, est mod­élisé au niveau nation­al et sera décliné dans nos délé­ga­tions. Nous abor­derons par exem­ple les effets sec­ondaires et des traite­ments, l’aide au retour à la vie pro­fes­sion­nelle, la sex­u­al­ité, etc. Pen­dant ces journées, que nous voulons con­viviales, nous pro­poserons égale­ment des ate­liers sur l’activité physique adap­tée, des soins de socio-esthé­tique, etc.

Crédits : Hôpi­tal Privé d’Antony, Cen­tre Hos­pi­tal­ier Privé de l’Europe, Clin­ique Jean Giono, Hôpi­tal Privé La Casamance, CHP Saint-Gré­goire, Pôle San­té Oréliance, Clin­ique Saint Charles, Clin­ique Les jardins de Brunoy, Clin­ique des 2 Caps, Hôpi­tal Privé de la Seine-Saint-Denis, Clin­ique Pas­teur