Poly­clin­ique de Gen­til­ly, Nan­cy (54)
Co-con­struc­tion

14 parte­naires et 120 vis­i­teurs pour la journée de sen­si­bil­i­sa­tion du 9 octo­bre, et une soirée car­i­ta­tive le 12 afin de recueil­lir des fonds pour financer la nou­velle salle qui accueillera les soins de sup­port.

Asso­ci­a­tions dédiées à la sen­si­bil­i­sa­tion ou au sou­tien des patientes, ate­lier « autopal­pa­tion » sur buste péd­a­gogique, présen­ta­tion de matériels spé­ci­fiques pour les per­son­nes atteintes du can­cer, séances de sophrolo­gie (en plein air !), de mas­sage assis « Amma », de réflex­olo­gie, démon­stra­tion de lunettes de luminothérapie pour la relax­ation, etc. Voici l’impressionnant dis­posi­tif pro­posé mar­di dernier par Isabelle Houy, respon­s­able d’u­nité de soins en mis­sions trans­ver­sales. San­drine Huguel, infir­mière de con­sul­ta­tion pour la chirurgie du sein, et le Dr Olivi­er ont volon­tiers répon­du aux ques­tions sur la chirurgie du sein et la recon­struc­tion mam­maire. La soirée du 12 était organ­isée par l’association PEP’S, dans les locaux de l’école d’arts graphiques de Condé, avec le sou­tien logis­tique de la clin­ique. Cock­tail dîna­toire, orchestre de jazz, et en guest star la présence de Miss Lor­raine. Les fonds recueil­lis servi­ront à financer la nou­velle salle de soins socio-esthé­tiques, située dans le ser­vice de can­cérolo­gie de la clin­ique, et dont l’architecture intérieure est réal­isée par les élèves de l’école d’art.

Poly­clin­ique Marzet, Pau (64)
L’affaire de tous

La clin­ique a inau­guré son Octo­bre Rose par un repas rose et l’illumination des façades. Le 4, le stand sur la préven­tion et le dépistage était tenu par la Ligue con­tre le can­cer, les étu­di­ants de l’IFSI ont pris le relais dès le ven­dre­di 12.

Sous la houlette de Céline de Rav­el, Direc­trice des ser­vices de soins infir­miers, l’IFSI se mobilise cette année encore, avec un stand dédié à l’auto-examen. Les étu­di­ants ont notam­ment pré­paré un quizz pour faire le point sur les signes clin­iques qui doivent alert­er. Le 18, Céline Arri­at, infir­mière du dis­posi­tif d’annonce, et Sophie Cazanave, diététi­ci­enne, vien­dront cha­cune expli­quer leur rôle dans la prise en charge du can­cer du sein. Dernier acte le 4 novem­bre, avec la par­tic­i­pa­tion d’une trentaine de mem­bres du per­son­nel au Chal­lenge entre­prise de La fémi­nine de Pau.

Clin­ique du Landy, Saint-Ouen (93)
Tous en rose

Une cen­taine de per­son­nes — médecins, soignants, per­son­nel admin­is­tratif, prestataires de restau­ra­tion, etc. — ont enfilé ce jeu­di 4 octo­bre des tenues de bloc opéra­toire ros­es. Les patients admis ce jour-là ont eux eu droit à des éti­quettes ros­es.

Pour inviter les per­son­nes con­cernées à par­ticiper au dépistage organ­isé, la clin­ique a choisi d’afficher la couleur sur sa façade, son site, et sur les réseaux soci­aux. Objec­tif : don­ner le plus de vis­i­bil­ité pos­si­ble au dépistage sans ren­dez-vous pro­posé dans les locaux de la clin­ique par le Cen­tre de car­di­olo­gie du Nord, parte­naire de l’établissement, pen­dant tout le mois.

Clin­ique Chir Porte Océane, Les Sables d’Olonne (85)
Adjugé… don­né !

Mem­bres du per­son­nel, pro­fes­sion­nelles du Pôle san­té des Olonnes — dont celles du CH — et per­son­nes extérieures … Com­ment sus­citer l’intérêt de toutes ces femmes afin qu’elles se réu­nis­sent dans le hall autour d’un stand de préven­tion ?

En leur pro­posant une tro­querie. La recette, essayée l’an dernier auprès du per­son­nel exclu­sive­ment, avait bien fonc­tion­né. Marie-Lau­re Pereira, infir­mière d’annonce, a donc sug­géré cette année d’ouvrir grand les portes à des femmes par­fois hési­tantes, n’osant pas pren­dre un objet. Mais ce qui comp­tait ce lun­di 8 octo­bre, c’était bien d’échanger… sur l’importance du dépistage, autour d’un « café rose » !

Clin­ique de l’Estrée, Stains (93)
Afflu­ence et con­flu­ence

Un Octo­bre Rose en 3 temps, avec cette année une journée de sen­si­bil­i­sa­tion, une soirée dédiée aux pro­fes­sion­nels de san­té, et l’accueil de 3 march­es ros­es qui se rejoin­dront à la clin­ique.

Dif­fi­cile de ne pas voir les bustes d’autopalpation stratégique­ment placés aux 2 entrées du bâti­ment, ce jeu­di 11 octo­bre. Le dis­posi­tif de cette grande journée de sen­si­bil­i­sa­tion était par­ti­c­ulière­ment abouti, avec la présence de nom­breux stands tenus par une dizaine de per­son­nels de la clin­ique ain­si que les bénév­oles de l’as­so­ci­a­tion Une luci­ole dans la nuit. Un Triv­ial Pur­suit imag­iné pour l’occasion per­me­t­tait par exem­ple de tester les con­nais­sances des vis­i­teurs sur les fac­teurs de risques du can­cer. Le 18, une soirée médi­cale ani­mée par 4 médecins de la clin­ique s’adressera à tous les pro­fes­sion­nels de san­té du secteur. Médecins, infir­mières, phar­ma­ciens, etc., plus de 600 invi­ta­tions ont été lancées. Enfin, point d’orgue de cette trilo­gie, la clin­ique offrira un pot d’accueil, le 20 octo­bre, aux marcheurs venus des 3 com­munes voisines de Stains, Pier­refitte-sur-Seine et Épinay-sur-Seine.

Poly­clin­ique du Cotentin, Équeur­dre­ville (50)
Belles et sere­ines

« Pren­dre soin de soi », c’était le thème de la journée pro­posée jeu­di 11 octo­bre en parte­nar­i­at avec l’association Presqu’île en rose, qui accom­pa­gne les patientes pen­dant et après leur par­cours de soin.

L’occasion pour les patientes de ren­con­tr­er des pro­fes­sion­nels qual­i­fiés pour leur appren­dre à met­tre en lumière leurs atouts, grâce à des con­seils de maquil­lage, coif­fure, etc. Autre ate­lier : la pré­pa­ra­tion et l’utilisation des huiles essen­tielles. Le bien-être passe par l’apparence, mais aus­si par le lâch­er-prise. Des séances de mas­sage « Trager », à visée relax­ante, étaient donc égale­ment pro­posées.

Clin­ique du Grand Large, Brest (29)

Le 3 octo­bre, grande journée de sen­si­bil­i­sa­tion en présence de 2 infir­mières du Dis­posi­tif d’accompagnement con­certé. Une asso­ci­a­tion parte­naire présen­tait l’activité physique adap­tée, dont le « Rose Pilates », adap­té aux per­son­nes en traite­ment ou en rémis­sion.

Poly­clin­ique Ken­val, Nîmes (30)

Belle per­for­mance ! Pour sa 1re par­tic­i­pa­tion à la Zon­ti­enne, course 100 % fémi­nine, la Poly­clin­ique a réu­ni plus de 80 pro­fes­sion­nelles venues de ses 3 sites : la Poly­clin­ique Kennedy, la Clin­ique Valde­gour, et le Ken­val Insti­tut de Can­cérolo­gie du Gard.

Clin­ique du Mousseau, Évry (91)

Une aide-soignante psy­cho-socio-esthéti­ci­enne, l’infirmière référente de chimio­thérapie, et une infir­mière de bloc diplômée en médecine chi­noise… Trio gag­nant pour ani­mer jeu­di 11 des ate­liers sur l’estime de soi, l’autopalpation, et l’aromathérapie.

Clin­ique d’Alençon, Alençon (61)

Record bat­tu pour la course-marche « Les Elles de l’Orne », ce dimanche 14, avec 3 850 par­tic­i­pantes dans les rues de Damigny. Par­mi elles, dix salariées de la clin­ique. Suite de la mobil­i­sa­tion la semaine prochaine, avec une journée « Tous en rose ! ».

 

 

 


Le Dr Jean-Bap­tiste Méric
onco­logue médi­cal, directeur du pôle San­té publique et Soins de l’Institut nation­al du can­cer (INCa) fait le point sur le dépistage du can­cer du sein.

Com­ment a évolué le dépistage du can­cer du sein ces dernières années ?
Après une évo­lu­tion favor­able, on con­state une stag­na­tion de la par­tic­i­pa­tion. En 2018, en France, 50,3 % des femmes con­cernées par le dépistage organ­isé (les femmes de 50 à 74 ans) ont réal­isé l’examen. Si nous y ajou­tons celles qui pra­tiquent le dépistage en indi­vidu­el, on arrive à 60 %. C’est bien, mais c’est en dessous des recom­man­da­tions européennes, fixées à 70 %. Ce taux est cal­culé pour fournir le plus grand avan­tage médi­co-économique : il valide un béné­fice impor­tant pour un ter­ri­toire. Ce béné­fice est à la fois indi­vidu­el et col­lec­tif : indi­vidu­el, parce qu’il per­met des pris­es en charge pré­co­ces, et col­lec­tif, car le dépistage coûte moins cher que des traite­ments oncologiques lourds.

Nous devons donc trou­ver les moyens de don­ner un nou­v­el élan à ce pro­gramme de dépistage organ­isé.

Quels sont les freins que vous ren­con­trez ?
Ils sont de plusieurs ordres. Le pre­mier est le manque d’information, et le manque d’attention portée à sa san­té. Le dépistage s’adresse à des femmes qui sont en bonne san­té et n’ont aucun symp­tôme. Du coup, elles n’en voient pas la néces­sité.

Les autres obsta­cles sont d’ordre psy­chologique. Dans ce cas-là, au con­traire, les femmes sont bien infor­mées. Mais l’appréhension est grande d’entrer dans le cab­i­net de radi­olo­gie en bonne san­té, et d’en ressor­tir poten­tielle­ment malade, avec un exa­m­en qui révèle une anom­alie. La peur est l’un des freins. Mais il est impor­tant de rap­pel­er que le dépistage per­met juste­ment de repér­er des tumeurs de petite taille, sans envahisse­ment gan­glion­naire, et que avec un can­cer détec­té à un stade pré­coce, 99 % des femmes sont encore en vie 5 ans après le diag­nos­tic ; elles ne sont plus que 26 % lorsque le can­cer est détec­té à un stade avancé. Les traite­ments sont égale­ment moins lourds : 35 % des femmes dont le can­cer a été détec­té lors du dépistage organ­isé ont une chimio­thérapie, con­tre 55 % chez les femmes qui ne par­ticipent pas à ce dépistage. Ce sont des chiffres sig­ni­fi­cat­ifs.

Que souhaitez-vous met­tre en place pour lever ces obsta­cles ?
La pre­mière chose à faire est de sor­tir de l’injonction. Ces dernières années, on se con­tentait de répéter « Il faut vous faire dépis­ter, il faut vous faire dépis­ter. » Mais la pop­u­la­tion n’est pas là pour écouter des incan­ta­tions. Le dépistage doit être un acte de déci­sion de la per­son­ne. Il faut l’inclure dans la préven­tion. Con­tre le can­cer du sein, une série d’actions très sim­ples est extrême­ment effi­cace : moins boire d’alcool, ne pas fumer, avoir une ali­men­ta­tion diver­si­fiée, pra­ti­quer une activ­ité physique. Le dépistage est une modal­ité de la préven­tion. Les médecins trai­tants sont de vrais relais d’information et il est essen­tiel qu’ils répon­dent aux ques­tions des femmes sur ce dépistage. Il faut sor­tir de la défi­ance : nous n’obligeons per­son­ne, et la déci­sion appar­tient aux femmes. Par con­tre, nous pou­vons leur fournir les études sur le bénéfice/risque du dépistage. Le prob­lème com­mence lorsque des groupes d’intérêts s’emparent du dis­cours sur le dépistage à des fins poli­tiques ou socié­tales. Il faut donc ren­dre l’information disponible, trans­par­ente, s’appuyer sur les médecins trai­tants comme des relais, et faire appel à l’intelligence et la capac­ité de déci­sion des patientes. Par ailleurs, nous nous sommes ren­du compte, lors d’expérimentations, que l’appréhension de la douleur pou­vait être grande­ment améliorée, si les patientes gèrent elles-mêmes, lors de la mam­mo­gra­phie, le degré de com­pres­sion du sein. Et si une pre­mière mam­mo­gra­phie s’est bien passée, le frein est levé pour les suiv­antes.

Des cam­pagnes comme Octo­bre Rose banalisent et val­orisent le dépistage. C’est un évène­ment hor­i­zon­tal : les femmes se ren­dent compte qu’elles sont toutes con­cernées. Ce qui marche bien dans cette cam­pagne, c’est qu’il s’agit d’un engage­ment col­lec­tif : si beau­coup de femmes le font, pourquoi pas moi ?

 

 

Crédits : Poly­clin­ique de Gen­til­ly, Poly­clin­ique Marzet, Clin­ique du Landy, Clin­ique Chirur­gi­cale Porte Océane, Clin­ique de l’Estrée, Poly­clin­ique du Cotentin, Clin­ique du Grand Large, Poly­clin­ique Ken­val, Clin­ique du Mousseau, Clin­ique d’Alençon, Poly­clin­ique du Maine, INCa