Les initiatives

Du bon­heur dans l’assiette

Clin­ique Saint-François, Hague­nau (67)

Roland Lebeau, respon­s­able restau­ra­tion de la Clin­ique Saint-François est aux petits soins des patients. Ses plats, cuis­inés sur place et servis de manière tra­di­tion­nelle à l’assiette, ont un goût de ter­roir. « Les Alsa­ciens aiment bien manger ce qu’ils con­nais­sent, aus­si, nous ser­vons à nos patients du pot au feu, des navets salés, des plats miton­nés et même de la chou­croute que se marie très bien avec le pois­son, le tout sous l’œil atten­tif de notre diététi­ci­enne. Nos ali­ments sont frais, aus­si sou­vent que pos­si­ble locaux, bio pour les fruits et légumes.  » Les équipes ont par ailleurs élaboré des livrets de recettes de repas mixés et enrichis pour don­ner des idées aux patients qui quit­tent l’établissement et à leurs aidants. Le ser­vice restau­ra­tion pro­pose dif­férentes cartes de menus pour les régimes par­ti­c­uliers, les patients, les per­son­nels et les enfants. Chaque année, la clin­ique par­ticipe en octo­bre à la Semaine du goût. Pour l’édition 2017, ce sont les cuisines étrangères et en par­ti­c­uli­er celles de la Grèce, de l’Irlande, du Maroc, des USA et de l’Inde qui seront à l‘honneur. Des atten­tions récom­pen­sées par un taux de sat­is­fac­tion patient dépas­sant les 90 % de très sat­is­faits.

Tra­quer les pol­lu­ants

Mater­nité Nate­cia, Lyon (69) 

Afin de pro­téger les généra­tions futures qui y voient le jour, Nate­cia, la plus grande mater­nité privée de Rhône-Alpes avec 3 700 nais­sances annuelles, traque le bis­phénol A et les phta­lates. Sur ses murs tout d’abord en choi­sis­sant des pein­tures végé­tales lors des réno­va­tions, mais aus­si dans ses moin­dres recoins, depuis les dis­posi­tifs en con­tact direct avec les nou­veau-nés et rigoureuse­ment sélec­tion­nés : tubu­lures, tétines, biberons, etc., jusqu’aux gob­elets de la machine à café. Les cos­mé­tiques sont aus­si passés au crible et les changes des bébés se font unique­ment à l’eau. Quant au net­toy­age des locaux, il est effec­tué en pri­or­ité avec des pro­duits éco-label­lisés. Et pour porter ces bonnes pra­tiques hors les murs, Nate­cia forme  les pro­fes­sion­nels de soins lors de son col­loque annuel  sur « l’impact de l’environnement sur la san­té de la femme et de l’enfant », organ­isé par ses équipes de gyné­co­logues et endocrino­logues. La 8e édi­tion, tenue en 2017, s’est intéressée aux pol­lu­ants, ondes élec­tro­mag­né­tiques et aux traite­ments non médica­menteux de l’insomnie ou du stress.

S’habiller autrement

Suède

Au comté de Stock­holm, les tex­tiles util­isés pour fab­ri­quer les vête­ments des pro­fes­sion­nels de soin et le linge de lit pour les étab­lisse­ments san­i­taires sont éco-label­lisés et … fab­riqués à par­tir de bouteilles en plas­tique recy­clées. Avec 1 mil­lion de pièces de linge en cir­cu­la­tion, ce sont 38 tonnes de linge qui sont lavées chaque jour. Le comté a donc décidé d’impulser un tra­vail de R&D en parte­nar­i­at avec des indus­triels avec des critères stricts pour le lavage et le séchage, car le coton n’est pas la solu­tion unique en ter­mes d’environnement. Résul­tat: chaque année, ce sont 1,3 mil­lion de bouteilles en plas­tique qui sont recy­clées et ser­vent de matière pre­mière pour les tex­tiles fab­riqués, 312 mil­lions de litres d’eau qui sont économisés pour la pro­duc­tion de tex­tile, et 25 % d’énergie en moins pour le séchage.

 

Journée thé­ma­tique C2DS
Réduc­tion des nui­sances sonores en étab­lisse­ment san­i­taire et médi­co-social
Jeu­di 5 octo­bre 2017
Espace de Con­férence l’Iris, Paris
Pro­gramme

 

Le dossier

La mobil­ité pro­pre, partagée et intel­li­gente 

L’activité de soin néces­site un vol­ume de trans­ports très con­séquent, pour les patients, les employés, les marchan­dis­es, les déchets, etc.

La 16e édi­tion de la Semaine européenne de la mobil­ité (SEM) se déroulera du 16 au 22 sep­tem­bre 2017 dans de nom­breuses villes européennes. Depuis 2002, cet événe­ment vise à inciter les citoyens et les col­lec­tiv­ités à choisir des modes de déplace­ment respectueux de l’environnement. Le thème cette année : la mobil­ité pro­pre, partagée et intel­li­gente*.

Si les Français plébisci­tent encore à 71 % la pos­ses­sion d’une voiture (étude 2016 de l’Observatoire des mobil­ités émer­gentes), les coûts afférents, la sat­u­ra­tion des routes et park­ings, et une prise de con­science écologique favorisent les nou­velles mobil­ités.

Trans­ports partagés ou « doux », il est pos­si­ble de réduire ses dépens­es ain­si que son empreinte car­bone.

Trans­ports partagés, les nou­velles ten­dances !

Le vélo a le vent en poupe

Les étab­lisse­ments de soins rivalisent d’idées pour inciter les salariés à se (re)-mettre en selle.

Pour les tra­jets domi­cile-tra­vail, cer­tains étab­lisse­ments pro­posent des places de park­ing sécurisées, des pistes cyclables au sein des sites, des actions de sen­si­bil­i­sa­tion avec mar­quage antivol, des con­seils pour l’entretien et la con­duite, etc.

D’autres cofi­nan­cent même l’achat d’un vélo, sans oubli­er de pren­dre en charge une par­tie de l’abonnement aux trans­ports en com­mun pour les mois d’hiver. Autre pos­si­bil­ité : financer l’adhésion à un réseau urbain de loca­tion de vélos (Velib’, etc.) !

Et pour les déplace­ments sur le ou les sites, ou le trans­port des médica­ments,  pourquoi ne pas acquérir ou louer une flotte de vélos, dont cer­tains élec­triques ?

Le trans­port du sang à vélo à même été expéri­men­té mais néces­site encore des mis­es au point sur les oblig­a­tions légales.

Cov­oiturage

Les déplace­ments domi­cile-tra­vail représen­tent env­i­ron 30 % de la total­ité des déplace­ments routiers en France. Pour favoris­er le cov­oiturage (des salariés et vis­i­teurs), il suf­fit de créer sur les park­ings des zones de regroupe­ment et de faciliter leur mise en rela­tion soit via l’intranet soit via un site spé­cial­isé pour le cov­oiturage « pro­fes­sion­nel » qui pro­pose une appli­ca­tion dédiée. Cer­tains étab­lisse­ments pro­posent même une prime inci­ta­tive pour les cov­oitureurs ! Out­re les économies, les salariés appré­cient cette nou­velle con­vivi­al­ité.

Trans­ports groupés de patients

Partager un taxi ou un VSL pour se ren­dre à une séance de dial­yse, de radio­thérapie, ou de réé­d­u­ca­tion, etc. Les patients sont d’abord plutôt réti­cents, mais con­sta­tent rapi­de­ment que cela leur per­met de réduire le stress lié aux pris­es en charge. L’économie poten­tielle pour l’Assurance mal­adie est éval­uée à 500 mil­lions d’euros par an.

Une vraie bonne idée, mais qui néces­site la mise en place d’un régu­la­teur pour coor­don­ner les étab­lisse­ments, les patients et les trans­porteurs.

Véhicules élec­triques

Le prix d’acquisition d’un véhicule élec­trique reste plus élevé qu’un véhicule ther­mique, mais les coûts de main­te­nance sont plus faibles. Out­re le Bonus écologique ver­sé par l’État, cer­taines col­lec­tiv­ités sub­ven­tion­nent la loca­tion ou l’acquisition des véhicules, ou des bornes de recharge. Ce marché est encore en développe­ment, mais les amélio­ra­tions tech­niques, notam­ment sur les bat­ter­ies, devraient le ren­dre plus com­péti­tif. Une bonne option pour les ser­vices de HAD par exem­ple.

Les nou­velles tech­nolo­gies per­me­t­tent de ren­dre nos tra­jets plus effi­caces, moins coû­teux et plus respectueux de l’environnement.

Mais l’idéal est encore de réduire leur nom­bre et leur durée !

Favoris­er les cir­cuits courts, ou dimin­uer le nom­bre de livraisons, c’est encore le meilleur moyen de baiss­er la fac­ture écologique des four­nisseurs. Opti­miser la val­ori­sa­tion des déchets – banal­i­sa­tion des DASRI en DAOM, déshy­drata­tion des DAOM, etc. — et réfléchir en amont avec les indus­triels sur le pack­ag­ing per­met aus­si de dimin­uer la fréquence des arrivages et col­lectes.

Les con­sul­ta­tions avancées, en plein essor, rap­prochent déjà les médecins des patients. C’est le médecin qui se déplace, plutôt que plusieurs patients. Par ailleurs, des expéri­ences ponctuelles de con­sul­ta­tions pré-anesthésiques délo­cal­isées (auprès d’un autre pro­fes­sion­nel que celui qui effectuera l’anesthésie) sont déjà mis­es en place. Quant à la télémédecine, son développe­ment et son inté­gra­tion dans les par­cours de soins et les pra­tiques quo­ti­di­ennes des médecins n’en sont qu’à leurs débuts.

Entre autres ver­tus, ces nou­veaux modes de con­sul­ta­tion réduisent sig­ni­fica­tive­ment les km par­cou­rus.

* Les entre­pris­es et col­lec­tiv­ités qui ont mené au cours de l’année une « Mobil­ity­Ac­tion » —  action à but non lucratif en rap­port avec la mobil­ité durable – peu­vent par­ticiper à l’European Mobil­i­ty Week Award 2017, prix rem­porté en 2016 par la ville de Malmö.