Grand Angle

Un par­cours de soins de plus en plus per­son­nal­isé

Si le mois d’octobre est con­sacré à la pro­mo­tion du dépistage, c’est bien sûr pour que de plus en plus de femmes puis­sent ensuite béné­fici­er de pris­es en charge les moins lour­des pos­si­bles. Néan­moins, une fois le diag­nos­tic posé, on assiste à ce que les équipes d’oncologie appel­lent une dés­escalade thérapeu­tique. Il n’est donc plus ques­tion de par­ler du can­cer du sein mais des can­cers du sein. On est désor­mais capa­ble de typer les tumeurs de façon très pré­cise et d’adapter les pro­to­coles thérapeu­tiques à chaque patiente, en fonc­tion des dif­férents pronos­tics.

Par exem­ple, le temps de la chirurgie s’allège : de plus en plus d’équipes pro­posent une prise en charge ambu­la­toire, même pour les mas­tec­tomies totales. Cela représente jusqu’à 80 % des inter­ven­tions pour cer­taines équipes. De ce fait, l’accompagnement des patientes avant et après l’intervention se fait à domi­cile avec la par­tic­i­pa­tion de dif­férents pro­fes­sion­nels : les infir­mières de coor­di­na­tion, les psy­cho­logues, etc. Les pre­mières enquêtes mon­trent que les patientes en sont très sat­is­faites, et surtout, ras­surées.

Les chimio­thérapies s’allègent : depuis 2016 un test per­me­t­tant de prévoir la sen­si­bil­ité de cer­taines tumeurs à la chimio­thérapie est pris en charge au titre des inno­va­tions. Si cela ne con­cerne encore qu’un petit nom­bre de patientes, il per­met d’éviter des traite­ments lourds et dif­fi­ciles.

Enfin, pour les patientes dont la tumeur est hor­mono­sen­si­ble, les études les plus récentes mon­trent que la pour­suite de l’hormonothérapie pen­dant 10 années (au lieu de 5 précédem­ment) per­met de réduire encore le risque de récidive.

Dr Anne Mal­let, Secré­taire Nation­al de l’AFC-UNH­PC

POUR OCTOBRE ROSE, VOUS NE MANQUEZ PAS D’IDÉES

 

Et si on parlait d’amour ?

Clin­ique Tivoli Ducos, Bor­deaux (33)

La Clin­ique Tivoli Ducos rythme Octo­bre Rose en plusieurs temps au fil d’animations notam­ment sur le thème de l’amour, du corps et du touch­er. Lever de rideau avec la pièce de théa­tre  « Tu vis encore » de Mal­o­rie Bazin jouée par la Com­pag­nie du dernier strapon­tin le 11 octo­bre à la salle de l’Ermitage du Bous­cat dans le cadre d’une con­férence débat sur le thème « Et si on par­lait d’amour ». Le sujet de la sen­si­bil­ité du corps reques­tion­née par la mal­adie sera évo­qué au tra­vers d’une expo­si­tion de pho­togra­phies réal­isées avec des patients et des pho­tographes bénév­oles pour l’occasion.

 

Un arbre de vie pour Octobre rose

Clin­ique Sainte Marie, Osny (95)

L’arbre de vie de la Clin­ique Sainte Marie trône sym­bol­ique­ment dans l’espace d’accueil et représente la joie de vivre, la lutte con­tre la mal­adie et l’espoir. Les patients, vis­i­teurs, médecins et per­son­nels pour­ront tout au long du mois d’octobre y accrocher des objets et leurs mes­sages écrits sur des post-it ros­es. Épaulée par l’atelier d’activités créa­tives Berg­amote, instal­lé à l’année au cœur de l’étab­lisse­ment, la clin­ique a mis à con­tri­bu­tion depuis juil­let 2016 les patients volon­taires qui ont réal­isé des déco­ra­tions de cir­con­stance : des fleurs ros­es en origa­mi pour décor­er la rampe d’un grand escalier et une grande ban­de­role Octo­bre rose pour l’entrée.

 

Catwalk pour Octobre Rose

Médipôle de Savoie, Challes les Eaux (73)

C’est une ambiance de gala qui règn­era au Médipôle de Savoie le 18 octo­bre prochain où un pub­lic très nom­breux est atten­du pour soutenir 14 femmes, patientes en cours de traite­ment ou l’ayant ter­miné, qui évolueront sous le feu des pro­jecteurs le temps d’un défilé de mode. Pour cette grande pre­mière, l’association de Médipôle « L’institut du sein de Savoie » s’est entourée de pro­fes­sion­nels, esthéti­ci­enne, coif­feuse, bou­tique de mode, etc. Un jour­nal­iste de France Bleu ani­mera cette soirée au son des mélodies fifties chan­tées par le groupe rétro vocal féminin Satin Doll Sis­ters.

 

Patientes et soignantes affichent leur poitrine

Clin­ique des Aubépines, Saint Aubin sur Scie (76)

Elles sont nom­breuses, patientes et soignantes, à avoir accep­té de pho­togra­phi­er leur poitrine. Courageuses les filles ! Les pho­tos sont anonymisées, car le pro­pos n’est pas l’identité de la pro­prié­taire, mais celui de mon­tr­er des corps malades ou pas et de soulign­er que la mal­adie touche à l’intimité pro­fonde de cha­cun. Les pho­tos font l’objet d’un film dif­fusé pour la cam­pagne 2016. Par ailleurs, la Clin­ique des Aubépines mise sur un tra­vail col­lab­o­ratif avec un réseau d’associations qui accom­pa­g­nent au long cours les patientes atteintes d’un can­cer du sein dans des soins de sup­port. Socio-esthéti­ci­enne, aide à domi­cile, Les ate­liers du cheveu, gym après can­cer, etc. seront présentes le 7 octo­bre.

 

Deux semaines dédiées aux patientes

Clin­ique Pas­teur, Toulouse (31)

Cette année, ce n’est pas une mais deux semaines d’ateliers dédiées aux patientes qui sont organ­isées. L’objectif est d’apprendre à vivre mieux avec la mal­adie, de créer du lien, du sou­tien et des moments de plaisir autour du sport, de l’alimentation, du bien-être, etc. Le 14 octo­bre, la clin­ique recevra Sophie Duar­té, anci­enne cham­pi­onne du monde d’athlétisme pour une soirée d’échanges. Des ini­tia­tives ren­dues pos­si­bles par le sou­tien fidèle de qua­tre parte­naires asso­ci­at­ifs.

 

Sensibiliser aussi les salariés

Poly­clin­ique Notre Dame, Draguig­nan (83)

La direc­tion et l’équipe d’encadrement, avec le sou­tien de l’organisation ISIS 83, parte­naire asso­ci­atif his­torique, ont décidé cette année de met­tre l’accent sur la sen­si­bil­i­sa­tion au dépistage du can­cer du sein auprès des salariés de la poly­clin­ique. Ayant carte blanche pour l’opération, les bénév­oles de ISIS 83 passeront dans tous les ser­vices à l’heure du déje­uner le 27 octo­bre prochain pour pren­dre le temps d’échanger avec cha­cun. Une opéra­tion qui aura sa place dans le jour­nal interne à l’établissement.