Grand Angle

Le can­cer du sein tou­jours d’ac­tu­al­ité

La cam­pagne nationale de pro­mo­tion du dépistage du can­cer du sein, Octo­bre rose, est l’oc­ca­sion de rap­pel­er la place de l’hospitalisation privée dans le traite­ment du can­cer du sein et de démon­tr­er le dynamisme de nos équipes.

50 000 nou­veaux cas sont diag­nos­tiqués tous les ans, ain­si 1 femme sur 8 risque de dévelop­per un can­cer du sein.Rappelons que le taux de survie varie en fonc­tion de cha­cun des stades du can­cer du sein. Plus le can­cer du sein est diag­nos­tiqué et traité à un stade pré­coce, meilleur est le pronostic.Chaque année, le dépistage pré­coce per­met de sauver des mil­liers de vie.

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Source : cancer.ca/fr

Chaque année, répé­tons toute l’importance de la préven­tion et du dépistage.Lors de la pre­mière édi­tion du « Fil rose », il y a trois ans, une petite dizaine d’établissements nous fai­sait part de ses ini­tia­tives durant Octo­bre rose. Vous êtes cinq fois plus nom­breux cette année à partager vos bonnes idées avec vos pairs. Nous voulons croire que nos « Fil rose » ont été des « accéléra­teurs d’engagement » et vous ont don­né envie d’agir !Mer­ci à tous et excel­lente lec­ture des Fils ros­es 2016.

Ségolène Ben­hamou, Prési­dente du syn­di­cat FHP-MCO
Dr Denis Franck, Prési­dent de l’AFC-UNHPC

Pour octobre rose, vous ne manquez pas d’idées


 

Des femmes qui en veulent

Clin­ique Hart­mann, Neuil­ly-sur-Seine (92)

La prise en charge du can­cer est une pri­or­ité his­torique de la clin­ique Hart­mann, recon­nue Cen­tre d’investigation et de traite­ment des tumeurs can­céreuses. Pour la sep­tième année, les équipes s’engagent dans la cam­pagne Octo­bre rose. Le 5 octo­bre, Claire Chaz­al ani­mera à nou­veau un col­loque gra­tu­it ouvert à tous. L’occasion aus­si pour les patientes de ren­con­tr­er les asso­ci­a­tions engagées sur le ter­ri­toire, dont 7 seront présentes au Forum asso­ci­atif. Enfin, comme le sug­gère l’image de l’affiche de l’événement, les patientes sont invitées à par­ticiper à la course Odysséa. Des bat­tantes !

 

 

 

Plus qu’un engagement, une mission

Clin­ique Bouchard, Mar­seille (13)

Le 13 octo­bre à la Clin­ique Bouchard sera la grande journée d’information et de préven­tion du can­cer du sein. Les équipes se sont engagées cette année, au-delà de leur mis­sion d’information sur la prise en charge et les soins de sup­port pro­posés par la clin­ique, à récolter des dons pour l’association d’accompagnement des patientes dans leur quo­ti­di­en, Onco­partage, qui per­met d’amener un peu de légèreté dans le par­cours des patientes. Une vente de gâteaux faits mai­son et de bracelets con­fec­tion­nés par les équipes sera organ­isée, de même des ate­liers manu­cure, essayage de per­ruques, ate­liers cup­cakes « octo­bre rose », etc.

 

 

Courir contre le cancer

Hôpi­tal privé de Thi­ais (94)

C’est l’engagement dans l’activité physique qu’a choisi l’équipe de soignants de l’Hôpital privé de Thi­ais pour témoign­er de son impli­ca­tion dans la lutte con­tre le can­cer. Plus de 60 soignants mouil­lent leur chemise pour con­va­in­cre de l’importance d’une bonne hygiène de vie et de la pra­tique d’un sport en courant sym­bol­ique­ment 5 ou 10 km.

 

 

 

Les soins de support à l’honneur

CHP Saint-Gré­goire (35)

Ce sont plusieurs cen­taines de patients et vis­i­teurs par jour qui tra­versent le hall de l’établissement. Un lieu donc stratégique pour installer un stand d’information et créer du lien avec le grand pub­lic. Pour celles et ceux qui « mal­heureuse­ment » veu­lent en savoir plus, comme l’indique Sylvie Aubrée, assis­tante de direc­tion et chargée de com­mu­ni­ca­tion, car con­cernés, trois espaces thé­ma­tiques sont déployés dans l’établissement pour présen­ter les soins de sup­port. Sym­bol­ique­ment un smooth­ie rose à base de bet­ter­ave sera mis à dis­po­si­tion de tous, à tous les étages.

 

 

Octobre rose au pas de course

Clin­ique de l’Alma, Paris (75)

Mobil­i­sa­tion générale pour le 1er Octo­bre rose de la Clin­ique de l’Alma. Près de 85 mem­bres du per­son­nel sont venus fouler le pavé en par­tic­i­pant à la course Odysséa Paris Vin­cennes le 2 octo­bre. Une cam­pagne d’affichage dans l’établissement avait annon­cé l’événement et sus­cité l’intérêt d’un grand nom­bre de coureurs du dimanche ! La clin­ique a souhaité remerci­er les par­tic­i­pants et ren­forcer l’esprit de groupe autour d’un pique-nique gour­mand à l’issue de l’épreuve.

Interview

Dr Jérôme Vigu­ier, directeur du pôle san­té publique & soins, Insti­tut Nation­al du Can­cer (INCa)

Où en est-on actuellement avec le programme national de dépistage du cancer du sein ?

La par­tic­i­pa­tion actuelle au pro­gramme de dépistage peine à dépass­er 50 % de femmes dépistées. Ce taux de par­tic­i­pa­tion est en stag­na­tion depuis plusieurs années. Env­i­ron 20 % de femmes se font dépis­ter en dehors du pro­gramme, si bien que la cou­ver­ture nationale est de 70 % ce qui représente plus de 6 mil­lions de mam­mo­gra­phies par an, mais nous souhai­te­ri­ons aller plus loin, vers les femmes qui ne font aucun dépistage. L’avantage pour les femmes de par­ticiper au pro­gramme nation­al est qu’elles peu­vent béné­fici­er d’un deux­ième avis d’expert sur les mam­mo­gra­phies et que la mam­mo­gra­phie est prise en charge à 100 %. Le pro­gramme nation­al est par ailleurs évo­lu­tif et réa­justé en con­tinu en prenant en compte les avancées tech­nologiques et sci­en­tifiques, les évo­lu­tions épidémi­ologiques, etc. Si la mam­mo­gra­phie numérique par exem­ple a ain­si été inté­grée au dépistage, les bornes d’âges sont actuelle­ment en re-dis­cus­sion. De même, des réflex­ions sur l’intégration de la tomosyn­thèse dans le pro­gramme de dépistage sont en cours.

Qu’est-ce qui va changer cette année ?

Des mod­i­fi­ca­tions devraient inter­venir prochaine­ment dans le dépistage. En effet, une con­cer­ta­tion citoyenne et sci­en­tifique qui a ques­tion­né les par­ties prenantes, la pop­u­la­tion, les pro­fes­sion­nels de san­té sur leurs attentes d’évolution vis à vis du pro­gramme nation­al de dépistage a été menée. De nom­breuses propo­si­tions ont été faites et sont actuelle­ment à l’arbitrage du min­istère de la San­té. Un pro­gramme de dépistage plus équili­bré, plus clair et plus com­plet dans l’information qu’il délivre, notam­ment sur l’ensemble des avan­tages et incon­vénients du dépistage est claire­ment souhaité. Une lutte plus effi­cace con­tre les iné­gal­ités, avec une lev­ée de cer­tains freins financiers, une exten­sion à l’ensemble des mam­mo­gra­phies des critères de qual­ité du dépistage seront dis­cutées. Les modal­ités d’intervention du médecin général­iste dans le dis­posi­tif vont être re-ques­tion­nées car s’il est facil­i­ta­teur, le général­iste reste encore actuelle­ment insuff­isam­ment asso­cié au pro­gramme. Son rôle va de toute façon se ren­forcer avec l’intégration des per­son­nes à risque aggravé, qui néces­si­tent encore plus un tra­vail d’explication de la patholo­gie et de sen­si­bil­i­sa­tion à la stratégie de dépistage la mieux adap­tée.

Quelle est la place des établissements de santé dans ce programme ?

Il est indis­pens­able que les étab­lisse­ments de san­té se mobilisent sur l’ensemble de la thé­ma­tique du can­cer du sein. Octo­bre rose est l’occasion de refaire le point avec les femmes sur cette patholo­gie, son pronos­tic, sa fréquence ain­si que sur les nou­velles modal­ités de traite­ment. Les pro­fes­sion­nels de soin ont une approche trans­ver­sale de la patholo­gie, dans ses dif­férentes dimen­sions, de la préven­tion à la recherche, et sont par­faite­ment légitimes pour abor­der, en allant au-devant des femmes, les très nom­breuses ques­tions qu’elles se posent sur ce can­cer. Les pro­fes­sion­nels de san­té sont un atout majeur pour la réus­site de ce mois du can­cer du sein. L’effort de mobil­i­sa­tion doit être con­tinu. Il faut re-sen­si­bilis­er par tous les moyens les 8 à 9 mil­lions de femmes qui sont con­cernées par le dépistage. Les struc­tures hos­pi­tal­ières sont des alliées impor­tantes pour le faire.