« Les P’tits Doudous »

Clin­ique Océane, Vannes (56)

Les équipes des blocs opéra­toires de la Clin­ique Océane de Vannes ont depuis peu elles-aus­si leur asso­ci­a­tion « Les P’tits Doudous », qui a pour voca­tion de dédrama­tis­er le pas­sage des enfants au bloc opéra­toire et de dimin­uer l’anxiété des enfants et de leurs par­ents. La Clin­ique est le pre­mier étab­lisse­ment de san­té privé à s’être engagé dans l’aventure, lancé par le CHU de Rennes. L’association offre à chaque jeune patient un masque d’anesthésie accom­pa­g­né d’un kit de gom­mettes remis lors de la con­sul­ta­tion anesthésique, afin que l’enfant se famil­iarise avec son masque avant l’intervention. Cette action est financée par la récupéra­tion et la val­ori­sa­tion de déchets métalliques issus des blocs opéra­toires, comme les fils en cuiv­re jeta­bles de bis­touris élec­triques ou les lames de laryn­go­scope jeta­bles en inox. Le jeune patient reçoit égale­ment à l’issue de l’opération une peluche, le P’tit Doudou, pour l’accompagner durant la phase de réveil. Le CHU de Rennes met égale­ment à dis­po­si­tion une appli­ca­tion mul­ti­mé­dia cus­tomisée. Il s’agit d’un jeu inter­ac­t­if sur tablette où le patient devient le « héros » de l’établissement de san­té. Il fran­chit avec bravoure toutes les étapes qui le mènent au bloc opéra­toire, il recon­naît les vis­ages virtuels des pro­fes­sion­nels du ser­vice qui le pren­nent en charge et comme il gagne tou­jours, il n’a plus peur. « Nous venons de démar­rer. Nous avons des anesthé­sistes, des IADE et des panseuses motivées et tous par­ticipent à la récupéra­tion des fils de bis­touris que nous reven­dons à un fer­railleur de Vannes. Nous allons dès sep­tem­bre récupér­er aus­si cer­tains embal­lages de fils con­tenant de l’aluminium. Nous avons deux tablettes actuelle­ment à notre dis­po­si­tion et nous recher­chons des fonds pour pou­voir en acheter d’autres. Notre prochain chantier con­sis­tera à décor­er et à fléch­er le par­cours du jeune patient depuis le sas d’accueil jusqu’au bloc de manière à l’adapter au jeu de la tablette « Le héros, c’est toi », explique Frédérique Moisan, IADE et secré­taire de l’association. Un grand bra­vo à ces pro­fes­sion­nels bénév­oles.

http://www.lespetitsdoudous.org/

Bien-être au tra­vail : en avant toute !

Clin­ique de l’Anjou, Angers (49)

Depuis cinq ans, la Clin­ique de l’Anjou a inter­nal­isé un ser­vice de san­té au tra­vail et a fait de la qual­ité de vie au tra­vail, un axe pri­or­i­taire. Impul­sée par le comité de pilotage com­posé du DG, du médecin et de la psy­cho­logue du tra­vail, des direc­tri­ces des soins, de la qual­ité et des ressources humaines, la démarche a d’abord ciblé les équipes encad­rantes qui ont été auditées et toutes for­mées sur le thème « san­té au tra­vail, quand le man­age­ment n’est pas le prob­lème mais la solu­tion ». Le développe­ment de la démarche QVT s’est ensuite porté vers l’ensemble des salariés avec l’appui du comité d’entreprise et du CHSCT. « Nous pro­posons à nos salariés des séances d’hypno-relaxologie une à deux fois fois par mois par une salariée for­mée et ces séances sont plébisc­itées. En 2015, une action d’ampleur impor­tante portée par le ser­vice de san­té au tra­vail auprès de l’ensemble des ser­vices soignants et non soignants inti­t­ulée « la cam­pagne des couleurs » a été menée sur qua­tre semaines avec comme fil rouge le thème « bien vivre ensem­ble ». Chaque semaine une couleur et un thème comme le sourire, le dia­logue, l’entraide, etc. étaient pro­posés et les per­son­nels arbo­rant un badge de couleur indi­quaient leur engage­ment sur le thème. Un vrai dia­logue s’est instau­ré en interne autour de ces thé­ma­tiques, aus­si bien les salariés entre eux qu’avec les équipes d’encadrement. Les semaines suiv­antes, une enquête sociale très détail­lée sur le thème « À vous la parole» a per­mis de dégager des réflex­ions cen­trales qui ont été repris­es sous forme de saynètes en sep­tem­bre et octo­bre 2015 lors de con­férences théâ­trales avec des acteurs pro­fes­sion­nels aux­quelles ont par­ticipé 75 % de nos salariés. Cer­tains ont pu se met­tre en scène au côté des acteurs pour « jouer » les saynètes, c’était très authen­tique (« com­ment accueil­lir un nou­veau dans l’équipe », « com­ment dire non à un médecin » etc.). Notre DRH est par ailleurs for­mée à la médi­a­tion en entre­prise. Même si nos actions ne nous ont pas encore vrai­ment per­mis de sen­si­bilis­er directe­ment les équipes médi­cales, elles ont per­mis d’intégrer la QVT à notre cul­ture d’entreprise et de « faire bouger les lignes » avec une meilleure ambiance dans les ser­vices, plus de cor­dial­ité et d’entraide notam­ment et plus de com­mu­ni­ca­tion et d’oser dire », explique Mari­na Maus­sion, respon­s­able qual­ité. La Clin­ique de l’Anjou est par ailleurs cer­ti­fiée ISO 14 001 pour l’ensemble de ses activ­ités et 9 001 pour son ser­vice de stéril­i­sa­tion.

Quand l’hypnose soulage

Cen­tre de can­cérolo­gie de Paris nord, Sar­celles (95)

Pour les accom­pa­g­n­er durant leur séance de radio­thérapie, l’hypnose est pro­posée aux patients atteints de can­cer, en traite­ment au Cen­tre de can­cérolo­gie de Paris nord, à Sar­celles. Plongé dans un état de con­science mod­i­fiée, le patient sous hyp­nose se détend avant sa séance, ce qui a pour effet posi­tif de réduire la douleur et lui per­me­t­tre de mieux vivre les effets sec­ondaires dus aux radi­a­tions. « Le patient va aller chercher au fond de lui-même les ressources néces­saires pour se dis­soci­er de son symp­tôme et le percevoir dif­férem­ment », explique Nathalie Pom­mi­er, manip­u­la­trice en radio­thérapie, dont la for­ma­tion en hyp­nose lui per­met au quo­ti­di­en d’ajouter de l’humain à un méti­er très tech­nique.

Le repro­cess­ing, une solu­tion d’avenir 
Le con­seil d’administration val­idait la semaine dernière lors de son sémi­naire stratégique la pour­suite d’une inves­ti­ga­tion sur le repro­cess­ing des dis­posi­tifs médi­caux. Les avan­tages de ce retraite­ment sont d’ordre économique, san­i­taire et écologique et plusieurs pays comme l’Allemagne ou les États-Unis réu­tilisent depuis 15 ans pour le pre­mier et 20 ans pour le sec­ond, des dis­posi­tifs médi­caux à usage unique. En France la régle­men­ta­tion l’interdit, et l’Allemagne a préféré légifér­er en inter­dis­ant le retraite­ment au sein des étab­lisse­ments et en le con­fi­ant à des indus­triels spé­cial­isés dans le domaine.En Alle­magne, seuls 20 % des dis­posi­tifs sont éli­gi­bles au repro­cess­ing en rai­son des exi­gences de qual­ité et de sécu­rité appliquées.

Aux États-Unis, le débat est vif entre les indus­triels d’une part et les sociétés de repro­cess­ing d’autre part, tableaux com­para­t­ifs à l’appui. Le Jour­nal of Med­ical Devices écrivait à l’issue d’une étude indépen­dante menée par Ban­ner Health et exposée dans l’édition de décem­bre 2015, que les DM neufs présen­tent davan­tage de défauts que les DM retraités et la Food and Drug Admin­is­tra­tion (FDA) adopte une posi­tion sem­blable en déclarant que « les DM retraités peu­vent avoir moins de défauts que les DM à usage unique ».

ZOOM sur le Repro­cess­ing :

  • N’est pas autorisé à ce jour en France, ni au sein des étab­lisse­ments de san­té, ni en exter­nal­i­sa­tion,
  • Per­me­t­trait de réalis­er des économies sub­stantielles pour les étab­lisse­ments publics et privés qui le souhait­ent (économie d’environ 50 % sur le prix neuf) en créant une com­péti­tion sur des marchés trop sou­vent en mono­pole,
  • Don­nerait un plus large accès à des matériels inno­vants aux patients du fait des économies générées,
  • Serait généra­teur d’emplois en France,
  • Réduirait le vol­ume de déchets non reval­orisés des étab­lisse­ments de san­té.
Il répond à une démarche indus­tri­al­isée de qual­ité, néces­si­tant l’éventuel change­ment de com­posants dans le but de sat­is­faire les tests fonc­tion­nels. C’est un méti­er à valeur ajoutée réal­isé par des entre­pris­es spé­cial­isées.

Avec ce dossier, la FHP-MCO nour­rit l’espoir raisonnable de pou­voir faire bouger les lignes.