Les cliniques MCO sont labellisées !

Les normes ont un car­ac­tère volon­taire. Elles traduisent l’engagement des étab­lisse­ments à sat­is­faire un niveau de qual­ité et sécu­rité recon­nu et approu­vé.

9 clin­iques MCO, et 54 cen­tres de dial­yse sont label­lisés ISO 14001. Cette norme mesure la maîtrise par l’organisation de ses impacts sur l’environnement. 85 % des étab­lisse­ments label­lisés sont de statut privé.

9 étab­lisse­ments de san­té privés MCO sont enreg­istrés EMAS

L’enregistrement EMAS per­met de faire recon­naître son sys­tème de man­age­ment envi­ron­nemen­tal basé sur l’amélioration con­tin­ue des per­for­mances envi­ron­nemen­tales par une norme européenne. 60 % des étab­lisse­ments enreg­istrés sont de statut privé.

Un des deux seuls étab­lisse­ments san­i­taires en France label­lisés ISO 26000, est MCO privé.

LES INITIATIVES

 

 

L’ARS Picardie est label­lisée AFAQ 26000 !

 

 

Déjà cer­ti­fiée ISO 9001 pour la veille san­i­taire et label­lisée Diver­sité pour sa poli­tique RH, l’ARS Picardie est la seule agence engagée et éval­uée pour sa con­tri­bu­tion volon­taire au développe­ment durable.  La norme ISO 26000 abor­de l’organisme dans son fonc­tion­nement interne, dans ses rela­tions avec ses par­ties prenantes, avec son ter­ri­toire et la société dans son ensem­ble. L’ARS a obtenu un niveau « pro­gres­sion ». Bra­vo !

La Poly­clin­ique de Blois, une pio­nnière

Yvan Saumet, directeur a très tôt com­pris que par­ler la langue du développe­ment durable, c’était par­ler celle de la per­for­mance de son étab­lisse­ment. «  Nous avons lancé l’aventure dès 2008 et étions label­lisés les pre­miers en France ISO 26000, la référence RSE (Respon­s­abil­ité socié­tale de l’entreprise) dès 2012 ». Les résul­tats sont là : en 4 ans, le coût énergé­tique est passé de 30 euros/m2/an à 22 euros. Une réduc­tion de 25 % !  La con­struc­tion du récent cen­tre Thérae, étab­lisse­ment de soins de suite, a béné­fi­cié de l’expertise acquise par les équipes. Le bilan énergé­tique affiche : 15 euros/m2. « Nous avons instal­lé une iso­la­tion par l’extérieur et avons surtout misé sur la géother­mie. Je suis en train de réfléchir au troisième étab­lisse­ment et il sera vraisem­blable­ment en beton de chan­vre ! »

 
 

Economie de 40 000 euros par an d’énergie

Clin­ique des Cèdres (31)

Pour faire baiss­er sa fac­ture énergé­tique et amélior­er son empreinte car­bone, la Clin­ique des Cèdres de Cornebar­rieu (31) du groupe Capio, a traité le prob­lème à la source. En parte­nar­i­at avec son prestataire en effi­cac­ité énergé­tique, elle a choisi de rem­plac­er ses anci­ennes chaudières au fuel pour d’autres fonc­tion­nant au gaz, un meilleur ren­de­ment énergé­tique qui se traduit aus­si dans la fac­ture annuelle, avec des économies réal­isées de l’ordre de 40 000 euros par an. L’optimisation énergé­tique a égale­ment été atteinte par l’isolation des combles de deux pavil­lons anciens avec de la laine de roche naturelle. La clin­ique, qui a mis en place de nom­breuses autres actions cli­mat, notam­ment sur le volet des déchets, réin­vestit les gains réal­isés dans l’achat d’équipements plus écologiques pour la cli­ma­ti­sa­tion et la ven­ti­la­tion, ou encore des pom­pes de cir­cu­la­tion basse ten­sion. Des actions au long cours qui por­tent leurs fruits.

Les journées vertes 

Hôpi­tal Privé de l’Est Lyon­nais

 

Une journée verte est une journée sans chauffage et sans cli­ma­ti­sa­tion ! Ce bâti­ment récent (7 ans) a été bâti selon des principes HQE et béné­fi­cie d’une dou­ble peau vit­rée sur deux façades à l’est et au sud. « Le coût de l’énergie est impor­tant pour un étab­lisse­ment. Nous avons anticipé son aug­men­ta­tion avec l’architecte. De plus, notre con­som­ma­tion énergé­tique est suiv­ie par notre prestataire Dalkia, qui depuis sa plate­forme lyon­naise à dis­tance maîtrise et tem­père la tem­péra­ture intérieure. Il n’y a jamais plus de 10 degrés d’écart entre l’intérieur et l’extérieur, avec un seuil min­i­mum naturelle­ment en hiv­er », explique Syl­vain Favier, son directeur. Ain­si, l’œil rivé sur la météo, quand l’établissement est « rac­cord » avec son envi­ron­nement, chauffage ou cli­ma­ti­sa­tion est coupé(e).

Un toit ensoleil­lé

Clin­ique Clé­mentville à Mont­pel­li­er

 

La Clin­ique Clé­mentville à Mont­pel­li­er a profıté d’une exten­sion de l’établissement pour installer des pan­neaux solaires. Le toit du bâti­ment nord accueille des pan­neaux solaires qui per­me­t­tent de cou­vrir la con­som­ma­tion jour­nal­ière de la clin­ique en eau chaude san­i­taire, ce qui sig­nifıe une capac­ité de 9 000 litres par jour à 60°C. Le dis­posi­tif com­prend 278 cap­teurs solaires cor­re­spon­dant à une sur­face d’absorption totale de 124 m², des bal­lons d’eau ser­vant de stock­age, et des pré­para­teurs pour appoint reliés à la chaudière de gaz ser­vant à la pro­duc­tion d’eau chaude san­i­taire. Une réduc­tion de 24 tonnes de CO2 par an est éval­uée. Cécile Kauz, attachée de direc­tion, apporte des pré­ci­sions : « nous avons bais­sé notre con­som­ma­tion de gaz de 13 % alors que notre sur­face a aug­men­té de 2 000 m² entre 2013 et 2014 ».

La COP 21 s’achève. Nom­bre de pro­fes­sion­nels de san­té déplo­raient l’absence de la thé­ma­tique san­i­taire durant ce som­met. Toute­fois, réjouis­sons-nous, l’occurrence « san­té » appa­rais­sait une seule fois dans les textes négo­ciés à Copen­h­ague, et deux fois dans ceux dis­cutés à Paris ! Pour­tant, la san­té humaine est bien cen­trale, une parole portée par l’OMS et le min­istère de la San­té français lors de « side-events » au Bour­get.

Où est la place de la san­té à la COP 21 ?

Dans le cadre des négo­ci­a­tions inter­na­tionales pro­pre­ment dites, la san­té n’est pas l’objet pre­mier du traité même si c’est l’effet pre­mier. On peut le regret­ter car les aspects san­i­taires sont omniprésents : le change­ment de la bio­di­ver­sité impacte la san­té humaine, peut génér­er des exodes de pop­u­la­tions, etc. On voit par exem­ple le développe­ment de mal­adies vec­to­rielles qui ne sont plus can­ton­nées à l’outremer, c’est un effet direct du change­ment cli­ma­tique. Dans les pra­tiques, il y a déjà une inci­dence.

Que con­statez vous de l’évolution de la prise de con­science des pro­fes­sion­nels de san­té de ce change­ment cli­ma­tique ?

On con­state depuis quelques années, plus qu’une prise de con­science des médecins, des cadres de soins et des étab­lisse­ments, mais un engage­ment réel autour de la respon­s­abil­ité dans les domaines qui les con­cerne : leur empreinte car­bone, les ques­tions économiques liées, l’emploi local, etc. Il y a un réel change­ment au-delà d’un effet de mode.
Je souhait­erais rap­pel­er selon moi, l’importance du lien social dans l’établissement de san­té : si on veut que les objec­tifs de développe­ment durable soient pris en compte, ils doivent être présen­tés comme étant au cœur du méti­er et on doit y associ­er le per­son­nel, voire aller jusqu’à une co-con­struc­tion. On pense générale­ment d’abord envi­ron­nemen­tal alors qu’il est impor­tant d’aborder cet aspect sous l’angle de la respon­s­abil­ité socié­tale. C’est un gage de réus­site !